Je suis fier que plus de 900 000 Québécoises et Québécois aient obtenu des soins chez le dentiste, je suis fier de tout le chemin parcouru pour donner des droits au Fleuve Saint-Laurent et je suis fier de la mise en place de la loi anti-briseurs de grève.
Je reste convaincu plus que jamais de la pertinence d’avoir des voix fortes de gauche partout dans le monde, dont au Parlement canadien. Je pars l’esprit tranquille parce que j’ai confiance au leadership de Avi Lewis qui saura montrer le vrai visage conservateur du gouvernement libéral de Mark Carney, mais surtout saura inspirer avec des propositions fermes, davns ces temps cruciaux.
Parlant de temps crucial, le Québec ne va pas bien. La maison n’est pas en ordre et ça me trouble. Ça me remue.
Notre obsession nationale devrait être d’offrir un toit à tout le monde.
Notre obsession nationale devrait être de faire épanouir nos enfants dans les meilleures écoles au monde.
Notre obsession nationale devrait être de protéger notre environnement et nos écosystèmes pour les générations à venir.
Notre obsession nationale devrait être de refuser que des parents se retrouvent face à un frigo vide.
Notre obsession nationale devrait être d’œuvrer pour offrir une vie digne à chacune et chacun d’entre nous.
La dignité devrait devenir notre maître mot.
Dans plusieurs films, on entend, en anglais, la phrase « No one left behind ». On ne laisse personne derrière. Pourquoi est-ce une valeur glorifiée dans les films, mais pas dans nos politiques ?
On vient de recenser plus de 12 000 personnes en situation d’itinérance au Québec. C’est grave. Et c’est sans compter l’itinérance invisible. Je pense aux gens qui sont colocs de force, qui dorment dans leur voiture ou les femmes qui restent à la maison même si c’est dangereux parce qu’il n’y a plus de place dans les maisons d’hébergement.
Cela devrait nous indigner et nous soulever.
Françoise Sagan a dit « Pour la droite, les inégalités, c’est inévitable. Pour la gauche, les inégalités, c’est insupportable. »
Si vous vous demandez pourquoi j’ai choisi de poursuivre mon implication politique, c’est pour cette raison.
Revenir à la maison, c’est aussi revenir au pays. Au Québec.
J’aime beaucoup les autres pays autour, il y a plein de gens qui œuvrent inlassablement pour les droits de la personne, la justice sociale et le bien commun. Cela étant dit, vous me connaissez : mon appartenance profonde et inébranlable, c’est ici, chez nous.
J’arrive dans ce nouvel épisode avec une conviction profonde : un projet de pays, c’est avant tout un projet de société. Et attention ! Ce n’est pas un projet de société de stigmatiser, discriminer, diviser et blâmer.
Au contraire, il faut rassembler et inclure tous les Québécoises et Québécois. Que vous soyez une racine, une vieille branche ou une nouvelle pousse.
Ça me rappelle les paroles de notre poète national, Gilles Vigneault : « La notion de pays, chacun la porte au fond de soi. Elle n’a ni président, ni roi. Voilà le pays que j’aime. ».
Aspirer à être souverain, c’est s’assumer et se faire confiance, c’est réfléchir à notre apport et notre rapport au monde. Nous sommes en train d’entrer dans un nouveau monde. Nous le constatons chaque jour, souvent avec effroi d’ailleurs.
Il faut en être conscients, en tirer les conclusions et se poser la question : quelle est la place du Québec dans ce monde ?
Je veux un Québec ouvert et bienveillant, qui protège la planète et qui travaille pour la paix.
Un Québec qui est conscient de sa place et du rôle possible avec les autres afin de bâtir et renforcer la démocratie, la coopération, la protection des droits de la personne et le droit international.
Nous devons réduire nos dépendances, en premier avec les combustibles fossiles, mais aussi envers les produits chimiques, les plastiques et tout ce qui s’attaque au vivant.
Réduire également nos dépendances commerciales. Se prendre en main, ce n’est pas d’aligner nos politiques économiques et militaires sur les États-Unis comme le prétendent certains. Bien sûr, nous allons toujours échanger avec nos voisins, mais vouloir être souverain, c’est pour faire les choses différemment. Il ne faut surtout pas copier bêtement les pires politiques autoritaires ou d’extrême droite.
Prendre sa place, prendre davantage le contrôle sur notre société et nos vies doit servir les intérêts des gens. Il y a des incontournables : la souveraineté culturelle, la souveraineté énergétique, la souveraineté sanitaire et la souveraineté alimentaire.
Ce sont de grands chantiers, mais nécessaires et même profitables.
Il y a tant à faire. Et nous avons les ressources et les capacités ! Saisir les occasions, c’est une chose, mais il faut parfois aussi les provoquer. Je crois profondément que nous avons plus que jamais besoin d’une gauche forte, assumée et solidaire à l’Assemblée nationale.
Ruba et Sol représentent cet espoir dont nous avons cruellement besoin.
Aimons le Québec tel qu’il est aujourd’hui : le Québec actuel, avec toute sa diversité et sa richesse. Rassemblons le plus largement possible afin de réaliser nos espoirs d’un monde meilleur !
C’est pourquoi j’annonce officiellement aujourd’hui ma candidature à l’investiture de Québec solidaire dans Gouin pour les élections québécoises de l’automne 2026. D’ici les élections, je continuerai à siéger comme député indépendant et je continuerai de porter vivement la voix des gens de Rosemont–La Petite-Patrie.
Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à prendre votre carte de membre de Québec solidaire et de vous impliquer à nos côtés.
Retroussons-nous les manches, nous avons du pain sur la planche, les ami·es !
Alexandre Boulerice










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