Édition du 31 mars 2020

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Politique québécoise

Une foule « Rouge de colère contre les libéraux » à Québec

À l’occasion du congrès du Parti libéral du Québec (PLQ), plusieurs centaines de manifestantes et manifestants ont marché aujourd’hui sous la bannière « Rouges de colère contre les libéraux » pour dénoncer les orientations budgétaires du gouvernement.

Répondant à l’appel de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services public et de la coalition régionale de Québec-Chaudière-Appalaches, les manifestants et manifestantes provenant de divers milieux ont parcouru les rues de la Haute-ville de Québec pour aboutir au Centre des congrès, où se tient le congrès. Afin d’exprimer leur colère, les manifestantes et manifestants ont été invitéEs à tirer des tomates sur des cibles à l’effigie des ministres Charest, Beauchamp et Bachand.

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, a rappelé le lien entre l’appauvrissement de la population dénoncé ces jours-ci par des mouvements citoyens à travers la planète et les politiques néolibérales adoptées au Québec. « Le gouvernement Charest tente de nous faire croire que la reprise économique et le retour à l’équilibre budgétaire passent par les compressions et la privatisation de nos services publics. Avec la taxe santé et la hausse de tarifs comme les frais de scolarité et l’hydroélectricité, ce gouvernement choisit des mesures qui augmentent les inégalités sociales » affirme Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l’ASSÉ, une des associations membre de la Coalition.

La Coalition dénonce le processus de tarification et de privatisation de nos services publics mis de l’avant par le PLQ, en particulier la hausse annoncée des frais de scolarité universitaire de 1 625$ étalée sur 5 ans. « La nouvelle hausse radicale des frais de scolarité annoncée dans le dernier budget est la goutte qui fait déborder le vase. Au-delà des étudiantes et des étudiants, c’est toute la population qui sera affectée puisque la hausse entrave l’accessibilité financière aux études pour toutes les classes sociales, c’est carrément le droit à l’éducation qui est menacé », a commenté la porte-parole de la Coalition de Québec Chaudière-Appalaches opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, Valérie Plante Lévesque, elle-même étudiante. Tout en gardant à l’œil les autres mesures régressives prônées par le gouvernement Charest, les deux coalitions accorderont une attention particulière à la lutte contre la hausse des frais de scolarité dans leurs actions de l’automne.

Depuis plusieurs mois, la Coalition met de l’avant des alternatives qui garantiraient l’accessibilité et la qualité des services publics, dont une réforme majeure de la fiscalité et une révision des redevances sur les ressources naturelles. « Nous voulons des services publics gratuits, universels et de qualité, financés par un système de redistribution de la richesse où tout le monde, contribuables mais aussi entreprises, paie sa juste part.

Nos impôts doivent servir à la collectivité, pas à remplir les poches des amis du régime » a réclamé Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec et Chaudière-Appalaches de la CSN dans un discours devant le Centre des congrès. Pour illustrer son propos sur les risques de la privatisation, la Coalition a installé des panneaux « Nos impôts se perdent en chemin » devant divers services publics. Tout au long de la manifestation, la Coalition a d’ailleurs exploité le thème de la construction en parodiant divers panneaux de chantier.

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