Édition du 20 août 2019

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Syndicalisme

Conclusion de l'assemblée annuelle du Syndicat des Métallos - La riposte aux attaques antisyndicales s'intensifie

LAVAL, QC, le 22 nov. 2013 - Ce matin, plus de 400 délégués concluront l’assemblée annuelle des Métallos à l’hôtel Sheraton de Laval. Sur le thème « Les unions qu’ossa donne », cette assemblée a réaffirmé l’importance des syndicats pour la classe moyenne et dénoncé les attaques antisyndicales de la droite en général et des conservateurs en particulier.

La liste des politiques antisyndicales des conservateurs s’allonge dangereusement : spectre de l’abolition de la formule Rand pour les travailleurs sous juridiction fédérale, vote obligatoire lors du processus d’accréditation syndicale, restriction du mandat des syndicats aux seules relations de travail, affaiblissement du droit de refuser des tâches dangereuses…

« Au Québec, on a souvent tendance à ignorer le palier fédéral, qui apparaît si loin de nous. Mais il faut sortir de notre torpeur. Le gouvernement conservateur est en train d’implanter le modèle des fous du Tea Party américain, qui creusent les inégalités comme jamais aux États-Unis, font dégringoler les taux de syndicalisation à des niveaux aussi bas que moins de 6 % dans les États qui ont adopté des lois antisyndicales », dénonce le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy.

Les syndicats contribuent à rehausser les conditions de vie non seulement de leurs membres, mais de l’ensemble de la population. « Il faut se rappeler ce qu’ont apporté les syndicats au fil de l’histoire, ce qu’ils font encore aujourd’hui pour contrer l’érosion de la classe moyenne et améliorer concrètement la vie des gens. Dans un État américain avec des lois antisyndicales, les travailleurs gagnent en moyenne 5300 $ de moins que dans un État qui protège le droit d’association », poursuit Daniel Roy. Par leurs actions, les syndicats atténuent les inégalités de revenus, favorisent la redistribution de la richesse et font la promotion de programmes sociaux qui protègent dans des périodes spécifiques de la vie comme la grossesse, le chômage, la maladie et la retraite.

« Les conservateurs veulent voir le mouvement syndical à genoux, ils veulent voir les travailleurs à la merci des employeurs et ils veulent mettre la hache dans le modèle social-démocrate. Le mouvement syndical et ses alliés progressistes doivent s’unir pour résister et revendiquer un idéal de justice et d’égalité pour l’ensemble de la société », conclut le directeur québécois des Métallos.

Les délégués ont par ailleurs adopté à l’unanimité une résolution d’appui à l’équipe de Daniel Boyer et Serge Cadieux à la direction de la FTQ, en vue du congrès qui se tiendra la semaine prochaine à Québec. « L’équipe Boyer-Cadieux allie l’expérience et la vision nécessaires pour diriger la FTQ et mener la riposte aux attaques antisyndicales de la droite », souligne Daniel Roy.

L’assemblée se termine aujourd’hui avec une allocution du secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, à 9h15 et une conférence de la vice-présidente pour le Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada à 10h20. Le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy, sera disponible pour des entrevues à la levée de l’assemblée vers midi.

Syndicat des Métallos (FTQ)

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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