Édition du 24 mai 2022

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Afrique

Africains d’Ukraine. L’exode la peur au ventre

Le 24 février, la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine. Sous une avalanche de feu, des millions d’Ukrainiens ont fui leurs foyers. Au moment de l’invasion, le pays accueillait 23 000 étudiants africains. Beaucoup d’entre eux se sont retrouvés sur la route de l’exode. La photographe Adrienne Surprenant a recueilli leurs témoignages entre l’Ukraine, la Pologne et la France.

Tiré d’Afrique XXI.

Le 24 février 2022, vers 5 heures du matin, trois explosions à Kyiv annoncent le début d’une guerre qui a, depuis, causé la mort de plusieurs milliers de civils en Ukraine (1). En ce début d’année, 23 000 étudiants africains étaient inscrits dans les universités ukrainiennes, représentant quelque 30 % des étudiants étrangers. Le pays jouxtant les frontières de l’Union européenne offre une éducation de qualité en médecine et dans les secteurs économiques et technologiques, au point d’être la cinquième destination des jeunes universitaires du continent africain. Le coût moins élevé des études et de la vie, la reconnaissance des diplômes au niveau européen et mondial, sont les autres paramètres qui expliquent l’engouement pour ce pays.

Le 25 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky annonce une mesure forte : afin d’assurer la défense du pays, les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans ne peuvent plus quitter le territoire. Quid des étrangers ? Les réseaux sociaux s’enflamment, dénonçant un tri entre les réfugiés essayant de traverser la frontière. Des vidéos montrant des hommes africains mis à l’écart provoquent une série de réactions internationales. En Pologne, certains se sont retrouvés en détention, comme l’ont révélé plusieurs médias et l’ONG d’investigation Lighthouse Reports.

Human Rights Watch (HRW) a collecté plus de trente témoignages de non-Ukrainiens « révélant un blocage empêchant les étrangers d’embarquer dans les autobus ou les trains, en apparence pour prioriser les femmes et les enfants ukrainiens ». Une enquête d’Amnesty International corrobore ces actes discriminatoires et mentionne l’attaque raciste contre trois Indiens ayant fui l’Ukraine pour la Pologne. L’Union africaine s’est dite « préoccupée » et a exhorté « tous les pays à respecter le droit international et à faire preuve de la même empathie et du même soutien envers toutes les personnes qui fuient la guerre ».

Certaines ambassades africaines se mobilisent dans les pays frontaliers pour aider leurs ressortissants. C’est le cas en Pologne, pays qui accueille depuis le début de la guerre plus de la moitié des réfugiés ayant fui l’Ukraine, et où plusieurs d’entre elles ont mis en commun leurs moyens.

La fuite de William et de sa famille

Tandis que ces mesures se mettent en place, William se prépare à fuir. Ce Ghanéen, son épouse ukrainienne et leurs deux enfants vivent dans la ville portuaire d’Odessa, située au sud de Kyiv, au bord de la mer Noire. Sur la plage, lieu de ses balades depuis cinq ans, flotte désormais la menace d’une attaque maritime (2).

Arrivé en Ukraine il y a neuf ans pour étudier la médecine, William s’est épris d’une Ukrainienne réfugiée du Donbass, une région de l’est du pays en proie à une crise séparatiste et où la guerre n’a jamais cessé depuis 2014 (3). Ensemble, ils ont eu un premier enfant en 2015, Martin. « Devenu père, je ne pouvais plus dépendre financièrement de mes parents, explique le jeune homme de 27 ans. J’ai donc arrêté mes études et commencé à travailler comme électricien. » Six ans plus tard, le petit Kyle est né. Aujourd’hui, l’invasion russe a poussé la famille vers les quais de la gare, quelques effets personnels à la main.

Le 28 février, vers 10 heures du matin, ils embarquent dans un train en direction de Lviv, ville refuge située à l’ouest de l’Ukraine où se pressent des millions de personnes. Après une douzaine d’heures de trajet à travers des champs prêts à être semés et des petites gares de villages protégées par des barricades de sacs de sable blancs, ils sont arrivés dans une gare bondée. La foule tente de rejoindre le quai numéro 5 pour embarquer dans un train vers la Pologne.

William est mis à l’écart avec un groupe d’Africains. C’est la panique. Sa femme et ses deux enfants arrivent à monter dans un wagon. William regarde le train les conduire en sécurité, quand il réalise que son téléphone a été volé.

Après de longues heures d’attente, il se retrouve dans un wagon rempli « que de Noirs » en direction de la Pologne. « C’était comme la ségrégation », dit-il. Déboussolé, il descend à Chelm, à 250 km de Varsovie où sont arrivés sa femme et leurs deux enfants. Les transports, gratuits pour les réfugiés ukrainiens, sont payants pour lui. Il se fait envoyer de l’argent par sa belle famille restée en Ukraine.

Réunis à Varsovie, ils décident de repartir vers la frontière ukrainienne, à Przemysl. « Une chance que je connaisse le numéro de ma femme par cœur », soupire-t-il quelques jours plus tard, en enlaçant Kyle qui dessine assis sur ses genoux.

Ils ne sont pas arrivés au bout de leurs peines : trouver un centre d’hébergement qui accepte toute la famille s’avère difficile. Ils ont deux jours pour quitter le gymnase qui les accueille. Tout au long de l’entrevue, nous sommes épiés. De jeunes volontaires s’approchent pour écouter des bribes de l’entrevue. « Il y a beaucoup de racisme dans la région, déplore William. Certains [Africains] sont déçus, ils pensent que cette guerre est une excuse pour les maltraiter. Mais je suis marié à une Ukrainienne, je ne peux pas penser ça. »

Le 3 mars, l’Union européenne a décidé d’une mesure exceptionnelle : offrir la « protection temporaire » aux réfugiés ukrainiens. Celle-ci régularise la présence de plus de 4 millions de personnes en Europe – leur permettant notamment de travailler et d’accéder à une couverture sociale et médicale. Mais cette mesure ne s’applique pas aux étrangers qui ont fui l’Ukraine - un choix dénoncé par plusieurs ONG françaises. William, qui a toujours un visa étudiant, craint d’être une fois de plus séparé de sa famille.

Pour Linora et ses amies, « tout ce qui importe, c’est étudier »

Quand la guerre a commencé, Linora, Gloria, Goan et Halima entamaient leur première année de médecine à Ternopil, capitale de l’oblast (4) de Ternopil, une région située à l’ouest de l’Ukraine. Les quatre Nigérianes ont trouvé refuge chez le docteur Kenneth, un professeur nigérian qui vit dans une banlieue paisible de Lublin, en Pologne, et qui a des liens de parenté avec l’une d’elles. C’est là que je les rencontre, le 4 mars. Dans cette ville située entre la frontière ukrainienne et Varsovie, un réseau nigérian de solidarité s’est mis en place via un groupe créé sur whatsapp.

Avec le Dr Kenneth, les étudiantes regardent les nouvelles à la télé d’un œil distrait. Âgées de 17 à 23 ans, elles se préparent à retourner au Nigeria, où elles devront attendre le mois de septembre pour rejoindre les bancs de l’université. « L’Ukraine était en paix », soupire l’une d’elle, ignorant tout de la guerre du Donbass qui sévit depuis 2014. Leur hôte sourit : « Elles ne connaissent pas l’histoire de l’Europe. Pour elles, tout ce qui importe, c’est étudier… puis travailler. »

« Je suis triste pour mes études, mais au moins nous n’avons pas été blessées. Le plus important était de sécuriser nos vies, poursuit Goan. Nos parents nous appelaient tous les jours pour nous dire de fuir. On devait leur dire que tout allait bien, même si on avait un peu peur. »

Quand elles sont parties, il ne restait que quinze étudiants étrangers à Ternopil. Elles s’étaient habituées au son des alertes aériennes lorsque l’auberge où elles logeaient est devenue une base militaire. Craignant un bombardement, la propriétaire leur a recommandé de partir. « Notre trajet jusqu’ici n’a pas été simple, c’était très tendu », raconte Goan. La hotline mise en place par le gouvernement nigérian ne fonctionnait pas. Elles ont dû se débrouiller, aidées de temps en temps, soulignent-elles, par des Ukrainiens. « On utilisait une application de traduction pour se faire comprendre. »

Paul, sa « deuxième maison » et ses amis ukrainiens

Tous n’ont pas fui l’Ukraine. Je rencontre Paul (prénom d’emprunt) à Lviv, qui a vu sa population augmenter de 30 % depuis le début de la guerre en accueillant une partie des 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Ce Gabonais de 24 ans avait commencé à apprendre la langue de Goethe pour pouvoir étudier en Allemagne. Les obstacles administratifs l’ont découragé. L’Ukraine était plus accessible. Paul, étudiant en informatique, est issu d’une famille aisée. Il avait fait de Kyiv sa « deuxième maison ». Depuis trois ans, il fréquentait les bars huppés de son quartier avec ses camarades de classe, vingt-deux Ukrainiens dont certains étaient devenus des amis. Puis, mi-mars, ses fenêtres ont volé en éclat, soufflées par l’explosion d’un missile tombé non loin de son appartement. Sur son smartphone, il me montre la vidéo de cette attaque, diffusée sur les réseaux sociaux.

« À ce moment, j’ai réalisé que la guerre était sérieuse, raconte-t-il devant une tasse de chocolat chaud. C’est la première fois que je vis une expérience pareille, et j’espère la dernière. Les émotions sont mauvaises. Tant de personnes ont perdu leur maison, leur vie, leur travail. Quand on est forcé de tout recommencer à zéro, c’est horrible. » Paul est toujours à Lviv et ne souhaite pas en partir.

L’humiliation de Rostand

Après avoir quitté l’Ukraine, où aller ? Des Africains ont décidé de rejoindre la France. Certains échouent à Calais, espérant rejoindre l’Angleterre. D’autres sont accueillis chez des parents. Rostand Bangou n’a pas de famille en France, mais ce Camerounais âgé de 20 ans a trouvé refuge à Paris. Je le rencontre le 4 avril dans un petit local du 18e arrondissement occupé par l’association « La Maison des Camerounais de France ».

La fuite n’a pas été simple. Le 22 février, lorsque Vladimir Poutine envoie ses troupes dans les territoires séparatistes du Donbass, après avoir reconnu leur indépendance, Rostand fuit Marioupol, ville portuaire stratégique du Donbass. Il rejoint Dnipro, à 300 km au nord, « la peur au ventre ». Deux jours plus tard, la guerre est déclarée et son rêve d’un diplôme en intelligence artificielle s’effondre.

Il fuit une seconde fois, en direction de la Pologne, « car il n’y avait plus aucun lieu sûr en Ukraine ». Lui aussi a connu le tri à Lviv. Il s’est fait sortir du train une première fois par les contrôleurs. « C’était normal, ils voulaient que les femmes et les enfants passent d’abord », soupire-t-il. Et une fois qu’il a finit par trouver une place dans un autre wagon, les enfants se sont mis à pleurer et les femmes à crier, « parce que j’étais Noir et que ce n’était pas ma place ». Elles ont appelé la police. Une contrôleuse l’attrape alors par le dos et le traîne dehors. Une empoignade qu’il vit comme une violence raciste. « C’était tellement humiliant ! » déplore-t-il.

Rostand se mêle alors à un groupe d’une vingtaine d’Africains éjectés sur les quais de la petite gare. Tous se rassemblent et décident de remonter dans le train, faisant bloc. Des militaires tentent de les faire sortir. Ils refusent et, « parce qu’on est nombreux, ils nous laissent ». « J’avais peur qu’en arrivant à la frontière, ils nous mettent dans des camps et nous renvoient dans nos pays respectifs. » Il lui faudra encore plusieurs jours pour rejoindre la France en bus, en passant par l’Allemagne.

Le 10 avril, l’aéroport de Dnipro, où Rostand avait fait escale, a été totalement détruit. Marioupol, où il étudiait, est en passe de tomber, après des semaines de siège. Selon le maire de la ville, 21 000 civils y auraient été tués, et 90 % des habitations seraient détruites. Un carnage.

« Heureusement, tous les enfants ukrainiens avec qui je jouais au foot sont partis à temps », dit Rostand. « Je ne regrette pas une seconde d’avoir fui pour sauver ma peau, murmure-t-il. Mais j’ai tant perdu : j’ai passé un an à apprendre l’ukrainien, ma famille a tant sacrifié pour m’envoyer étudier. Mes parents sont divorcés. Ma mère a dû lutter. J’ai lutté. Et maintenant j’ai toutes ces responsabilités envers la famille au pays, tandis que mon objectif de vie s’éloigne. »

Il vient d’une famille modeste : mère institutrice et père technicien électronique. Il a un diplôme d’analyse médicale obtenu à Douala. « Ce n’est pas du tout ce que je voulais faire, depuis toujours je suis fasciné par l’informatique. » Après ses études, il veut « retourner développer le Cameroun ». Il souhaite ouvrir un institut de qualité pour enseigner, créer des logiciels et faire des recherches en intelligence artificielle. Il aimerait aussi accompagner les étudiants sur le marché du travail, « car trouver des débouchés, au Cameroun, ce n’est pas facile ».

L’« armée » de la maison des camerounais de France

Dans le local de la Maison des Camerounais de France, c’est l’effervescence : face à une table recouverte d’un pagne orange, Ange, une bénévole, discute au téléphone avec deux Angolaises. « Il ne faut pas signer n’importe quoi ! », s’exclame-t-elle en portugais. Abdelaziz Mounde Ndjimbam, président de l’association, supervise la petite équipe. « J’ai ma propre armée ! », sourit-il en regardant deux bénévoles vêtues d’un jogging aux motifs militaires, venues apporter soutien psychologique aux arrivantes et aux arrivants.

Cet ancien journaliste camerounais s’active depuis qu’il a vu, fin février, des vidéos montrant des Africains jetés des trains et marchant dans le froid. Il a monté un réseau de trente volontaires en plus des douze bénévoles habituels de l’association, afin d’aider à l’exfiltration, à l’hébergement et à l’intégration des Africains d’Ukraine.

Une question éminemment « politique » car, si ce sont tous « des gens qui ont fui la guerre », ils ne bénéficient pas des mêmes conditions d’accueil que les Ukrainiens. Au total, 1 186 personnes ont contacté la Maison des Camerounais de France, dont 480 étudiants. Certains jeunes restent cachés chez des parents et tardent à régulariser leur situation. Une fois passés en préfecture, ils pourront peut-être obtenir une Autorisation provisoire de séjour (APS) d’un mois – quand les réfugiés ukrainiens accèdent eux à une APS de six mois renouvelables pendant trois ans.

Les étudiants africains vivent un dilemme : faut-il quitter le territoire français ou rester, et risquer de se retrouver en situation irrégulière ? « S’ils ne prennent pas ça au sérieux, ou qu’ils ne font rien par peur, ce sera plus compliqué après », s’énerve Ange. La Hongrie et la Pologne ont annoncé être prêtes à accueillir les étudiants qui souhaiteraient poursuivre leurs études. Rien de tel n’a été prévu en France (5).

Certains jeunes ont de plus été particulièrement atteints psychologiquement. « Même si certains d’entre eux prennent à la légère les conséquences de cette fuite, et malgré la résilience qu’on développe dans nos pays soumis aux crises, ils sont fragiles. J’en ai vu craquer… », raconte Abdelaziz Mounde Ndjimbam.

Il s’interrompt pour regarder ses SMS : un jeune est en retard ; un autre le prévient que dans telle préfecture « nos frères seront très bien reçus » ; une dame le contacte à propos d’un adolescent qui vient d’arriver chez elle et lui demande comment l’aider pour les papiers... « C’est une expérience humaine très forte, qui reflète le monde dans lequel on vit, et celui qui vient. Malheureusement, toutes les circonstances sont là pour que cette guerre ne soit pas exceptionnelle, qu’on connaisse plus de déplacements de populations à cause des conflits, de l’environnement... » Sa bonhomie le quitte et il se met à parler très doucement. « Est-ce que chaque pays va se recroqueviller sur lui-même où est-ce qu’on va s’organiser pour gérer ? »

Que sont-ils devenus ?

Paul espère que la guerre s’achèvera rapidement et a décidé de rester à Lviv. Il pense qu’« il y a plusieurs façons d’aider ce pays ». « Je transfère de l’argent à mes amis pour qu’ils puissent s’abriter, acheter des médicaments ou de la nourriture », dit-il. Certains de ses camarades d’université ont rejoint la défense territoriale pour faire face, arme à la main, à l’invasion russe. Ils lui ont conseillé de partir.

William a quitté la Pologne. Il est arrivé en Allemagne avec sa femme et ses deux enfants.

Linora, Gloria, Goan et Halima, les étudiantes nigérianes, se sont séparées : trois sont rentrées au Nigeria, une autre a rejoint de la famille en Finlande. Le Dr Kenneth continue d’aider à travers le réseau nigérian de Lublin.

Rostand est logé par l’association France Terre d’Asile en périphérie de Paris. Il a pris contact avec des instituts et des universités pour poursuivre ses études en intelligence artificielle et réaliser son rêve. Il a jusqu’au 21 mai pour obtenir un permis de séjour temporaire.

Notes

1- Dans un communiqué du 12 avril, l’ONU précise que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a enregistré 4 335 victimes civiles depuis le 24 février, soit 1 842 morts et 2 493 blessés. Parmi les morts figurent 148 enfants. Selon l’ONU, « ces chiffres sont vraisemblablement beaucoup plus élevés puisqu’ils n’incluent pas à ce stade le nombre des morts dans les zones où des hostilités intenses et constantes ont lieu ».

2- Le 2 mars, un navire russe était visible des berges, aujourd’hui minées pour bloquer un potentiel débarquement de chars d’assaut.

3- La guerre du Donbass, une région de l’est de l’Ukraine, oppose le gouvernement ukrainien et des indépendantistes russes.

4- Un oblast est une division administrative. L’Ukraine en compte 24.

5- Lire sur ce point les explications de la Cimade, une association qui vient en aide, entre autres, aux personnes « réfugiées et migrantes » présentes en France.

Adrienne Surprenant

Photographe canadienne basée en France, Adrienne Surprenant est membre du Collectif item et de Women Photograph. Elle travaille notamment pour le Washington Post, le Time, The Guardian, Le Monde, Le Monde diplomatique, Al Jazeera, The New Humanitarian... Ses séries ont été exposées au Canada, en France (Visa pour l’image, 2015) et en Angleterre. Elle fait partie de l’agence Myop.

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