Édition du 21 juin 2022

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Syndicalisme

Les discussions achoppent entre Bell Canada et les groupes des employées de bureau de Bell et d'Aliant

TORONTO, le 8 juill. 2022 - Les discussions achoppent après une semaine de négociations simultanées avec Unifor pour le compte des quelque 6 000 membres du syndicat dans les groupes d’employés et d’employées de bureau de Bell et Aliant.

« Lorsque les membres du personnel de bureau ont voté pour la grève, ils ont fixé une date butoir au processus de négociations. Et bien que les demandes des travailleuses et des travailleurs étaient très claires, cette semaine à la table de négociation, Bell a fait fi des enjeux qui importent le plus à ses employées et employés », a déclaré Chris MacDonald, adjoint au président national d’Unifor. « Les membres de la région de l’Atlantique, du Québec et de l’Ontario se sont unis cette semaine dans leurs négociations, et se sont heurtés aux offres insuffisantes et aux refus obstinés de la direction. »

Les travailleuses et travailleurs exigent une augmentation de salaire équitable, le maintien du télétravail et un plancher d’emploi exécutoire dans l’unité de négociation. Certains membres du personnel de bureau se sont exprimés sur les thèmes de négociation dans des vidéos publiées avant le vote de grève.

« C’est grâce à des membres comme ceux-là que Bell Canada est devenue l’épine dorsale de l’industrie canadienne des télécommunications en plus d’être une entreprise immensément rentable. Pour les travailleuses et travailleurs de Bell, il n’y a rien d’excessif de réclamer que les bons emplois puissent être maintenues au sein de l’entreprise pour des années à venir. », a déclaré Olivier Carrière, adjoint au directeur québécois d’Unifor.

Le vendredi 8 juillet 2022, le groupe Bell Aliant a déposé une demande de conciliation, déclarant une impasse en raison de l’échec des négociations à Toronto. À Bell Aliant, les sections locales 401, 410, 506 et 2289 représentent quelque 1 700 travailleuses et travailleurs.

Le 21 juin 2022, les membres du personnel de bureau de Bell ont voté en faveur de la grève. Les quelque 4 200 travailleuses et travailleurs de l’unité de négociation exécutent des tâches administratives et autres, et vivent et travaillent en Ontario et au Québec.

Les employées et employés de bureau et groupe connexe de Bell sont représentés au Québec par les sections locales 6000, 6001, 6002 et 6003 d’Unifor, et en Ontario par les sections locales 6004, 6005, 6006, 6007, 6008 et 37 d’Unifor. Toutes les sections locales sont représentées au sein du caucus de négociation.

Depuis plus d’une décennie Bell a, dans un effort concerté, réduit la taille de l’unité de négociation par l’attrition, la sous-traitance et d’autres formes d’érosion.

Les conventions collectives des deux groupes sont venues à échéance vers la fin de l’année 2021.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

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