Édition du 18 juin 2019

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Syndicalisme

Suspension illégitime de la présidente de l'exécutif local de l'APTS - Inacceptable !

MONTRÉAL, le 8 juill. 2019 - « Inacceptable ! » C’est ainsi que Carolle Dubé, la présidente de l’APTS, a qualifié la décision du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS-COIM) de suspendre la présidente de l’exécutif local, Léonie Blanchette, à la suite d’une plainte déposée par le syndicat dénonçant le comportement agressif d’une représentante de l’administration.

« Des employeurs récalcitrants, arrogants et méprisants, j’en ai rencontré beaucoup. Mais que des hauts dirigeants d’un CIUSSS suspendent une présidente à la suite d’une démarche syndicale protégée par les chartes et le Code du travail, c’est du jamais vu ! Ils ont franchi la ligne et devront en subir les conséquences », a lancé la présidente de l’APTS aux syndiqué·e·s venu·e·s soutenir leur présidente locale devant le pavillon administratif de l’Hôpital général juif, une composante du CIUSSS-COIM.

En effet, à la suite de cette décision des dirigeants, l’APTS a déposé deux plaintes au Tribunal administratif du travail (TAT) en vertu des articles 12 et 15 du Code du travail, qui protègent respectivement le droit à la liberté d’association des salarié·e·s et le droit à l’exercice d’une activité syndicale de leurs représentant·e·s.

« C’est une attaque directe non seulement envers une représentante élue de l’APTS, mais aussi envers l’esprit même du syndicalisme. Cette suspension est une tentative mesquine de bâillonner la voix des salarié·e·s. Je tiens à avertir les membres du conseil d’administration que le CIUSSS-COIM s’expose à un échec cuisant devant le TAT. Sachez-le : lorsqu’on nous attaque, nous répliquons », a poursuivi Carolle Dubé.

Ce n’est pas la première fois que la direction se fait remettre à l’ordre par les tribunaux, qui l’ont récemment obligée à payer des milliers de dollars en dommages. Et, dans le cadre des dernières négociations locales, elle était plus encline à la judiciarisation qu’à la négociation et à la médiation. Sans compter qu’elle a refusé de s’asseoir avec la représentante nationale de l’APTS pour tenter de dénouer l’impasse actuelle.

« C’est à croire que les dirigeant·e·s aiment dépenser l’argent des contribuables pour des procédures judiciaires. Si les personnes qui occupent les postes de haute direction dans ce CIUSSS éprouvent de la difficulté à s’asseoir avec des personnes élues démocratiquement par les membres d’un syndicat, peut-être n’ont-elles pas leur place à la tête d’une institution publique », a conclu la présidente de l’APTS.

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