Édition du 21 septembre 2021

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Politique jeunesse

Les jeunes travailleurs et les étudiants sont les laissés pour compte de l'économie, selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et Unifor

TORONTO, le 5 sept. 2014 - Le taux de chômage actuel démontre que les étudiants, les jeunes diplômés et les jeunes travailleurs sont totalement abandonnés par l’économie canadienne, ont déclaré Jerry Dias, président national d’Unifor, et Jessica McCormick, présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

Le mois dernier, un nombre effarant de 20 000 emplois ont été perdus chez les jeunes travailleurs et les étudiants, selon l’Enquête sur la population active de Statistique Canada publiée ce matin.

« Pendant l’été, le taux de chômage des jeunes travailleurs (de 15 à 24 ans) est demeuré obstinément élevé, comme c’est le cas depuis la récession. C’est pourtant la période où les jeunes devraient avoir le plus de facilité à trouver un emploi - l’emploi dont ils ont besoin pour pouvoir retourner à l’école en septembre », a déclaré M. Dias. « Peu importe l’importance de la reprise que nous avons connue, celle-ci a complètement laissé les jeunes de côté. »

« Près d’un demi-million d’étudiants ont repris leurs cours cet automne après avoir passé l’été sans trouver de travail, et ils feront face à un avenir incertain après avoir obtenu leur diplôme », a déclaré Mme McCormick. « Il n’a jamais été aussi difficile de trouver un emploi de qualité, et les étudiants prendront des mesures concrètes pour remédier à cette situation. »

Plus d’un travailleur sur quatre est considéré comme sous-employé du fait d’emplois peu spécialisés, à temps partiel ou temporaires. À l’heure actuelle, on prévoit qu’un jeune diplômé postsecondaire sur trois quittera l’école pour occuper un emploi peu spécialisé, après s’être endetté de 28 000 $ en moyenne.

« Avec des dettes qui atteignent des niveaux records après l’obtention d’un diplôme, les étudiants de cette génération ont des choix de carrières très limités », a ajouté Mme McCormick. « Lorsque plus de la moitié de tous les étudiants doivent emprunter pour financer leur éducation, l’endettement devient un élément décisif dans le choix d’une carrière dans un marché de l’emploi déjà précaire. »

Unifor et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants se sont associés à l’Université Ryerson, au Centre for Labour Management Relations et au Centre canadien de politiques alternatives en vue d’organiser un Sommet sur les emplois de qualité d’envergure nationale à Toronto, du 3 au 5 octobre.

L’objectif de ce sommet est de rassembler les étudiants, les travailleurs, le gouvernement, les employeurs, les syndicats, les décideurs politiques, les chercheurs et les organisations non gouvernementales pour discuter de l’état de l’économie et trouver des façons de créer des possibilités d’emplois significatives et durables - particulièrement pour les jeunes. Le sommet se tiendra au Mattamy Athletic Centre (anciennement, le Maple Leaf Gardens), et on prévoit y accueillir plus de 1 000 personnes.

Les personnes suivantes prendront part à l’événement : Vann Jones, commentateur de CNN et militant des emplois verts ; Elyse Allan, présidente et chef de la direction de GE ; Sheldon Levy, recteur et vice-chancelier de l’Université Ryerson ; David Miller, ancien maire de Toronto et président de la Fédération mondiale de la faune Canada, Jerry Dias, président d’Unifor ; Jim Stanford, économiste d’Unifor ; Preet Banerjee, chroniqueur au Globe and Mail et expert financier ; ainsi que de nombreux autres chefs de file du monde des affaires et leaders d’opinion.

Unifor a également publié aujourd’hui un graphique « the unemployment pages » (en anglais) qui présente les difficultés avec lesquelles les jeunes travailleurs, les étudiants et les jeunes diplômés sont aux prises.

Unifor

À propos du projet Unifor


Depuis deux ans, le SCEP et les TCA ont entrepris le processus de création du nouveau syndicat Unifor. Plusieurs comités composés des membres des deux syndicats ont ainsi travaillé à élaborer les structures, les statuts, le nom et le logo, les politiques, l’intégration, etc. du syndicat Unifor. L’an dernier, les congrès nationaux des deux organisations ont approuvé le processus alors que cette fin de semaine (30 août-1er septembre 2013), se déroule le congrès de fondation à Toronto.

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