Édition du 15 octobre 2019

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Syndicalisme

Recrutement à l'étranger de préposés aux bénéficiaires : une iniquité de traitement qui en dit long (SCFP)

MONTRÉAL, le 20 sept. 2019 - Le Conseil provincial des affaires sociales du Syndicat canadien de la fonction publique (CPAS-SCFP) exprime son profond malaise face à une démarche de recrutement de préposés aux bénéficiaires. Cette semaine, une importante délégation du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS) et de Recrutement santé Québec (RSQ) est en Tunisie pour une opération d’embauche. L’objectif est qu’une quarantaine de préposées aux bénéficiaires viennent travailler au Québec pour aider à combler le manque de personnel.

Bien que le CPAS-SCFP ne s’oppose pas à cette démarche en tant que telle, il déplore le traitement inéquitable que les employeurs entendent offrir aux employés ainsi recrutés. Une note interne confirme que les personnes ainsi embauchées obtiendraient de travailler au moins 30 heures par semaine pour au moins deux ans et seraient intégrées au maximum de l’échelle salariale. Or, une très grande partie des préposés aux bénéficiaires du Québec n’ont pas droit à ces deux conditions.

« Nous sommes tout à fait d’accord avec l’idée que le gouvernement se tourne vers l’étranger pour combler sa pénurie de main-d’œuvre, mais qu’il commence par faire travailler ses employés et les paye correctement », a lancé Frédéric Brisson, président du CPAS-SCFP.

Le CPAS-SCFP estime également que la stratégie gouvernementale manque de cohérence et constitue un aveu quant à la piètre qualité des conditions de travail dans le réseau. « Pour aller recruter sur un autre continent, la partie patronale comprend qu’elle doit offrir mieux qu’aux recrues du Québec. Ça dit tout », d’ajouter Frédéric Brisson.

« C’est beaucoup d’efforts déployés pour recruter 40 personnes. La stratégie devrait être plus globale et de plus grande envergure et surtout, le gouvernement devrait s’asseoir avec ses syndicats pour s’assurer que ses propres travailleurs soient respectés et valorisés dans un premier temps. Il y a beaucoup de travail à faire et ça n’avance vraiment pas assez vite », de conclure M. Brisson.

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