Édition du 20 septembre 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Lettre aux ministres et députéEs du Parlement canadien

Canada complice

Ministres et députéEs du Parlement,

Depuis 22 jours, le massacre de la population emmurée de Gaza ne cesse de révéler plus de victimes chaque jour qui passe. Désormais, plus de 1200 assassinats dont majoritairement des civils et des enfants.

Aucune justification peut permettre à un gouvernement de cautionner cette barbarie associée aux siècles derniers. Encore moins le Partie du NPD, le Parti de l’opposition officiel à Ottawa, deuxième complice du gouvernement Harper dans cette politique d’extrême droite à l’image d’Israël.

J’accuse par la présente le gouvernement du Canada et son associé, le Parti NPD, de complice de crime de guerre et de crime contre l’humanité envers la population pris en otage de la Bande de Gaza. À titre de partenaire commercial dans des activités liés dans le domaine militaire avec Israël, le gouvernement du Canada, en partenariat avec des firmes militaires possédant leur siège social au Canada, participe directement à affaiblir toujours davantage une population démunie qui est pris en otage par un mur de l’Apartheid rendant toute communication avec le reste du monde impossible. Ces firmes dont le Canada soutient l’effort économique participent aussi directement dans un processus génocidaire programmé de l’ensemble de la population palestinienne.

Ces crimes doivent être puni selon le Statut de Rome et par la Cour International de Justice des Nations Unies. J’aspire au jour où le Canada devra rendre des compte devant les institutions démocratiques et en répondre de sont soutient inconditionnel à un État totalitaire comme celui d’Israël.

Jean Léger


Proche-Orient

Journal Le Devoir, 30 juillet 2014

Un déluge de feu s’abat sur Gaza

30 juillet 2014 |Agence France-Presse | Actualités internationales

La fumée était dense mardi à Gaza, qui a essuyé son lot de raids de l’armée israélienne. Photo : Ashraf Amra Agence France-Presse La fumée était dense mardi à Gaza, qui a essuyé son lot de raids de l’armée israélienne.

La bande de Gaza a connu mardi son nouveau lot de drames, avec plus d’une centaine de morts dans un conflit dévastateur entré dans sa quatrième semaine. Après une éphémère trêve de fait lundi, début de la fête du Fitr marquant la fin du ramadan, un déluge de feu s’est en effet abattu du nord au sud de l’étroite enclave palestinienne. Il se poursuivait dans la nuit de mardi à mercredi.

Les bombardements de mardi ont été les plus violents depuis des jours, selon un journaliste sur place. Ils sont tombés partout : la ville de Gaza, le camp de Bureij (centre), Jabaliya (nord), la région de Rafah (sud). À Jabaliya, treize civils ont été tués par des tirs de chars sur des maisons, selon les secours locaux.

Bombardée et en proie aux flammes toute la journée, l’unique centrale électrique du territoire, qui assure en temps normal 30 % de ses besoins en électricité, a cessé de fonctionner. Seulement deux des dix lignes de transport d’électricité d’Israël pour alimenter Gaza étaient en fonction. La quasi totalité de l’enclave a été plongée dans le noir la nuit tombée.

« Soudain, des missiles sont tombés comme la pluie », a raconté Mohamed al-Dalo, un habitant de Gaza. « Nous avons quitté nos maisons, certains couraient dans une direction, les autres à l’opposé. »

Selon l’armée israélienne, une soixantaine de roquettes ont été tirées mardi depuis Gaza vers Israël et dans la soirée, les sirènes ont retenti près de Jérusalem et une roquette a été interceptée à 30 kilomètres au sud-ouest de la ville.

L’offensive israélienne déclenchée le 8 juillet a tué, selon les secours locaux, plus de 1200 Palestiniens, dont les trois-quarts de civils selon l’ONU. Au moins 239 étaient des enfants, selon l’UNICEF.

L’espoir encore fragile d’une trêve humanitaire entre Israël et le Hamas, jusqu’à présent toujours déçu, a recommencé à faire son chemin malgré des frappes qui ont fait plus de cent morts dans la bande de Gaza mardi.

À en croire le secrétaire d’État américain, John Kerry, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou a « soulevé l’idée et la possibilité d’un cessez-le-feu », lors d’un entretien téléphonique la veille.

Quant au Hamas et à ses alliés du djihad islamique, ils sont « prêts à une trêve humanitaire de 24 heures » et à étudier une prolongation jusqu’à trois jours, a affirmé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Les belligérants se sont bien gardés de s’engager en ce sens.

Dans une rarissime déclaration diffusée par la radio et la télévision du Hamas, Mohammad Deïf, le chef de Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien, a rappelé la position de son organisation : pas de trêve « sans l’arrêt de l’agression et la levée du siège », le blocus israélien imposé depuis 2006 à l’enclave palestinienne.

Selon le secrétaire général de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, « la direction palestinienne a convenu avec le Hamas et le djihad islamique d’envoyer une délégation [...] au Caire pour discuter de la période à venir. C’est une preuve, s’il en fallait, que nous avons une position commune », a insisté M. Abed Rabbo. L’OLP et le Hamas ont scellé leur réconciliation en avril dernier, rapprochement dont ne veut absolument pas Israël.

La délégation palestinienne attendait une invitation officielle de l’Éypte avant de partir pour Le Caire, selon des sources palestiniennes.

Mais la route est longue. Ces derniers jours, plusieurs annonces de trêve, faites par le Hamas comme par Israël, n’ont pas permis de mettre un terme aux hostilités. Le Hamas a rejeté la semaine dernière un projet de cessez-le-feu présenté par l’Égypte, qui a par le passé servi à plusieurs reprises d’intermédiaire entre Palestiniens et Israéliens.

Mais si un arrêt des combats devait être arraché, les questions de fond resteraient entières. Le Hamas exige donc une levée du blocus, qui asphyxie cette bande de terre de 40 kilomètres sur 10 où s’entassent quelque 1,8 million d’habitants.

Quant aux autorités israéliennes, elles ont répété à l’envi que tant que la puissance de feu du Hamas n’aurait pas été annihilée, leur armée ne s’en irait pas d’un territoire dont elle s’était unilatéralement retirée en 2005 avant d’y revenir le 17 juillet.

Cinquante-trois soldats israéliens ont perdu la vie depuis le déclenchement de l’opération « Bordure protectrice » le 8 juillet, le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.

Or, l’armée n’a pas encore atteint son objectif de démilitarisation de Gaza et de destruction de l’arsenal de roquettes et les tunnels d’attaque.

Quatre soldats ont été tués lundi par un commando palestinien sorti de l’un de ces boyaux et mardi, l’armée a affirmé avoir éliminé cinq « terroristes » qui émergeait d’un autre tunnel dans la bande de Gaza.

Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou est confronté à une forte pression de son opinion publique, très sensible à cette question des tunnels et qui, à en croire les sondages, est résolument favorable à une poursuite des opérations militaires.

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