Édition du 31 janvier 2023

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Amérique centrale et du sud

Haïti : Expulsion des réfugiés internes de la Place Hugo Chavez tout près de l'aéroport, Mouvement Point Final demande un meilleur traitement pour les déplacés.

Depuis les mois de mai, juin et juillet 2022, des fugitifs de la guerre des Gangs armés de Croix des bouquets, de la Plaine et de Cité Soleil se localisent sur la place publique Hugo Chavez tout près de l’aéroport international Toussaint L’ouverture. Ils sont des milliers de personnes.

Hommes, femmes, enfants et vieillards qui vivent dans des conditions Infra humaines sous des tentes en plastique ou sous des tonnelles en Haillon sans assistance humanitaire s’adonnent à la mendicité et la prostitution.
Absolument, l’image est inacceptable en face de l’aéroport international Toussaint L’ouverture, mais , il leur faudrait un meilleur traitement. Ils sont tous des haitiens. Le pays leurs appartient aussi.

Le gouvernement d’Ariel Henry gaspille l’argent public. Le palais national avec des consultants de tout genre pour ne rien faire.

Tandis que, les réfugiés internes de la place publique Hugo Chavez qui dorment dans de mauvaises conditions. Qui passent des jours sans nourriture, sans eau potable, exposés à des maladies hydriques et hygiéniques.

Des Femmes qui accouchent régulièrement au sol sans assistance médicale. Des enfants malnutris et denutris qui trépassent là bas. Des personnes âgées qui meurent de faim et de maladies chroniques.

Ces gens là ne sont pas seulement des victimes de la guerre des Gangs armés à Port-au-Prince, mais ils sont aussi vicimes de l’ingérence et la mauvaise gouvernance des autorités haïtiennes en fonction.

Le président dominicain Luis Abinader, a lancé une chasse raciste, ségrégationniste, contre les compatriotes haïtiens qui vivent en République dominicaine , légalement ou illégalement, Il ne veut pas des Haïtiens chez lui.

Contre les haïtiens qui vivent légalement, en République dominicaine, il prend un décret qui exige à tous les haïtiens détenteurs d’un visa dominicain de laisser le pays avant 30 jours. AU delà de ses 30 jours vous pouvez être arrêtés et déportés par n’impote quelle force de ce pays ( police , agents immigration , l’armée, politour, brigade criminelle, police circulation etc ) , sinon avant 30 jours il faut aller à la frontière pour payer une somme de 2500 pesos pour chaque 30 jours passé sur leur territoire.

Depuis plus d’une année les autorités dominicaines considèrent les haïtiens comme des animaux traqués dans leur pays . Avec ou sans visa personne n’est à l’abri.
Aujourd’hui le président dominicain a pris un nouveau décret pour continuer à humilier les haïtiens, dans ce décret il dit tout Haïtien déporté sera bani d’entrée sur le territoire dominicain, il aura un fichier avec leur noms ils ne pourront pas acheter de visa dominicain pour se rendre là-bas.

Pour seulement le mois D’octobre 2022, plus de 14,000 haïtiens ont été arrêtés et déportés par la République dominicaine .

L’état haïtien se trouve donc dans l’impérieuse obligation de parvenir à une décision diplomatique dans un court délai pour essayer de trouver une solution à cette crise.
Dans l’intervalle, le Mouvement Point Final fait appel à l’office de la protection des citoyens (OPC) à intervenir dans le dossier d’expulsion des réfugiés internes de la place publique Hugo Chavez en vue de garantir leurs droits.

Et du coup, le Mouvement Point Final demande une assistance humanitaire et financière pour les réfugiés de la place publique Hugo Chavez en demandant des frais de location de 50 000 gourdes minimum pour location d’une maison, des frais d’urgence de 25 000 gourdes , des bons alimentaires de 75 000 gourdes le mois , des frais et des matériels scolaires pour les enfants en âge de scolarisation dans les fonds d’urgence de 3 milliards de gourdes décaissés dans le trésor public pour l’exercice fiscal 2021 / 2022 qui n’ont pas été utilisés par le Gouvernement d’Ariel Henry.

À rappeler que l’Organisation des Nations unies a appelé jeudi 10 novembre la République dominicaine à cesser de renvoyer de force les Haïtiens. "Il y a une semaine, j’ai demandé que les expulsions vers Haïti cessent, étant donné les crises humanitaires et des droits de l’homme auxquelles le pays est confronté. Je suis troublé de constater que les retours forcés d’Haïtiens depuis la République dominicaine vers Haïti se poursuivent", a indiqué le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, dans un communiqué.
Smith PRINVIL

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