D’ici 2018-2019, les parents devront débourser 179 M$ de plus en frais de garde. Quand on additionne cette somme aux 129 M$ de coupes prévues, c’est 308 M$ qui seront demandés aux familles du Québec et au réseau de la petite enfance. « Cela représente plus de 11% du budget du ministère de la Famille. Si on demandait le même effort aux patients du système de santé, ça représenterait une somme de 3,8 milliards $. Jamais les Québécois-e-s n’accepteraient cela. Pourquoi alors l’accepter quand il s’agit de nos enfants ? On voit bien maintenant que le Premier ministre a menti aux Québécois-e-s- en campagne électorale quand il a promis d’éviter un choc tarifaire », observe Mme David.
La députée solidaire souligne que la hausse et la modulation des tarifs en garderie favoriseront principalement les services de gardes commerciaux non subventionnés, donc en-dehors du réseau public. En effet, le gouvernement n’a pas prévu ajuster le crédit d’impôt pour frais de garde accordé aux familles qui fréquentent un service non subventionné. Ainsi, dans la majorité des cas, il sera plus avantageux « au net » pour une famille de débourser 35$ par jour dans une garderie commerciale, plutôt que de payer la contribution modulée en fonction de son revenu dans un CPE, désertant ainsi le réseau public.
« En plus de remettre en question l’universalité des services de garde au Québec et de ralentir le développement des CPE, le gouvernement Couillard s’organise pour favoriser le développement chaotique des garderies commerciales avec sa politique de tarification. Si ce n’est pas de l’entêtement idéologique, je me demande bien ce que c’est ! », conclut Mme David.

