Édition du 16 juin 2020

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Négociations du secteur public

Négociations dans le secteur public - Le SPGQ présente une contre-proposition

QUÉBEC, le 1er juin 2020 - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) vient de déposer aux représentants patronaux une contre-proposition dans le cadre des négociations dans le secteur public.

Le SPGQ demande des augmentations salariales de 6,4 % sur trois ans, soit 2,2 % pour 2020, 2,2 % pour 2021 et 2 % pour 2022. « Il s’agit d’une contre-offre raisonnable, juge Line Lamarre, présidente du SPGQ. N’oublions pas que le personnel professionnel travaille d’arrache-pied en coulisse pour gérer la crise actuelle et faire en sorte que l’État continue de remplir ses missions. »

Du même souffle, le syndicat rejette les montants forfaitaires proposés par l’employeur. « Il propose un bonbon, mais ce n’est pas réellement avantageux pour nos membres », indique Mme Lamarre. Le syndicat préférerait que cet argent soit utilisé autrement, notamment en octroyant deux jours de congés mobiles.

Le SPGQ demande aussi une clause remorque et une clause de protection « IPC ». Cette dernière permettrait d’avoir des augmentations de salaire plus généreuses si la hausse de l’indice des prix à la consommation se révélait plus élevée que les augmentations consenties. « Il s’agit de protéger le pouvoir d’achat de nos membres qui n’a cessé de fondre au fil des ans, précise Mme Lamarre. Sans une telle clause, ils risquent encore de s’appauvrir. »

Particularités des secteurs

Par ailleurs, certaines demandes du SPGQ varient en fonction des secteurs. Ainsi, pour ses membres des collèges, le syndicat souhaite une clause pour régler la question des conseillers pédagogiques. Il demande également la formation d’un comité qui aurait pour objectif d’apporter des solutions pour l’attraction et la rétention du personnel, pour contrer la discrimination systémique et pour reconnaître l’éducation supérieure. Une somme équivalant à 3 % de la masse salariale y serait consacrée.

Pour ses membres de la fonction publique, le SPGQ demande de considérer le temps travaillé au-delà de la 35e heure comme des heures supplémentaires à taux majoré. Il veut aussi deux jours de congé pour responsabilités familiales.

Le SPGQ a fait la même demande au sujet des heures supplémentaires pour ses membres de la santé. Il réclame également cinq jours de formation professionnelle.

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