Édition du 18 février 2020

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Négociations du secteur public

Centre universitaire de santé McGill - Les salarié-es votent pour un mandat de grève de six jours (FSSS-CSN)

MONTRÉAL, le 29 sept. 2015 - À l’issue d’un vote secret tenu par référendum au cours des derniers jours, les salarié-es membres du Syndicat des employé-es du Centre universitaire de santé McGill - CSN se sont prononcés en faveur d’une banque de six jours de grève rotative à utiliser au moment opportun, en Front commun.

Le syndicat FSSS-CSN représente 4800 travailleuses et travailleurs soit le personnel paratechnique des services auxiliaires et de métiers ainsi que le personnel de bureau, techniciennes, techniciens et professionnel-les de l’administration. Ceux-ci ont voté en faveur de la recommandation du Front commun dans des proportions allant de 88 % à 83%, selon les catégories d’emplois.

Selon le président du SECUSM, (FSSS-CSN), Paul Thomas, les travailleuses et les travailleurs sont exaspérés par les façons de faire du gouvernement, qui allie mépris, unilatéralisme et dogmatisme. En dotant leur syndicat de ce mandat de grève, ils souhaitent envoyer un message fort indiquant que les présentes négociations doivent permettre d’améliorer la qualité de vie au travail, de contrer la privatisation et de mettre fin à l’appauvrissement des salarié-es du secteur public. « Le personnel se donne corps et âme à longueur de journée pour assurer à la population des services de qualité. Les réponses gouvernementales à nos demandes légitimes et raisonnables est reçu comme une claque au visage. Nous voulons être respectés, que notre contribution au bien commun soit reconnue à sa juste valeur ». Rappelons que la FSSS-CSN a fait une priorité du relèvement des salaires. Par ailleurs, la fédération porte plusieurs revendications pour améliorer la qualité de vie au travail et contrer la privatisation qui n’ont pas d’incidence financière, certaines permettant même des économies.

Pour l’heure, les négociations se poursuivent et différents moyens de pression seront mis en œuvre avant de recourir à la grève, qui demeure le moyen ultime dont disposent les travailleuses et les travailleurs. S’ils doivent faire la grève, les salarié-es du CUSM le feront en coordination avec l’ensemble des forces syndicales réunies en Front commun.

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