Édition du 19 mai 2020

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Féminisme

Action de clôture de la Marche mondiale des femmes à Trois-Rivières - « Il est temps de se libérer du sexisme gouvernemental », Manon Massé

TROIS-RIVIÈRES, QC, le 17 oct. 2015 - La députée de Québec solidaire Manon Massé s’est jointe aujourd’hui aux milliers de marcheuses et marcheurs lors de la Marche mondiale des femmes à Trois-Rivières. À la même occasion, Mme Massé a aussi participé avec des centaines de femmes à un die-in rappelant la mort et la disparition de 1186 femmes autochtones au Canada. « Nos gouvernements utilisent le concept d’égalité quand ça leur sert publiquement, mais travaillent en coulisses à éroder les droits des femmes. Aujourd’hui, des milliers de personnes se sont réunies pour rappeler que les femmes du Québec ont certes connu des victoires, mais que le combat est loin d’être terminé », déclare Manon Massé.

Le message envoyé aux femmes, qui sont les premières à se débattre avec les politiques économiques des gouvernements québécois et canadien, en est un de désintérêt. Pour la députée, les classes politiques québécoise et canadienne sont coupables d’un certain sexisme politique et économique. « Comment nos gouvernements peuvent pavoiser en affirmant que l’égalité est au coeur de leurs politiques alors que leurs politiques économiques désavantagent des millions de femmes ? Au Québec, trop de femmes sont encore sous-payées, travaillent à un salaire minimum qui ne leur permet pas de sortir de la pauvreté, sont victimes de violences, pensent à quitter le marché du travail en raison de la hausse des coûts de garderie, soutiennent à bout de bras des organismes communautaires et sont proches aidantes sans l’aide de l’État. Comme députée féministe, je suis outrée tous les jours par l’insensibilité gouvernementale face à la situation de plus en plus difficile de milliers de femmes au Québec ». 

Pour rappeler les 1186 femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada depuis 20 ans, des centaines de marcheuses ont participé à un die-in de solidarité. La députée était du lot. « En proportion, cela équivaut à 35 000 femmes canadiennes ou à 8250 femmes québécoises. Il est absolument temps d’agir, notamment avec la tenue d’une commission nationale d’enquête au niveau fédéral, mais aussi dans notre propre cour ici au Québec. En ce moment, on demande aux femmes autochtones d’attendre bien sagement leur tour ! ». 

« Au nom de Québec solidaire, le seul parti qui s’affiche ouvertement féministe à l’Assemblée nationale, j’appelle nos gouvernements à travailler avec les femmes pour mettre en place les conditions leur permettant d’atteindre une véritable égalité », conclut Mme Massé.

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