Édition du 30 novembre 2021

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Éducation

Québec solidaire veut s'attaquer aux violences sexuelles dans les écoles

MONTRÉAL, le 24 oct. 2021 - La députée de Québec solidaire responsable de l’Éducation, Christine Labrie, a déposé un projet de loi jeudi dernier pour mettre en place une loi-cadre visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les écoles.

« L’école, c’est parfois le seul endroit sécuritaire que fréquente une victime. C’est aussi parfois le pire endroit que fréquente une victime. Les formes de violences sexuelles que peuvent vivre les jeunes sont nombreuses : abus sexuels à la maison, photo intime partagée par des compagnons de classe, violences liées à la sexualité ou à l’identité, etc. Il faut que les intervenants dans les écoles soient mieux outillés, non seulement pour intervenir lorsque des situations se produisent en contexte scolaire, mais aussi pour accueillir le dévoilement d’un jeune qui vit une situation de violence sexuelle à la maison ou dans un autre milieu. L’école doit être un lieu sûr pour les élèves, ils et elles doivent pouvoir s’y confier et obtenir de l’aide rapidement », affirme Christine Labrie.

Le projet de loi prévoit que les établissements d’enseignement préscolaire, primaire et secondaire, de formation professionnelle ou de formation générale aux adultes, qu’ils soient privés ou publics, doivent adopter une politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel. Actuellement, seuls les établissements d’enseignement supérieur doivent se doter d’une telle politique. Or, selon l’INSPQ, plus de la moitié des victimes d’infractions sexuelles enregistrées par les corps policiers sont mineures.

« C’est une nécessité que toutes nos écoles se dotent d’une telle politique. Déjà en 2017, quand il y a eu tout le mouvement de dénonciations, notamment à l’Université Laval, les jeunes prenaient la parole pour demander que toutes les écoles soient intégrées dans la loi-cadre qui ne visait que les établissements d’enseignement supérieur. C’est un besoin qui est encore bien réel. Il faut mieux protéger nos jeunes, les conséquences de la violence sexuelle en bas âge peuvent avoir des impacts graves durant toute la vie des victimes, ce sont des traumatismes qu’il faut éviter à tout prix et prendre en charge de la meilleure façon lorsqu’ils surviennent malgré tout », ajoute Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire.

Les deux députées ont tenu un point de presse ce dimanche au Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal pour faire valoir cette proposition. Elles étaient accompagnées de deux jeunes femmes du collectif « La Voix des jeunes compte », qui se mobilisent depuis plusieurs années pour lutter contre les violences sexuelles à l’école.

« Aujourd’hui, on demande au ministre de l’Éducation Jean François Roberge et au premier ministre du Québec François Legault, de nous croire, de nous écouter et de nous protéger en adoptant le projet de loi qui aura un impact pour tous les jeunes du Québec et les générations à venir », affirme Theryanne, du collectif jeunesse.

« Les violences sexuelles ne devraient pas se produire et n’ont pas leur place dans les établissements scolaires parce qu’un jeune qui les subit peut être amené à décrocher de l’école et sera affecté, brisé pour tout le reste de sa vie », ajoute Kenza, une jeune militante du collectif.

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