Édition du 19 mai 2026

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Arts culture et société

Femmes sans histoire. Interview de Martine Storti par Francine Sporenda

Martine Storti a été professeur de philosophie, journaliste à Libération et inspectrice à l’éducation nationale.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Elle a publié « Le féminisme et ses enjeux » (en collaboration), «  Un chagrin politique  » (1995), «  Cahiers du Kosovo » (2001), « 32 jours de mai  » (2006), «  L’arrivée de mon père en France » (2008), « Je suis une femme, pourquoi pas vous ? » (2010), «  Sortir du manichéisme  » (2016), « Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques  » en codirection avec Françoise Picq (2012) et « Pour un féminisme universel  » (2020). Elle vient de publier « Marcelline, fragments d’une vie sans récit » (éditions Michel de Maule).

FT : Pouvez-vous résumer ce qui vous a poussée à faire des recherches sur la vie de votre grand-mère, «  une vie sans histoire  » sur laquelle vous ne saviez presque rien ?

MS : C’est un mélange de hasard et de nécessité. Le hasard d’une location printanière dans un gite situé non loin des Rairies, ce village natal de ma grand-mère où je n’étais jamais allée. Pour la première fois j’y fais un tour, quelques heures dans des rues qui gardent ici où là des traces de l’ancienne activité, le travail de la pierre et de l’argile. Quelques heures et puis j’oublie, des semaines et des mois qui passent, mais en novembre de la même année une invitation à participer à un débat à Angers. D’Angers aux Rairies, une quarantaine de kilomètres, retour au village, promenade plus longue.

S’est alors imposée l’idée que je ne devais pas en rester à ces visites et flâneries touristiques mais que je devais aller plus loin, reconstituer un puzzle, savoir ce qu’avait été la vie de ma grand-mère maternelle, non pas sa vie de grand-mère, je la connaissais, mais sa vie d’avant, sa vie d’enfant, de jeune fille, de jeune femme puis de femme mariée.

Pourquoi cette nécessité ? Pas seulement pour satisfaire une curiosité. Plutôt pour au moins deux enjeux. Considérer que toutes les vies sont dignes d’être l’objet, le sujet d’un récit. Même si ce sont, pour reprendre les mots de Virginia Woolf, des « vies infiniment obscures » et peut-être est-ce parce qu’elles le sont que «  les enregistrer » pour reprendre encore ses mots, est une nécessité, et qu’il est toujours temps de réparer ce qui n’a pas été fait quand l’enregistrement aurait été possible. Et cet adjectif «  obscure  » devenu substantif pour Svetlana Alexievitch quand l’écrivaine ukrainienne parle de son intérêt pour « ces gens qui se déplacent dans l’obscurité sans laisser de traces et à qui on ne demande rien  ».

C’est exactement cela, je n’ai jamais rien demandé à ma grand-mère sur sa vie d’avant celle que j’ai connue. J’ai donc pensé que je pouvais, que je devais tenter de retrouver cette vie, de la sortir de l’obscurité, une vie de femme de la fin du 19ème siècle aux années 60 du 20ème .

L’autre enjeu est de transmission : une transmission familiale, mais pas seulement. Transmettre aussi ce qu’a été la vie de très nombreuses femmes, écrire les écrasements et les libertés, les souffrances et les fenêtres qui s’ouvrent, la soumission et des formes d’émancipation.

FS : Vous signalez ce détail essentiel à propos des femmes jusque vers la fin du 19ème siècle : avoir un nombre très élevé d’enfants était fréquent. Vous mentionnez le cas de cette arrière-grand-mère qui a eu 7 enfants, et celui d’une autre arrière-grand-mère qui a eu 10 enfants en 16 ans. De nombreuses femmes passaient l’essentiel de leur vie d’adulte jusqu’à la ménopause perpétuellement enceintes. Tandis qu’actuellement, les femmes ont de moins en moins d’enfants. Pouvez-vous commenter l’impact de cette situation sur la santé physique, mentale, l’autonomie, la créativité, etc. de nos ancêtres de sexe féminin, et sur le fait que les femmes contemporaines sont de plus en plus nombreuses à vouloir peu ou pas d’enfants ?

MS : Les grossesses étaient souvent nombreuses en effet et il ne faut pas oublier que la mortalité des accouchées était importante ainsi que celle des enfants. Donc oui des femmes, pas toutes cependant, pouvaient être enceintes une grande partie de leur vie et cela dans toutes les classes sociales.

Ce qui changeait selon les classes sociales, ce sont les effets de ces grossesses multiples. Non pas tant les effets de mortalité, car des femmes riches ou des enfants de famille aisée pouvaient mourir prématurément. Mais les effets en termes de vie quotidienne. Le placement en nourrice par exemple est transclasse : les familles aisées placent leurs bébés pour ne pas avoir à s’en occuper, et les classes populaires le font pour que la mère puisse continuer à travailler. Quant aux domestiques, il est impossible qu’elles le restent avec un enfant. Gagnant peu, certaines bonnes à tout faire se prostituent pour payer la nourrice. Souvent l’enfant est envoyé loin de sa mère, on a lu, dans de nombreux romans, ces scènes de culpabilité, d’éloignement et de visite.

Par ailleurs, vous avez raison de l’évoquer, le fait que les femmes soient assignées aux soins des enfants ne facilite ni l’autonomie ni la liberté pour faire œuvre de création, par exemple. Mais sur ce sujet là d’autres causes interviennent, le patriarcat, la domination masculine, l’idée que les femmes sont moins créatrices que les hommes etc., tant de lieux communs véhiculés pendant des siècles et que Simone de Beauvoir en son temps a bien mis en évidence dans Le deuxième sexe.

FS : Vous rappelez qu’il n’y a pas eu d’école publiques pour filles avant 1898 et que le programme de ces écoles pour filles était très différent de celui des garçons : on leur enseignait quelques bases de lecture, d’écriture et de calcul mais aussi le tricot, la couture, la cuisine, le ménage et même l’élevage des poules. Vos commentaires sur cette éducation très différente entre filles et garçons ?

MS : Les lois Ferry instaurent l’obligation scolaire à partir de 6 ans et créent des écoles publiques y compris pour les filles en 1882. Mais les résistances à ces écoles sont très fortes, surtout pour les filles et particulièrement dans l’Ouest de la France où se situent les Rairies et où ma grand-mère a passé son enfance. Il existait dans ce village une école pour les filles, mais une école privée gérée par les religieuses de la Congrégation de la Pommeraye, ordre très actif dans le domaine scolaire. Dans cette commune qui n’est pourtant pas hostile à la République la résistance du conseil municipal fut longue et une école publique pour filles ne s’ouvrira qu’en 1898, comme fut longue la résistance à la laïcité.

Celle qui deviendra ma grand-mère a alors 6 ans et je fais l’hypothèse qu’elle est allée dans cette école. Il y a alors 30 heures de classe, d’abord pour apprendre à lire, à écrire, à compter, puis s’ajoutent récitation, grammaire, composition française, sciences naturelles, histoire, géographie, instruction civique et morale, leçon de choses, dessin, chant et musique, gymnastique, travail manuel, autant d’enseignements prévus par les lois Ferry.

Pas de grande différence entre filles et garçons quant au contenu des disciplines, du moins en théorie. Sauf dans le cas du travail manuel où l’approche genrée triomphe. Aux garçons l’étude des outils, les exercices de rabotage, de sciage, le travail du fer, les activités de pliage, de cartonnage, de découpage… Aux filles en effet l’apprentissage du tricot, du canevas, de la couture, du ménage, de la cuisine, de l’entretien du linge et même de la basse-cour !

C’est que l’on prépare les garçons à l’usine et à l’atelier et les filles à tenir un foyer et à devenir bonnes épouses et bonnes mères. Vision trompeuse puisque nombreuses sont les femmes qui ajoutent au foyer, au mari et aux enfants des heures d’atelier ou d’usine.

La République fait accéder les filles à l’école publique et laïque pour les sortir de l’emprise de l’église, pas pour leur dessiner une perspective d’émancipation, ni pour les détourner de ce qui est considéré comme leur destin. Et cela pendant des décennies.

FS : Vous dites que votre grand-mère Marcelline est partie subitement de son village et n’y est jamais retournée. Avez-vous des hypothèses expliquant ce départ soudain et cette perte totale de contact ?

MS : En effet je ne peux faire que des hypothèses puisque je n’ai jamais questionné ma grand-mère, ce que je regrette d’ailleurs. Ce qui est certain, c’est qu’elle a quitté Les Rairies entre 1906 et 1911, donc entre quatorze et dix-neuf ans, pour ne jamais y revenir.

Est-elle placée comme domestique par ses parents à Angers, la grande ville voisine, chose courante à l’époque dans les familles qui n’étaient pas fortunées ? C’est possible. Mais j’en doute, les autres filles de la famille n’ont pas subi le même sort et si Marcelline doit gagner sa vie, aux Rairies, avec les briqueteries, le travail ne manque pas.

Pas placée mais chassée, chassée parce qu’enceinte, une grossesse dont il faudra se débarrasser ou dont elle s’est débarrassée, mais c’est la honte, elle doit partir. Enceinte mais pourquoi ? Un viol ? Un inceste ? Une amourette un soir d’été ou un dimanche après un bal ? Toutes ces possibilités, parce que chacune mise en scène dans tant de romans et films, parce que chacune présente dans la vraie vie des femmes, dans tous les pays, tous les milieux sociaux, à toutes les époques.

Autre hypothèse : elle n’est pas placée, elle n’est pas enceinte, pas chassée. Elle s’en va. Une décision qu’elle a prise. Pourquoi ? Peut-être parce que depuis toujours Marcelline sait qu’elle est l’enfant de trop, la dernière née, probablement pas voulue. La mal aimée, alors elle s’en va. Aujourd’hui elle dirait : «  ce n’est pas vous qui me rejetez, c’est moi qui me casse, et je vous efface, pour la vie entière. »

Si j’avais écrit un roman ou le scénario d’un film, c’est cette hypothèse que j’aurais retenue, elle me plait, elle correspond aussi à ce que j’ai pu percevoir du caractère de ma grand-mère, de la souffrance, de la déception associées à de l’énergie, de la force, à une capacité à faire face

Mais possible aussi de décider que la jeune Marcelline se casse des Rairies parce qu’une vie dans la pierre, l’argile et tout ce qui va avec, des heures à tapoter des carreaux, ou à verser de l’huile dans des bidons, ou à mettre des buches dans une charrette, ou à respirer la fumée des fours qui ne s’arrêtent jamais, non merci, n’importe quoi plutôt que ça !

FS : Elle devient ensuite domestique et accouche d’un enfant sans être mariée, à une époque où l’épithète de « fille-mère » était infamante. C’était le lot de nombreuses jeunes bonnes « engrossées » par leur patron ou le fils de la maison : le droit de cuissage des maîtres sur les servantes allait de soi. Vos commentaires ?

MS : Les articles, témoignages, romans, ouvrages universitaires fourmillent en effet de ces bonnes harcelées, tripotées, violées, enceintes du père ou du fils de la maison, avec l’aveuglement volontaire de l’épouse ou de la mère.

Mais cela n’a pas été le cas de ma grand-mère qui est enceinte d’un jeune homme qui deviendra mon grand-père. Seulement elle est enceinte sans être mariée, et elle accouche d’un fils que le père ne reconnait pas tout de suite. Elle accouche à l’hôpital en 1916 et à cette époque accoucher à l’hôpital est le fait non des épouses qui accouchent chez elles, mais des prostituées, des filles séduites et abandonnées, des chiffonnières, des domestiques, des filles-mères.

Marcelline cumule : domestique, célibataire, enceinte, une trilogie présente dans la fiction, une trilogie endossée par des milliers de femmes au long des siècles. «  Fille-mère » : le nom de l’opprobre, femmes méprisées, mises au ban de la société, parias, « fille-mère » le nom aussi de l’hypocrisie et du sexisme de la morale établie, que se partagent les classes sociales, le responsable masculin de la grossesse échappant le plus souvent à la vindicte, qu’il s’agisse du bourgeois maitre de la domestique, du paysan s’emparant de la fille de ferme ou de l’ouvrier qui séduit une grisette un soir de bal.

Opprobre des «  filles-mères  » que vit Marcelline. Comme tant de femmes avant elle et tant d’autres après. Encore maintenant. Dans de nombreux pays.

FS : Les domestiques (très majoritairement des femmes) étaient alors disponibles de 6 h du matin à 10 h du soir, et n’avaient pas droit au repas dominical auquel les salarié/es avaient droit. C’est une forme extrême d’exploitation, sans doute plus extrême que celle des ouvriers d’usine. Pourtant les socialistes de l’époque n’en parlent presque pas, à commencer par Marx. Vos commentaires ?

MS : Ce mot « domestique  » recouvre bien des situations différentes. Il y a la très ancienne domesticité, celle de la noblesse et de la grande bourgeoisie où l’on a plusieurs domestiques des deux sexes, chacun.e avec une fonction et une tâche précises, dans une organisation hiérarchique. Et il y a une autre domesticité qui s’est développée au long du XIXe siècle, celle de la « fille de ferme » et surtout de la « bonne à tout faire, c’est-à-dire celle qui peut tout faire et sans limite.

A noter que n’a pas été créée l’expression « bon à tout faire ». Un homme est domestique, chauffeur, cocher, concierge, cuisinier, palefrenier, valet, balayeur, à la rigueur homme de ménage ou homme de chambre, mais « bon à tout faire », jamais.

La « bonne à tout faire » est au bas de l’échelle sociale, et elle est invisible comme personne, méprisée, chosifiée, à preuve ces patron.ne.s qui appellent toujours leur bonne de la même façon, quel que soit leur prénom !

Certes du côté des socialistes ou autres on ne s’intéresse pas beaucoup à la situation des bonnes qui ne sont pas considérées comme faisant partie de la « classe ouvrière » ou des « prolétaires ». Vous citez Marx qui aurait eu un fils avec sa bonne, enfant reconnu par Engels !

Pourtant au début du XXe siècle, des médecins, des hygiénistes commencent à s’intéresser au sort des « bonnes », parce que leurs conditions de logement entrainent souvent des maladies, la tuberculose, la syphilis.

Les féministes aussi s’en préoccupent, mais timidement. Ou plutôt la question des bonnes, de la domesticité est source de désaccord, voire de conflits.

On rejoint la question des classes sociales. Les femmes qui se pressent, nombreuses dans les congrès féministes du début de siècle du 20ème siècle sont majoritairement des bourgeoises, ce n’est pas un défaut, ce sont elles qui font avancer les choses. Pas seulement elles, bien sûr, mais elles aussi et en ces années, elles surtout. Les féministes se mobilisent pour la protection des femmes enceintes et obtiennent des résultats.

A propos des bonnes c’est plus compliqué. Certaines de ces bourgeoises ont une bonne. D’où des réticences. A quoi ? A celles qui dans leurs rangs – peu nombreuses mais elles existent – s’efforcent de faire reconnaitre les bonnes comme des travailleuses, qui dénoncent leur exploitation, les heures interminables de travail, les salaires dérisoires, qui demandent pour elles une formation professionnelle, le droit à une journée de repos et le contrôle par l’inspection du travail de leurs conditions de logement, bref à celles qui cherchent à étendre aux domestiques une réglementation qui existent pour les ouvriers.

Les arguments pour s’opposer à ces revendications mêlent intérêt de classe et hypocrisie. On s’affole à l’idée que les domiciles donc ce qui est considéré comme relevant de la vie privée soient inspectés, on craint que l’intervention de l’Etat dans la gestion des bonnes conduisent à n’engager que des filles majeures. Et que feraient les mineures sinon le trottoir ? Et si on leur donnait le dimanche après-midi, que feraient certaines ? Elles se prostitueraient.

Les réticences seront levées, mais après la première guerre mondiale.

FS : Marcelline place l’enfant en nourrice pour pouvoir continuer à travailler. Elle vit avec le père, ils finissent par se marier mais tandis qu’elle est enfermée dans ses obligations familiales avec la naissance de ses enfants, lui continue à mener sa vie habituelle de célibataire, il travaille, il s’amuse, il la trompe, il disparait pendant des jours, il ne lui donne pas assez d’argent pour les enfants. Rien n’a changé dans sa vie à lui, tout a changé, empiré dans la sienne. Vos commentaires ?

MS : Cela a été en effet une période difficile de la vie de Marcelline. Je n’ai pas cherché à le dissimuler et j’ai voulu relater cela d’une manière à la fois objective, sur la base de photos, de documents, de séjours aussi dans les lieux où elle a vécu, et en même temps subjective, en essayant de dire, de deviner ce que Marcelline pouvait éprouver. Mais dans cette période elle se bat, elle travaille, elle se révolte, et un jour enfin elle ferme la porte. Et à partir de ce geste, plus d’attente, plus de disputes, plus de récriminations. Raison pour laquelle Marcelline est à la fois soumise et insoumise, écrasée et debout. Selon moi cette vie rejoint celle de nombreuses femmes, donc à la fois une histoire singulière et une histoire commune.

FS : Vous découvrez que votre grand-père, le « coureur » irresponsable, a aussi été collabo pendant la guerre, une collaboration économique pour laquelle il a été condamné à 5 ans d’emprisonnement. Il a dites-vous collaboré pour « le fric, les belles voitures, boire, fumer, avoir des maîtresses », mener la belle vie. Et a totalement oublié sa famille dont il ne s’est plus du tout occupé.

Comment avez-vous réagi à cette découverte ?

MS : Evidemment cette découverte a été un énorme choc. Après avoir consulté le dossier de procédure de celui qui n’était pas encore mon grand-père aux archives de Caen je me suis interrogée. Que faire de cette découverte ? La garder pour moi ? Pourquoi pas puisque rien ni personne ne m’oblige à sortir ce dossier de son sommeil. Et à quel titre l’en sortir ? De quel droit ? Qui suis-je pour faire la leçon à cet homme, moi qui suis allée quelquefois dans des pays en guerre mais jamais pour y rester et y vivre, et qui n’ai jamais affronté une situation semblable à celle de l’occupation allemande ?

Plusieurs semaines, plusieurs mois d’hésitations. Puis la décision de faire figurer dans ce livre le dossier de procédure ouvert un jour de grand soleil à Caen. Le décider en n’obéissant qu’à une contrainte personnelle, celle d’une forme d’honnêteté. Embarquée dans ma quête de Marcelline, je devais la conduire sans taire ce qu’elle m’amenait à découvrir.

Tomber sur un grand-père résistant m’aurait plu davantage ! Mais qu’y puis-je ? Il me revient d’endosser cette charge, être la première personne de la famille à regarder en face le passé de cet aïeul. Et avec là encore le regret de ne pas l’avoir interrogé de son vivant.

https://revolutionfeministe.wordpress.com/2026/04/19/femmes-sans-histoire/

De Martine Storti

Marcelline. fragments d’une vie sans récit
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/20/marcelline-fragments-dune-vie-sans-recit/

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« Qu’est-ce que c’est qu’être Français ? » : sortons de l’impasse de l’identité
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Annulation de la différence des sexes ou de leur indifférenciation ?
https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/04/03/annulation-de-la-difference-des-sexes-ou-de-leur-indifferenciation/

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Francine Sporenda

Américaine qui anime le site Révolution féministe.

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