« Le gouvernement, les fédérations des municipalités et les deux plus grandes villes du Québec, viennent de signer l’arrêt de mort des organismes de développement local, comme les CRÉ et les CLD ! Ces derniers sont pourtant des outils indispensables à la croissance des régions et impliquent une diversité d’acteurs qui sont autant de remparts contre la collusion et la corruption. Est-ce que nous avons déjà oublié que la concentration des pouvoirs entre moins de mains représente un risque comme nous l’a révélé la commission Charbonneau ? », demande la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole en matière de développement économique de Québec solidaire, Manon Massé.
« Le Pacte du gouvernement prive les municipalités de plus de 300 millions $. Ce n’est rien de moins qu’un « pacte de famine » ! Les municipalités seront contraintes de choisir entre imposer plus de taxes ou couper les services aux citoyens », indique Mme Massé.
« Les maires de Trois-Rivières, Laval, Gatineau, Saguenay et Longueuil, qui regroupent 1,5 million d’habitants, s’opposent au pacte fiscal. Ville-Marie menace même de quitter l’UMQ en raison de son appui au pacte. Le Préfet de la MRC des Basques estime que le manque à gagner de sa MRC à la suite du nouveau pacte fiscal s’élève à 750 000 $. On peut se demander à qui profite cette entente ? », conclut la solidaire.

