Édition du 18 juin 2019

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Santé

Commissaire à la santé et au bien-être - « Il était temps », selon la CSQ

MONTRÉAL, le 6 mars 2019 - La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Sonia Ethier, accueille positivement l’annonce du retour du poste de Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) qui aura lieu en juin.

Un recul sans précédent

Pour la leader syndicale, la ministre de la Santé corrige ainsi une erreur de l’ancien gouvernement qui constituait un recul démocratique sans précédent pour le milieu de la santé et des services sociaux et pour la population du Québec. Pour la CSQ, la décision d’éliminer ce poste d’expert indépendant constituait une atteinte de plus à l’accès à l’information et était contraire à la volonté du gouvernement d’assurer une plus grande transparence dans sa prise de décisions.

« Dans le passé, le CSBE a apporté un éclairage pertinent au débat public et à la prise de décisions gouvernementale pour contribuer à l’amélioration de l’état de santé et au bien-être des Québécoises et Québécois. Il a également produit plusieurs analyses pertinentes », souligne Sonia Ethier.

Des enjeux toujours d’actualité

Rappelons que plusieurs enjeux auxquels s’attardait le commissaire, notamment les services d’urgence, l’hébergement des personnes âgées et le coût des médicaments prescrits nécessitent toujours un suivi.

« La nomination d’un nouveau commissaire ne doit pas se limiter à un exercice théorique. À quelques semaines du dépôt du budget, il faut s’assurer que le futur CSBE aura les ressources financières et humaines voulues pour mener à bien son mandat », prévient Sonia Ethier.

Nomination par l’Assemblée nationale

La décision du gouvernement libéral d’abolir le poste de commissaire était essentiellement politique et budgétaire. Afin d’éviter qu’une telle décision ne se reproduise à l’avenir, la présidente de la CSQ croit qu’il serait souhaitable que le prochain Commissaire à la santé et au bien-être soit nommé par l’Assemblée nationale à l’instar du Vérificateur général ou du Protecteur du citoyen.

« Il est inconcevable que ce poste puisse être aboli du jour au lendemain par le gouvernement. Les décisions passées ont malheureusement entraîné une perte d’expertise et un bris dans l’information que colligeait et produisait le commissaire », ajoute la leader syndicale.

Des questions demeurent

Enfin, pour Sonia Ethier des questions subsistent. « Aura-t-il le même rôle ? Son mandat sera-t-il élargi ? À notre avis, il est nécessaire que le commissaire conserve une vision globale du fonctionnement du système de santé à la lumière des objectifs fondamentaux de la Loi sur la santé et les services sociaux », conclut Sonia Ethier.

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