Édition du 16 juin 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Mouvement des femmes

La Marche mondiale des femmes 2010

Il y aura, en 2010, une Marche mondiale des femmes, comme en 2000. Tout a commencé en 1995 avec la Marche québécoise Du pain et des roses, animée par Françoise David de la Fédération des femmes du Québec. 15 000 personnes étaient rassemblées devant l’Assemblée nationale, à la suite de marches régionales.

En 2000, c’est la première Marche mondiale des femmes impliquant 160 pays. Cinq millions de cartes postales portant les revendications des femmes ont été déposées aux Nations-Unies. Au Québec, 30 000 personnes avaient marché dans Montréal, en particulier contre la pauvreté et la violence faites aux femmes.

En 2005, la Charte mondiale des femmes pour l’humanité a traversé 55 pays. Elle est arrivée au Québec le 7 mai et fut remise aux femmes québécoises et autochtones pour être montée du fleuve à l’Assemblée nationale par une chaîne de 15 000 femmes. Cette Charte mondiale met de l’avant cinq valeurs : liberté, justice, égalité, paix et solidarité.

En 2010, la deuxième Marche mondiale des femmes avance quatre revendications : 1) bien commun et accès aux ressources, 2) autonomie économique des femmes, 3) violence envers les femmes et 4) paix et démilitarisation. Il y aura des marches locales le 12 octobre, des marches régionales les 13 et 14 octobre, des marches inter-régionales les 15 et 16 octobre et un grand Rassemblement national à Rimouski le 17 octobre. Voir détails sur http://www.marchemondialedesfemmes.org C’est la Fédération des femmes du Québec qui a le leadership de cette opération.

C’est quand les femmes se regroupent, s’unissent, que leur cause avance. La preuve ? Quand elles se syndiquent, les femmes obtiennent des gains plus importants, en proportion, que les hommes.

Les femmes sont celles qui ont le plus à gagner en se syndiquant si on analyse les données suivantes : une femme syndiquée gagne en moyenne 19,17 $ de l’heure comparativement à une non-syndiquée qui obtient 13,87 $ de l’heure, soit un écart de 5,30 $ en faveur des femmes syndiquées. Les hommes syndiqués gagnent 20,73 $ de l’heure comparativement à 17,45 $ pour les non-syndiqués, pour un écart de 3,28 $. Donc, en chiffres arrondis, les femmes syndiquées gagnent 5 $ de plus de l’heure que les non-syndiquées alors que les hommes syndiqués gagnent 3 $ de plus de l’heure (données de 2005). Féministes de tous les pays, syndiquez-vous !

Nous sommes présentement en période de luttes défensives devant les attaques du néo-libéralisme. Les mouvements sociaux, dont les femmes, se battent pour maintenir des acquis. En octobre, marchons pour faire avancer la cause des femmes !

L’auteur est organisateur communautaire retraité.

Jacques Fournier

Membre du collectif D’abord solidaires de Longueuil, l’auteur est organisateur communautaire retraité.

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