Édition du 20 septembre 2022

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Syndicalisme

Soins de santé en péril en Abitibi-Témiscamingue : la FIQ-SISSAT dénonce l'inaction du gouvernement Legault

ROUYN-NORANDA, QC, le 27 avril 2022 - Réclamant le statut particulier depuis plus de deux ans pour attirer et retenir les professionnelles en soins dans la région et ainsi maintenir les soins et les services à la population, la FIQ-Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT) et la FIQ nationale dénoncent l’inertie du gouvernement de la CAQ. La présidente de la FIQ nationale, Julie Bouchard, est d’ailleurs de passage aujourd’hui dans la région pour appuyer les représentantes syndicales et rencontrer avec elles les membres et la direction du CISSS-AT.

Malgré les demandes répétées pour obtenir le statut particulier, tant au niveau régional que provincial, le syndicat se butte à une simple reconnaissance de la problématique sans réelle volonté politique de déployer les mesures qui s’imposent. La population et les acteurs locaux sont pourtant du même avis que le syndicat et font également pression. Ce déni ne fait que continuer de voir déferler dans la région des coupures de services, des plans de délestage, une détérioration des conditions de travail des professionnelles en soins, une forte augmentation du recours au temps supplémentaire allant parfois jusqu’à être obligatoire et une utilisation excessive de la main-d’œuvre indépendante, engendrant des coûts faramineux.

« Cet argent pourrait être mieux investi afin de pérenniser les soins et les services auxquels la population a droit. Par exemple, on pourrait instaurer des mesures comme le maintien des primes liées à la COVID-19, l’ajout d’une prime salariale de rétention, l’aménagement d’horaires de travail permettant davantage aux professionnelles en soins de concilier leur travail et leur vie familiale et personnelle », explique Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT. « Le gouvernement de la CAQ nous avait promis six postes d’infirmières cliniciennes spécialisées en obstétrique il y a bientôt un an. Ceux-ci n’ont pas encore été affichés alors que certaines unités mère-enfant sont toujours en situation extrêmement précaire », ajoute M. Blais.

« La main-d’œuvre indépendante est extrêmement problématique partout au Québec, car ce n’est ni plus ni moins qu’une porte de sortie pour nos membres qui quittent le réseau public pour aller travailler au privé, souvent pour des raisons de conciliation travail-famille-vie personnelle », dénonce Julie Bouchard, présidente de la FIQ. « On voit qu’en région éloignée, c’est une problématique préoccupante qui a un impact sur celles qui restent dans le réseau public », ajoute Mme Bouchard.

Le syndicat appréhende la saison estivale alors que 5 500 quarts de travail seront à découvert. La région est déjà aux prises avec des plans de contingence et des coupures de services, qu’en sera-t-il cet été, se questionne le syndicat.

Le syndicat et les professionnelles en soins de la région n’ont pas l’intention d’abandonner la population et vont continuer de revendiquer le statut particulier. Des actions sont prévues au cours des prochaines semaines.

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