PORTE À PORTE
Ci-gît dans mon logis
le squelette de mon passé antérieur,
enseveli sous ma pile de lettres mortes
qui meublent mon intérieur.
Hantée par mes souvenirs blafards, je rugis.
Je peine à sortir de mon logis
quand le cafard surgit.
Quand je franchis le seuil de la porte,
ma silhouette demeure
à l’intérieur de ma demeure.
Peu m’importe la pluie ou le beau temps ;
ce contretemps, de porte en porte,
je colporte pour défier le temps.
Les rayons ultraviolets
ont percé à jour
ce qui se cache derrière mes volets à contre-jour :
mon ombre, qui me fait de l’ombre dans mon logis.
Zaz pitit Dessalines










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