Rappelons que la modification du règlement vise à contourner le jugement récent de la Cour suprême, qui lui, assure un accès équitable au réseau, pour tous les enfants du Québec.
« La mission première de notre réseau est de permettre aux parents, et plus particulièrement aux mères, d’accéder au marché du travail tout en ayant de jeunes enfants. La proposition du gouvernement met directement en péril cette participation pour de nombreuses mères immigrantes, qui risquent de se retrouver dans des situations économiques précaires. Ce sont encore les femmes immigrantes qui subiront les conséquences d’un tel règlement. L’incohérence du gouvernement est particulièrement évidente : comment les parents demandeurs d’asile, détenteurs de permis de travail ouverts ou étudiants n’ayant pas de bourses peuvent-ils espérer participer à la société s’ils n’ont pas accès à des places subventionnées pour leurs enfants ? Le gouvernement fait subir aux enfants parmi les plus vulnérables de la société les conséquences de son manque d’investissements en petite enfance, et cela est particulièrement déplorable », souligne Anne-Marie Bellerose, présidente de la FIPEQ-CSQ.
« La CAQ tente de détourner l’attention du réel problème : le manque de places dans le réseau. Il s’agit d’un constat d’échec de son grand chantier pour les familles qui n’arrive pas à fournir suffisamment de places pour l’ensemble des enfants du Québec. Faire porter la responsabilité de cette situation aux demandeurs d’asile et aux travailleurs étrangers temporaires ne fait que détourner le problème. À moins de trois mois des élections, cette décision sent la campagne électorale. Si toutes les familles du Québec avaient accès à une place, la question des priorités ne se poserait même pas », regrette Luc Beauregard, secrétaire-trésorier de la CSQ.


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