Édition du 24 novembre 2020

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Négociations du secteur public

Les délégués de la Sépaq donnent une dernière chance à la négociation, confirme le SFPQ

QUÉBEC, le 12 juin 2020 - Les délégués syndicaux de la Sépaq, membre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), estiment qu’il faut donner une dernière chance à la négociation avant d’envisager le recours à la grève. La cinquantaine de délégués représentant les travailleuses et les travailleurs provenant de divers établissements de la Sépaq étaient réunis virtuellement hier en instances pour discuter des moyens à prendre pour faire avancer la négociation qui stagne depuis des mois.

Bien qu’ils aient écarté la grève autour des Fêtes nationales du Québec et du Canada, il ne s’agit que d’un sursis, rappelle le SFPQ, la menace persiste toujours pour les vacances de la construction. « Le message lancé par les délégués est clair : le gouvernement Legault doit une fois pour toutes délivrer à la Sépaq les mandats nécessaires pour permettre de débloquer la négociation devant le conciliateur. Nous espérons que tous les moyens seront pris pour obtenir des avancées à la table de négociation, sinon le recours à la grève plus tard cet été est toujours envisagé », affirme Christian Daigle président général du SFPQ.

Les pistes de travail mises de l’avant par la direction de la Sépaq ont été jugées insuffisantes par le conseil de négociation du SFPQ. « Les négociations durent depuis plus de 18 mois et le canevas de travail proposé est toujours ridicule, mais nous voulons donner toutes les chances d’obtenir une entente négociée. Les augmentations de salaire proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie. Nous avons des téléphonistes-réceptionnistes, des journaliers, des conseillers aux ventes, des jardiniers, des préposés à l’accueil, des guides accompagnateurs et bien d’autres corps d’emplois qui gagnent entre 13 et 14 $ de l’heure, en plus d’avoir un travail saisonnier. Ils méritent de meilleurs salaires. Il n’est plus question pour eux de s’appauvrir année après année », rappelle monsieur Daigle.

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs de la Sépaq se sont prononcés à 94 % pour le déclenchement d’une grève générale au moment opportun.

La négociation porte sur le renouvellement des conventions collectives des quelque 2 000 membres du SFPQ dans les parcs nationaux, les réserves fauniques, le Manoir Montmorency et le Parc de la Chute-Montmorency, le Siège social, les campings des Voltigeurs, les centres touristiques du Lac-Kénogami et du Lac-Simon, le Gîte du Mont-Albert, l’Auberge de montagne des Chic-Chocs et l’Auberge de Port-Menier ainsi que l’Aquarium du Québec.

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