Édition du 24 janvier 2023

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

États-Unis

« Supersize my pay » : Le slogan qui dit tout !

C’était jour de grève ce jeudi pour des milliers d’employés de McDonald’s, Domino’s, Wendy’s, Pizza Hut, PFK et autres bannières « fast food ». Ils sont descendus dans la rue pour réclamer un salaire décent, 15 $ de l’heure, et le droit de former un syndicat sans entraves ni représailles.

Tiré du site de l’Aut’ Journal (http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4766).

Amorcé par un débrayage sans précédant le 29 novembre dernier à New York, le mouvement de mobilisation et d’organisation de ces travailleurs n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil des mois. Des manifestations sporadiques ont eu lieu à Détroit, Chicago, Houston et Los Angeles notamment.
Des groupes se sont organisés dans plusieurs villes, portant les mêmes revendications. La manifestation nationale de jeudi aurait touché une cinquantaine de villes, du jamais vu pour cette industrie.
Dans ce contexte, nous offrons à nos lecteurs un dossier spécial sur la campagne « Fast Food Forward » de New York, initialement publié dans la revue Vie Économique, au printemps dernier.

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Pour une deuxième fois en un peu plus de quatre mois, des centaines d’employés des chaînes de restauration rapide de New York ont débrayé, le temps d’une journée, le 4 avril dernier. Ils étaient entre 400 et 500 travailleurs à manifester dans les rues de la Grosse Pomme, brandissant leurs pancartes et criant leurs slogans devant une soixantaine de restaurants des chaînes McDonald’s, Burger King, Domino’s, Wendy’s, Pizza Hut, KFC, Taco Bell et autres bannières « fast food ».

Les revendications du mouvement organisé par Fast Food Forward, une coalition d’organisations syndicales, communautaires et religieuses, sont claires et simples : une hausse des salaires à 15 $ de l’heure travaillée et le droit de former un syndicat sans entrave ni représailles pour les employés.

Un premier débrayage a eut lieu le 29 novembre 2012, mais celui du 4 avril serait deux fois plus important selon les organisateurs, signe que le mouvement prend de l’ampleur. Manque de respect, salaires insuffisants, absence de congés de maladie et d’avantages sociaux, heures coupées et horaires changeants sont le lot quotidien de ces travailleurs. Une situation intenable qui les a finalement poussés à prendre le chemin de la rue.
« Ce qui s’est passé en novembre a permis de constater que les travailleur étaient prêts et capables d’aller en grève et de prendre des risques, comme ça ne s’est jamais vu dans l’industrie du "fast food". Les gens ont été encouragés par ce qui s’est passé », explique au New York Times Jonathan Westin, directeur de New York Communities for Change, une organisation impliquée dans le mouvement. (traduction libre)

Là où la loi a failli

Fast Food Forward est un bel exemple de prise en charge par les travailleurs de leur bien-être économique. Pour l’économiste du travail Mark Price, augmenter les salaires, spécialement les plus bas et ceux de la classe moyenne1, constitue la seule façon de renverser la lenteur de la reprise économique et la hausse du taux de chômage. Compte tenu du taux de roulement élevé des employés dans l’industrie de la restauration rapide et de la grande disponibilité de la main-d’œuvre, la seule façon d’y arriver est l’organisation syndicale des travailleurs.

Atteignant à peine 6,6 % dans le secteur privé, le taux de syndicalisation est en chute libre depuis les trente dernières années aux États-Unis.
Le journaliste américain Josh Eidelson souligne que depuis 1935, la loi fédérale est censée accorder la possibilité aux travailleurs qui le souhaitent de tenir une élection pour former un syndicat et forcer leur employeur à négocier les conditions de travail. Mais il n’est est rien2. Le processus menant à la tenue d’un vote syndical favorise la multiplication des délais et accorde ainsi à l’employeur des opportunités d’intimidation à l’endroit des travailleurs.

Plus encore, les employeurs qui congédient des employés en raison de leurs activités syndicales n’écopent que de maigres pénalités au terme de nombreuses années de luttes administratives et juridiques. Lorsqu’une accréditation est finalement arrachée de chaude lutte par les travailleurs, s’ajoutent encore des délais interminables avant de conclure une première convention collective. Ainsi, même si, en principe, la loi américaine garantit aux travailleurs le droit de négocier collectivement, la réalité est que cette garantie repose essentiellement sur la bonne volonté de l’employeur.
La législation ayant failli à défendre les droits des travailleurs, la clef pour une pratique innovante des organisations syndicales est de ne pas se laisser contraindre par le système légal, fait valoir Stephen Lerner, un organisateur syndical de longue date, notamment pour la campagne Justice for Janitors.

Une campagne différente

Ce n’est pas la première tentative de syndicalisation des employés des chaînes de restauration rapide, toutes s’étant soldées par des échecs, comme en témoigne l’absence d’organisation syndicale dans cette industrie. Ce sont précisément les revers répétés des campagnes traditionnelles qui ont mené à cette volonté d’innovation des pratiques.

Walmart est certainement un des cas les plus éloquents. Au cours des années 2000, de nombreuses campagnes attaquant l’image et la réputation de Walmart, relativement aux conditions de travail de ses employés, à ses pratiques de gestion de personnel douteuses, à ses pratiques antisyndicales déloyales et à son modèle d’approvisionnement insidieux, n’ont eu en définitive que bien peu d’effets. Chaque fois, Walmart a patiemment attendu que la tempête et la mauvaise presse passent, se contentant de relayer des déclarations formatées par le biais de ses porte-paroles.

La seule façon de sortir de ce carcan, font valoir les organisateurs de Fast Food Forward, est de bâtir un mouvement qui implique et engage les travailleurs, dans leur milieu de travail et dans leur communauté. C’est d’ailleurs l’une des particularités de cette campagne : bien ancré dans la communauté, le mouvement est chapeauté par New York Communities for Change, The Black Institute, United NY.org et Service Employees International Union (SEIU).
Bien que le SEIU apporte un support essentiel à la campagne, l’imposante organisation syndicale demeure plutôt silencieuse. La parole est principalement cédée aux travailleurs impliqués et aux représentants de Fast Food Forward qui multiplient les entrevues dans les médias. Ainsi, même si l’une des deux revendications concerne le droit à la syndicalisation, ce n’est pas le discours syndical qui est mis de l’avant, mais celui des travailleurs.

Fast Food Forward incarne cette volonté d’organiser les travailleurs différemment, de trouver des pratiques nouvelles adaptées aux réalités de ces milieux de travail. Si les campagnes de syndicalisation traditionnelles ont connu des succès certains dans les milieux de travail conventionnels, dans le secteur manufacturier par exemple, elles ont échoué jusqu’à aujourd’hui à organiser les travailleurs de la restauration rapide.

Pendant longtemps, les syndicats ont évité l’industrie du « fast food » en raison des trop bas salaires, du taux de roulement élevé et, conséquemment, de la difficulté à organiser les employés. Pourtant, les emplois offrant de bas salaires occupent une part grandissante de l’économie américaine. Au cours de la prochaine décennie, cette catégorie d’emplois représentera sept emplois sur dix, estime le Bureau of Labor Statistics.

« C’était la même chose au début des années 1900, lorsque les syndicats ont syndiqué les manufactures, explique Jonathan Westin de NYCC dans une entrevue à The Atlantic. Ils les ont syndiqués, ce qui a contribué à élever tout un segment de la population dans la classe moyenne » (traduction libre).
Fast Food Forward n’est pas une campagne traditionnelle, en ce sens où elle ne vise pas un employeur en particulier mais l’ensemble du secteur économique de la restauration rapide à New York, de façon à hausser les standards des conditions de travail pour tous. Ainsi, plutôt que d’attendre que la majorité des employés soient prêts à prendre le risque d’aller en grève, les organisateurs privilégient de courts débrayages avec une minorité, dans l’espoir d’inspirer leurs confrères à joindre le mouvement et à descendre dans la rue la prochaine fois. En ce sens, la grève du 4 avril est une réussite : en doublant ses effectifs, elle confirme que le mouvement gagne du terrain parmi les travailleurs.

Dans cette perspective, le retour au travail sans heurts ni problèmes des manifestants est primordial pour l’image du mouvement et pour gagner la confiance des employés. FFF consacre d’importantes énergies et ressources à la défense de ceux qui ont été congédiés pour des activités syndicales afin qu’ils réintègrent leur emploi.

Le salaire minimum dans la mire

Le salaire annuel moyen des employés des bannières « fast food » à New York est de 11 000 $. La plupart d’entre eux ont un salaire horaire avoisinant le salaire minimum prescrit par la loi fédérale américaine, soit 7,25 $ de l’heure. Une rémunération largement insuffisante pour subvenir à leurs besoins élémentaires, encore moins à ceux d’une famille.

Ces emplois ne sont pas réservés à des étudiants ou à de jeunes travailleurs. La crise économique contraint, depuis 2008, de nombreux travailleurs ayant perdu leur emploi à salaire moyen à se tourner vers ces emplois, à défaut de trouver mieux. Plusieurs doivent conjuguer deux, voire trois emplois pour boucler les fins de mois et ils comptent sur les bons alimentaires pour se nourrir.

Le Bureau of Labor Statistics relève que l’âge médian des employés des « fast food » à travers les États-Unis est de plus de 28 ans. Pour les femmes, qui occupent les deux tiers de ces emplois, l’âge médian dépasse 32 ans.
Malgré la récession, l’industrie du « fast food » a continué d’enregistrer des hausses de profits. Yum ! Brands, qui opère notamment les bannières Pizza Hut, Taco Bell et KFC, a haussé ses profits de 45% au cours des quatre dernières années. Ceux de McDonald’s ont bondi de 130% pour la même période3.

Si les salaires sont demeurés bas, c’est entre autres parce que ces emplois requièrent peu d’éducation, d’habiletés et de compétences spécifiques. Il s’agit donc d’une main-d’œuvre facilement remplaçable. D’ailleurs, le nombre de travailleurs désespérément à la recherche d’un emploi, peu importe lequel, est grandissant.

À première vue, on pourrait en conclure que les lois du marché l’ont déterminé ainsi, mais la réalité est plus complexe. Les bas salariés représentent des coûts pour la société américaine : ils dépendent souvent des bons alimentaires et nécessitent de l’aide gouvernementale via les programmes sociaux. Si les politiques publiques doivent pouvoir offrir un support adéquat aux bas salariés, il n’y a toutefois aucune raison pour que le coût de la vie ne soit pas reflété dans les salaires et les conditions de travail offerts par cette industrie, explique l’économiste Mark Price.

Cette lutte des travailleurs pour obtenir ce qu’ils appellent un « living wage » survient alors que l’État de New York s’apprête à hausser le salaire minimum à 8 $ de l’heure travaillée au 31 décembre de cette année. Il sera ensuite augmenté à 8,75 $ l’année suivante et atteindra 9 $ celle d’après.
Mais 9 $ de l’heure, c’est encore loin d’être suffisant pour vivre décemment à New York. Un rapport datant de 2010 produit par le Women’s Center for Education and Career Advancement, stipulait que le salaire horaire suffisant permettant de vivre sans dépendre de l’aide gouvernementale pour un adulte seul habitant dans le Bronx, quartier où le coût de la vie est le plus bas, était alors de 12,56 $ de l’heure. Pour un adulte vivant avec un enfant, il faut pouvoir compter sur un salaire de 23,39 $ de l’heure.

Syndicalisation des « McJobs » : 20 ans après l’expérience québécoise

Le Québec a aussi connu des tentatives, infructueuses, de syndicalisation des employés de la restauration rapide par la CSN, les Teamsters et les TUAC 500 notamment.

En 1993, les TUAC 500 syndiquent un McDonald’s à St-Hubert, qui sera finalement fermé. Pourtant, à l’époque, on parlait carrément d’une « conquête » des McDo. « Mais en bout de ligne, le bilan est simple : rien. Tout comme pour ce qui est de la syndicalisation des Walmart au Québec. Ils ont fermé les McDo, comme Walmart a fermé Jonquière et désaccrédité St-Hyacinthe et Gatineau », indique le président des TUAC 500, Antonio Filato, impliqué dans le dossier des McDonald’s à l’époque.

« Walmart, en 1990, venait d’acheter Woolco. C’était nos premiers véritables contacts avec ces compagnies américaines antisyndicales, à leur attitude et à leurs pratiques. McDo, c’était un symbole de ça à l’époque et un premier contact pour nous avec ces armées d’avocats, les « unionbusters ». On ne voyait pas ça, avant, une armée d’avocats dédiés entièrement à contrer la syndicalisation ».

20 ans plus tard, pourrait-on voir une campagne non traditionnelle du type Fast Food Forward au Québec, toujours dans le secteur de l’alimentation rapide ? « Pas pour le moment, je crois », soutient le dirigeant syndical, soulevant deux éléments de réponse.

Le premier concerne les différences entre les politiques publiques des États-Unis et celles du Québec. Le salaire minimum au Québec est de 10,15 $ de l’heure. « Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux que 7,25 $. Ça évite en partie la grogne des employés des « fast food » aux États-Unis. Avec la pénurie de main-d’œuvre qu’il y a dans le secteur des services ici, les travailleurs mécontents vont ailleurs. Les conditions ne sont pas vraiment meilleures, mais ils ont la possibilité de changer. Parfois, le salaire est un peu plus élevé, mais sans avantages sociaux et aux conditions minimales. Mais, au Sud, il n’y a pas d’autres emplois. Ils sont pris avec ce qu’ils ont. » Ce qui crée un terreau fertile pour une campagne de syndicalisation.

Au-delà des salaires, il faut aussi considérer l’ensemble du tissu social, une comparaison nettement à l’avantage des Québécois : régime d’assurance maladie, régime d’assurance parentale, régimes publics de retraite, garderies à 7$ par jour, pour ne nommer que ceux-là, contribuent à diminuer le poids financier sur les individus et à assurer collectivement un filet social aux bas salariés, rendant leur situation moins précaire que celle des Américains.
M. Filato estime que le deuxième élément tient au fait qu’il n’y a pas, au Québec, de syndicat spécialisé dans l’industrie de la restauration rapide. D’ailleurs, la présence syndicale est nulle dans ces établissements.
« Vous savez, on n’entre pas dans un milieu de travail en disant : Signez vos cartes, on vous syndique ! Ce sont eux qui nous contactent, parce qu’ils en ont besoin et qu’ils le souhaitent. »

Vous ne recevez donc pas d’appels ? « Pas vraiment. Mais nous ne sommes pas vraiment en contact avec eux non plus. Ce qui est bien différent avec les employés de Walmart par exemple. Mais je ne dis pas que Fast Food Forward ne pourrait pas inspirer des gens. »

On apprenait en mars dernier que les TUAC 500 s’affèrent actuellement à mettre sur pied une organisation inspirée de l’expérience américaine OUR Walmart. Notre Walmart lancera ses activités au Québec officiellement cet automne, au moment où Target, concurrent direct de Walmart, ouvrira ses premiers magasins chez nous.

Le Syndicat des travailleurs et Travailleuses Unis de l’Alimentation et du Commerce (TUAC) est la branche canadienne du syndicat international United Food and Commercial Workers (UFCW). Antonio Filato estime que les liens que son organisation entretient avec les syndicats américains sont d’une grande importance à la fois sur le plan politique et sur le terrain.

« Il faut bien comprendre ce que sont les « right to work states » et l’impact que ces lois ont sur le mouvement syndical. Leur expérience, parfois malheureuse, est importante pour nous. Nous ne vivons pas en vase clos. Il y a beaucoup d’échanges d’informations entre les syndicats. Le fait que les campagnes OUR Walmart et Fast Food Forward surviennent en même n’est pas un hasard. Il y a une volonté chez un certain nombre de syndicats américains de faire du syndicalisme autrement et ça se traduit comme ça. »

Pour M. Filato, les syndicats doivent renouer avec le terrain, reprendre contact directement avec les travailleurs, revoir les modèles d’organisations, s’adapter aux milieux de travail et prendre des risques. « Il faut retourner sur le terrain comme dans les années cinquante. Il faut faire du recrutement et organiser sur le terrain. Il faut lâcher un peu les grands discours et les micros des journalistes. Ces campagnes donnent des résultats. » Il insiste sur le fait que Fast Food Forward et OUR Walmart s’inscrivent dans cette philosophie, une forme de renouveau syndical à l’américaine.

Au Québec, Notre Walmart adopte un modèle similaire et Target nos droits, une initiative des TUAC 500 pour défendre les droits des travailleurs de Zellers congédiés (27 300 à travers le Canada, dont 5 000 au Québec), s’inscrit aussi dans cette mouvance d’organisation non traditionnelle de travailleurs.
Aux États-Unis comme au Québec, les syndicats dénoncent le fait que les lois ne sont plus adaptées aux nouvelles réalités des milieux de travail et nuisent bien souvent au processus de syndicalisation.

« On doit mettre les lois de côté un peu parce que ces entreprises les utilisent pour écraser les travailleurs, dénonce M. Filato. Ça me donne quoi de me syndiquer ? En ce moment, dans certains cas comme au Walmart de Jonquière, les procédures juridiques sont tellement longues que ça ne donne rien. »

Chose certaine, l’exemple de la campagne de syndicalisation des « McJobs » à New York témoigne d’une volonté d’organiser les travailleurs autrement. Comme le souligne Kate Bronfenbrenner, directrice du centre de recherche et d’étude sur le travail à l’Université Cornell, les syndicats doivent impérativement remettre l’organisation à l’avant-plan pour assurer leur survie.

« Pour toutes les grandes organisations syndicales, les réformes des politiques et des lois du travail sont devenues de plus grandes priorités que l’organisation. » Et pourtant, « un syndicat n’a de pouvoir politique que si ses membres sont activement engagés dans leur syndicat et dans leur communauté et qu’ils sont prêts à se battre pour la reconnaissance et le respect de leur droit de former un syndicat et leur droit de négocier collectivement leurs conditions de travail »4 (traductions libres).

Un salaire décent, un droit économique et social : « I am a man »

Le choix du 4 avril pour le déploiement d’une deuxième grève du mouvement Fast Food Forward n’est pas le fruit du hasard. Elle concorde avec le 45e anniversaire du décès du révérend Martin Luther King, assassiné à Memphis alors qu’il apportait son support aux travailleurs des services sanitaires en grève.

Les grévistes dénonçaient les abus envers les employés noirs et réclamaient des salaires décents, ainsi que la reconnaissance de leur syndicat. On pouvait d’ailleurs voir de nombreuses pancartes dans les mains des manifestants, le 4 avril dernier, avec l’inscription « I am a man », un clin d’œil aux célèbres paroles de Martin Luther King.

Alvin Turner et Baxter Leach, anciens grévistes des services sanitaires de Memphis, se sont rendus à Manhattan pour rencontrer un groupe d’employés impliqués dans la campagne FFF, avant le débrayage du 4 avril. « The same fight that we fought in 1968, we are fighting today », ont-ils dit. « If you don’t stand up, you’re going to stay with what you got. And if you do stand up, you’re opening the door for someone else. »5

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