« Chaque jour, nos membres voient des personnes âgées qui attendent des mois, parfois des années, avant d’obtenir une place dans un établissement adapté à leurs besoins. Pendant ce temps, elles perdent de l’autonomie, vivent des chutes, des complications, et se retrouvent trop souvent hospitalisées. Cette attente brise des vies », déplore Robert Comeau, président de l’APTS.
« Nos membres nous rapportent aussi les situations douloureuses vécues par les personnes aînées qui tentent tant bien que mal de rester à la maison », ajoute Émilie Charbonneau, vice-présidente. « Quand l’aide à domicile est privatisée, insuffisante, fragmentée et de moindre qualité, les proches s’épuisent, les inégalités d’accès s’aggravent et la santé et la dignité des aîné•e•s en pâtissent. »
La campagne « Regarder nos vieux jours en face : et si on osait pour vrai ? » met en lumière deux réalités préoccupantes :
– l’hébergement pour aîné•e•s : délais d’attente insoutenables, coûts exorbitants dans le privé, déracinement forcé, qualité de services inégale et manque de surveillance gouvernementale ;
– le soutien à domicile (SAD) : recours massif à la sous-traitance privée, formation insuffisante du personnel, discontinuité des services et inégalités accentuées par le chèque emploi-service.
Au-delà des constats, la campagne veut donner la parole aux personnes aînées ainsi que proches aidantes et intervenantes qui, heureuses de les accompagner au quotidien, paient néanmoins de leur santé et de leur équilibre. L’APTS invite d’ailleurs les Québécois•es à partager à leur tour leur expérience, sur sa page Facebook. Les récits recueillis permettront de faire entendre la voix des aîné•e•s et de leurs proches afin d’exiger des solutions concrètes.
« Nous ne pouvons plus accepter qu’au Québec, vieillir dignement soit un privilège réservé à qui en a les moyens. Les personnes aînées méritent un réseau public fort, accessible et de qualité. Nos membres, qui portent ce réseau à bout de bras, demandent au gouvernement de faire preuve de courage politique », déclare Robert Comeau.






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