« Les éducatrices de la garderie Unik ont choisi de se syndiquer pour améliorer leurs conditions de travail et faire respecter leurs droits. La majorité d’entre elles sont issues de l’immigration : elles sont venues au Québec pour une vie meilleure, dans une société qui se dit fondée sur les droits. Et aujourd’hui, elles se retrouvent confrontées à la peur, à la surveillance et à l’intimidation. C’est honteux », s’indigne le président du Conseil central de l’Outaouais-CSN, Alfonso Ibarra Ramirez.
Dans les derniers jours, la propriétaire de la garderie a multiplié les rencontres avec les employées en abordant le processus de syndicalisation et en exigeant que chacune lui remette son téléphone pendant la rencontre. Ce type d’ingérence est interdit dans le Code du travail.
« Le droit à l’association est protégé par la loi. La CSN sera à leurs côtés jusqu’au bout. Nous demandons à la direction de mettre fin immédiatement à ces pratiques illégales et d’entrer en dialogue. Défendre ces éducatrices, c’est défendre la qualité des services de garde pour nos enfants », ajoute monsieur Ibarra Ramirez.
La propriétaire risque des amendes de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Le processus d’accréditation syndical est toujours en cours et se conclura au terme d’une audience prévue le 26 septembre prochain.
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