« C’est avec enthousiasme que nous allons à la rencontre des lecteurs et lectrices, explique Isabelle Nadeau, porte-parole du syndicat. Nous trouvons toujours une oreille attentive quand nous expliquons que Renaud-Bray refuse de nous payer autre chose qu’un salaire à 15 cents au-dessus du salaire minimum, malgré les profits que la compagnie engrange. »
Les grévistes sensibiliseront également le public sur les nombreuses condamnations émises par le Tribunal administratif du travail (TAT) à l’endroit du groupe Renaud-Bray.
En février dernier, le TAT concluait que Renaud-Bray avait entravé les activités du syndicat et avait utilisé des briseurs de grève depuis le déclenchement du conflit. En août 2024, le TAT déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi.
« Depuis le début des négociations, Renaud-Bray a tout fait pour intimider ses employé-es, préférant user de menaces, d’entraves et d’intimidation plutôt que de négocier de bonne foi avec ses employé-es », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN, Mélanie Pelletier.
« Il est grand temps que l’entreprise dirigée par Blaise Renaud accepte de se conformer à la loi plutôt que de chercher sans cesse à la contourner », ajoute le président de la Fédération du commerce-CSN, Serge Monette.
Renaud-Bray devra également se défendre d’avoir contrevenu à plusieurs articles du Code du travail en annonçant le 9 octobre 2025, sans préavis, la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale. Une plainte en ce sens a été déposée au TAT en novembre dernier par le syndicat et la CSN.




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