Édition du 21 septembre 2021

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Livres et revues

La haine des femmes par Andrea Dworkin

Ce livre est un acte, un acte politique dont la révolution est l’objectif. Il n’a pas d’autre fonction. -Andrea Dworkin

En temps de pandémie, une épidémie d’agressions sexuelles et d’actes violents d’hommes sur leurs compagnes ou ex-compagnes déferle sur les sociétés. Pourquoi ? Quelles sont les racines de cette violence masculine ? Les féminicides d’aujourd’hui ne renvoient-ils pas aux gynocides d’hier, comme celui des femmes qualifiées de sorcières et ses millions de victimes ?

Comment apprend-on à haïr les femmes ? Andrea Dworkin explore les
rôles sexués des personnages des contes de fées – la méchante sorcière (active), la belle princesse (passive), le jeune prince (nécessairement héroïque) – lesquels nourrissent l’esprit des enfants comme des absolus culturels stéréotypés. Elle poursuit son enquête par l’examen de la pornographie « littéraire », son sadisme culturel qui s’exerce au détriment des femmes, lesquelles sont heureuses de subir les pires avanies aux mains de leur maître (leur homme !). Elle analyse la haine des femmes à l’époque de la chasse aux sorcières et déconstruit les normes de beauté qui pèsent lourdement sur les femmes, jusqu’à les mutiler comme ce fut le cas avec les pieds bandés « érotisés » des Chinoises.

Parce que l’autrice veut détruire le sexisme et ses définitions antagonistes des rôles du masculin et du féminin, de l’homme et de la femme, parce qu’elle veux annihiler le pouvoir patriarcal à sa source et la structure de la culture telle que nous la connaissons, elle s’intéresse à l’androgynie comme moyen d’atteindre une réelle libération sexuelle et de mettre fin à la distinction des sexes, source de l’oppression des femmes.

Table des matières

Présentation

Première partie – Les contes de fées
1. Il était une fois : les rôles

2. Il était une fois : la morale de l’histoire

Deuxième partie – La pornographie

3. La femme comme victime : Histoire d’O

4. La femme comme victime : L’Image

5. La femme comme victime : Suck

Troisième partie – L’hystoire

6. Gynécide : le bandage des pieds des Chinoises

7. Gynécide : les sorcières

Quatrième partie – L’androgynie

8. Androgynie : le modèle mythologique

9. Androgynie : androgynie, baise et communauté

Postface

Bibliographie

AUTRICE

Andrea Dworkin (1946-2005) est connue non seulement pour sa critique
de la pornographie, qu’elle rapprochait du viol et d’autres formes de violence
contre les femmes, mais également pour son analyse acérée et lucide des
rapports sexuels entre les hommes et les femmes.

àRichard Poulin
contact@m-editeur.info
http://m-editeur.info/

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