Édition du 4 octobre 2022

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Politique québécoise

Perspectives de l'AFESH-UQAM pour poursuivre la lutte étudiante

À environs 90% les membres de l’AFESH, réuni-e-s en assemblée générale ont voté pour les propositions suivantes

« Considérant que la victoire est à notre portée ;

Considérant que avons mené le plus grand mouvement social des quarante dernières années, tant au Québec qu’au Canada, et que des gens de toute origine à travers le monde s’en inspirent comme nous avons été inspiré-e-s des luttes au Chili, en Angleterre ou en Grèce ;

Considérant que c’est grâce à la mobilisation permanente de milliers de personnes, notamment lors d’une grève générale massive que les gens ont réussi à pousser le gouvernement du Parti Libéral dans ses contradictions, au point de décréter la pire loi antisyndicale, autoritaire et antidémocratique depuis la Loi sur les mesures de guerre lors de la Crise d’octobre 1970 ;

Considérant que les élections ont été employée comme porte de sortie face à la crise sociale et à la crise de légitimité de l’État que nous avons réussi à créer ;

Considérant que le Parti Québécois (PQ), bien qu’il promette en ce moment d’éliminer la hausse de 2012 et d’abroger la Loi 12, a historiquement été responsable de nombreuses attaques sur le système éducatif, notamment la réforme Legault qui a accentué la dérive de l’Université ou bien la hausse de 1996 qui été infligée aux étudiant-e-s venant de l’international via des frais différenciés astronomiques ;

Considérant que le mouvement étudiant a confronté le gouvernement du PQ lors des grèves générales illimitées de 1978 et 1996 ;

Considérant que le Pauline Marois était en faveur de la hausse des frais de scolarité de 2007, et que le PQ s’est plusieurs fois exprimé sur ses intentions d’indexer à l’inflation les frais de scolarité, créant un dégel insidieux et permanent contraire à la perspective de gratuité que nous revendiquons ;

Considérant que c’est en maintenant la pression sur l’État, peu importe le parti en place, que nous serons en mesure d’obtenir, non pas des promesses, mais gain de cause. »

Propositions ;

1. « Que les manifestations se poursuivent au minimum à tous les 22 de chaque mois afin de demeurer visibles dans le débat contre la hausse des frais de scolarité.

Que, lors de ces journées, l’AFESH-UQAM soit en grève. »

2. « Que l’AFESH-UQAM élabore une escalade progressive des moyens de pression vis-à-vis du gouvernement nouvellement élu afin de non seulement s’assurer du respect des promesses, mais également de mettre de l’avant les nombreuses revendications qui n’ont pas encore été entendues.

Que l’AFESH-UQAM, ainsi que l’ASSÉ, formule dans l’immédiat l’ultimatum suivant :
1- le retrait immédiat, avant le début de la session d’automne 2012, de l’intégralité de la hausse des frais de scolarité de 2012 ;
2- le maintien des bonifications à l’aide financière aux études ainsi que le versement immédiat des versements prévus pour septembre ;
3- l’abrogation complète de la Loi 12 (projet de loi 78) ;
4- le retrait du RPR (remboursement proportionnel au revenu) décrété par le gouvernement libéral le 5 avril 2012 ; 
5- Le retrait de l’ensemble des poursuites judiciaires liées au mouvement étudiant.

Que l’AFESH-UQAM participe à la manifestation du 22 septembre et que lors, de cette manifestation, la gratuité scolaire soit mise de l’avant.

Que l’ASSÉ convoque cet automne un nouveau Rassemblement national étudiant (RNE) afin :
1- de faire le bilan de la grève de 2012 ;
2- d’établir une stratégie commune en prévision du Sommet sur l’éducation.

Que l’AFESH-UQAM tienne une assemblée générale de grève à la mi-octobre et invite toutes les associations étudiantes à faire de même. »

3. « Que l’AFESH-UQAM réitère son opposition à toute hausse de frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire en vue d’éliminer l’endettement étudiant, la précarité et les barrières économiques à l’éducation.

Que l’AFESH-UQAM réitère que c’est par l’éducation populaire, la diffusion de matériel d’information et la mobilisation de masse au sein d’organisations syndicales combatives et démocratiques, c’est-à-dire fonctionnant sous le contrôle direct des membres, qu’il est possible de construire un rapport de force face à l’État et à l’élite économique ;

Que l’AFESH-UQAM considère que la grève générale illimitée a été nécessaire à la construction du plus grand mouvement social des quarante dernières années, et ce, même si une diversité de tactiques peuvent être employées au fur et à mesure selon l’évolution de la conjoncture politique. »

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