Édition du 24 mai 2022

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États-Unis

Crise climatique. « Les Etats-Unis sont exceptionnels, mais pas de la manière dont nous le voudrions »

Trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le diplomate George Kennan décrivait ainsi les défis auxquels le pays était confronté : « Nous possédons environ 50% de la richesse du monde, mais seulement 6,3% de sa population. Dans cette situation, nous ne pouvons manquer d’être l’objet d’envie et de ressentiment. Notre véritable tâche au cours de la période à venir est de concevoir un modèle de relations qui nous permettra de maintenir cette position de disparité sans porter atteinte à notre sécurité nationale. »

28 mars 2022 | tiré du site alencontre.org

Voilà, en quelques mots, la version d’après-guerre de l’exceptionnalisme étatsunien. Washington prévoyait alors de gérer le monde de manière à maintenir cette inégalité plus que monstrueuse. Le seul obstacle que George Kennan voyait était les pauvres qui réclamaient une part de la richesse.

Aujourd’hui, alors que l’humanité est confrontée à une catastrophe climatique imminente, un nouveau projet politico-économique est nécessaire. Son objectif serait de remplacer cet exceptionnalisme et l’accaparement des ressources de la planète par ce que l’on appelle « une bonne vie pour tous et toutes dans les limites de la planète ».

En 1948, rares étaient ceux qui pensaient aux effets environnementaux de la surconsommation des ressources disponibles. Pourtant, même à cette époque, la richesse croissante de ce pays avait un revers sombre : la crise du changement climatique qui se préparait lentement. La richesse signifiait littéralement l’intensification de l’extraction des ressources et de la production de biens. Or, les combustibles fossiles (et les gaz à effet de serre qui accompagnent leur combustion) étaient essentiels à chaque étape du processus.

Aujourd’hui, la situation a changé, du moins un peu. Avec environ 4% de la population mondiale, les Etats-Unis détiennent toujours environ 30% des richesses, tandis que leur engagement en faveur de la surconsommation et du maintien de la domination mondiale reste remarquablement inébranlable. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner le récent document d’orientation de la Maison Blanche de Joe Biden sur la stratégie indo-pacifique, qui commence de manière éloquente : « Les Etats-Unis sont une puissance indo-pacifique. » En effet.

En 2022, la relation entre la richesse, les émissions et la catastrophe climatique est devenue de plus en plus évidente. Au cours des années cruciales entre 1990 et 2015, l’économie mondiale est passée de 47 000 milliards de dollars à 108 000 milliards de dollars. Au cours de cette même période, les émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 60%. Il faut savoir que 1990 est l’année où les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ont dépassé pour la première fois ce que de nombreux scientifiques considéraient comme le niveau de sécurité – 350 parties par million, ou ppm. Pourtant, au cours des 32 années qui se sont écoulées depuis, les émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont été plus importantes que dans toute l’histoire avant cette date, puisque le CO2 atmosphérique a dépassé les 400 ppm en 2016 et que le niveau de 420 ppm approche à grands pas.

Inégalités et émissions

L’augmentation de la richesse mondiale est étroitement liée à l’augmentation des émissions. Mais la profusion et la responsabilité de ces émissions ne sont pas partagées équitablement entre les habitants de la planète. A l’échelle individuelle, les personnes les plus riches de la planète consomment – et émettent – beaucoup plus que leurs homologues plus pauvres. Les 10% les plus riches de la population mondiale, soit environ 630 millions de personnes, sont responsables de plus de la moitié de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre au cours du dernier quart de siècle. Au plan national, les pays riches abritent, bien entendu, un nombre beaucoup plus important de personnes ayant des niveaux de consommation élevés, ce qui signifie que plus le pays est grand et riche, plus ses émissions sont importantes.

En termes de revenu par habitant, les Etats-Unis se classent au 13e rang mondial. Mais les pays situés au-dessus sont pour la plupart minuscules, notamment certains Etats du golfe Persique, l’Irlande, le Luxembourg, Singapour et la Suisse. Ainsi, malgré leurs émissions élevées par habitant, leur contribution globale n’est pas si importante. En tant que troisième plus grand pays de la planète, la montée en flèche de nos émissions par habitant a, en revanche, un effet dévastateur.

Avec une population d’environ 330 millions d’habitants, les Etats-Unis représentent aujourd’hui moins d’un quart de la population de la Chine, qui compte plus de 1,4 milliard d’habitants, ou de celle de l’Inde, qui se situe juste en dessous de ce chiffre. Quatre autres pays – le Brésil, l’Indonésie, le Nigeria et le Pakistan – ont une population comprise entre 200 et 300 millions d’habitants, mais leur produit intérieur brut (PIB) par habitant et leurs émissions par habitant sont bien inférieurs aux « nôtres ». En fait, le PIB des Etats-Unis, qui s’élève à quelque 20 000 milliards de dollars [22 675 milliards en 2021], dépasse de loin celui de tous les autres pays, suivis par la Chine (12 000 milliards de dollars) et le Japon (5000 milliards de dollars).

En somme, les Etats-Unis sont exceptionnels tant par leur taille que par leur richesse. Je suis sûre que vous ne serez pas surpris d’apprendre alors que, jusqu’en 2006, ils étaient aussi de loin le premier émetteur de CO2 au monde. Après cela, ils ont été dépassés par la Chine, qui se développe rapidement (bien que les émissions par habitant de ce pays restent inférieures de moitié aux nôtres), et aucun autre pays n’a des émissions de gaz à effet de serre qui se rapprochent de celles de ces deux pays.

Pour bien comprendre la responsabilité des différents pays, il est nécessaire de dépasser les chiffres annuels et de regarder combien ils ont émis au fil du temps, puisque les gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère ne disparaissent pas à la fin de l’année. Là encore, un pays se détache de tous les autres : les Etats-Unis, dont les émissions cumulées ont atteint 416 milliards de tonnes à la fin de 2020. Celles de la Chine, qui n’ont commencé à augmenter rapidement qu’à partir des années 1980, atteignaient 235 milliards de tonnes cette année-là, tandis que l’Inde suivait avec 54 milliards.

Après avoir atteint les 20 milliards de tonnes en 1910, les émissions cumulées des Etats-Unis n’ont cessé d’augmenter depuis, tandis que celles de la Chine n’ont atteint le seuil des 20 milliards qu’en 1979. Les Etats-Unis ont donc pris une longueur d’avance et, cumulativement, ils sont toujours en tête lorsqu’il s’agit de détruire notre planète.

Le Réseau d’action climatique américain (USCAN) soutient que les émetteurs démesurés comme les Etats-Unis ont déjà consommé bien plus que leur « juste part » du budget carbone de la planète et qu’ils ont donc, en fait, une énorme dette carbone envers le reste du monde pour compenser leur contribution gigantesque au problème du changement climatique au cours des deux derniers siècles. Malheureusement, les limites d’émissions établies par l’Accord de Paris de 2015, qui sont volontaires, non exécutoires et déterminées au niveau national, permettent aux pays riches de poursuivre leurs activités nuisibles.

En fait, les nations devraient être tenues responsables du remboursement de leur dette carbone. Les populations les plus pauvres du monde, qui n’ont pratiquement pas contribué au problème, méritent d’avoir accès à une partie du budget restant et au type d’aide qui leur permettrait de développer des formes d’énergie alternatives pour répondre à leurs besoins fondamentaux.

Selon la proposition de partage équitable, il ne suffit pas que les Etats-Unis cessent d’ajouter des émissions. Ce pays doit rembourser la dette climatique qu’il a déjà contractée. L’USCAN calcule que pour rembourser leur part équitable, les Etats-Unis doivent réduire leurs émissions de 70% d’ici à 2030, tout en apportant chaque année l’équivalent en espèces de 125% supplémentaires de leurs émissions actuelles par le biais d’un soutien technique et financier aux pays pauvres en énergie.

La proposition de Green New Deal de Bernie Sanders a adopté le concept de la « juste part ». Selon Bernie Sanders, un véritable leadership dans la lutte mondiale contre le changement climatique implique de reconnaître que « depuis plus d’un siècle, les Etats-Unis rejettent des émissions polluantes de carbone dans l’atmosphère afin d’acquérir une position économique dans le monde. Par conséquent, nous avons une obligation démesurée d’aider les nations moins industrialisées à atteindre leurs objectifs tout en améliorant leur qualité de vie. »

Sur ce sujet, cependant, sa voix et d’autres comme lui restent malheureusement très éloignées du courant dominant de la droite. Et si vous en doutez, il suffit de vérifier les récents résultats de vote de Joe Manchin [le démocrate représentant du lobby des combustibles fossiles].

Faisons-nous des progrès grâce aux nouvelles technologies ?

En 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a publié un rapport spécial sur nos chances de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré centigrade – l’objectif que les pays impliqués dans l’Accord de Paris, dont les Etats-Unis, ont accepté comme base de référence pour leur action. Ce rapport conclut que, pour avoir une chance sur deux de rester en deçà de cette hausse de température, nos futures émissions collectives ne pourraient pas dépasser 480 gigatonnes (ou 480 milliards de tonnes). C’était, en d’autres termes, le budget carbone restant de l’humanité.

Malheureusement, en 2018, les émissions mondiales dépassaient 40 gigatonnes par an, ce qui signifie que même si elles étaient réduites presque immédiatement (ce qui n’est pas exactement une probabilité), nous épuiserions ce budget en une douzaine d’années à peine. Pire encore, malgré une baisse induite par la Covid en 2020, les émissions mondiales ont en fait fortement rebondi en 2021.

La plupart des scénarios de réduction des émissions, y compris ceux proposés par le GIEC, s’appuient avec optimisme sur les nouvelles technologies pour nous permettre d’y parvenir sans apporter de changements substantiels à l’économie mondiale ou à la consommation excessive des personnes et des pays les plus riches du monde. Ces progrès technologiques, espère-t-on, nous permettraient de produire autant, voire plus, d’énergie à partir de sources renouvelables et peut-être même de commencer à éliminer le CO2 de l’atmosphère.

Malheureusement, peu d’éléments permettent d’affirmer que de tels progrès sont possibles, surtout dans le temps qu’il nous reste. Quelles que soient les nouvelles technologies que nous développons, il ne semble pas exister de forme d’énergie totalement « propre ». Toutes les formes d’énergie – nucléaire, éolienne, solaire, hydroélectrique, géothermique, biomasse et peut-être d’autres encore à développer – reposent sur des opérations industrielles massives pour extraire de la terre des ressources limitées, sur des usines pour les transformer, sur des installations pour créer, stocker et transmettre l’énergie et, au final, sur une forme ou une autre de déchets (pensez aux batteries, aux panneaux solaires, aux vieilles voitures électriques, etc.). Chaque forme d’énergie aura de multiples impacts environnementaux dangereux. Pendant ce temps, alors que l’utilisation de formes alternatives de production d’énergie augmente dans le monde entier, elle n’a pas encore réduit l’utilisation des combustibles fossiles. Au contraire, elle ne fait que s’ajouter à notre consommation énergétique croissante.

Il est vrai que les pays les plus riches du monde ont réussi à découpler la croissance économique de l’augmentation des émissions. Mais la majeure partie de ce découplage, relativement mineur, est attribuable à l’abandon du charbon au profit du gaz naturel, ainsi qu’à l’externalisation d’industries particulièrement polluantes. Jusqu’à présent, le découplage n’a pas permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Il semble peu probable que ce découplage s’accélère ou même qu’il se poursuive à un rythme suffisamment significatif une fois que ces premières mesures, les plus simples, auront été prises. Ainsi, presque toutes les modélisations du climat, comme celles du GIEC, suggèrent que de nouvelles technologies visant à éliminer le CO2 de l’atmosphère seront également nécessaires pour contrer la hausse des émissions.

Or les technologies d’émissions négatives sont pour l’instant présomptueuses. Au lieu de compter sur ce qui reste – dans une large mesure – des fantasmes technologiques, tandis que les riches poursuivent leur gaspillage, il est temps de changer radicalement notre façon de penser et de nous concentrer sur les points suivants, comme je le fais dans mon nouveau livre Is Science Enough ? Forty Critical Questions About Climate Justice (Beacon Press, avril 2022). Soit sur la façon de réduire l’extraction, la production et la consommation de manière beaucoup plus juste socialement, afin que nous puissions effectivement commencer à vivre dans les limites des ressources de notre planète. C’est ce qu’on appelle la pensée « post-croissance » ou « décroissance ».

Ne vous y trompez pas : nous ne pouvons pas vivre sans énergie et nous avons désespérément besoin de nous tourner vers des alternatives aux combustibles fossiles. Mais les énergies alternatives ne seront vraiment viables que si nous parvenons également à réduire considérablement nos besoins énergétiques, ce qui implique de reconfigurer l’économie mondiale. Si l’énergie est une ressource rare et précieuse, il faut trouver des moyens de donner la priorité à son utilisation pour répondre aux besoins urgents des pauvres dans le monde, plutôt que d’accroître sans cesse le luxe des plus riches d’entre nous. Et c’est précisément l’objet de la pensée de la décroissance : réduire la poursuite aveugle de la production, de la consommation et du profit en faveur du « bien-être humain et de la stabilité écologique ».

Abandonner l’exceptionnalisme

En avril 2021, le président Joe Biden a fait une annonce impressionnante, fixant un nouvel objectif pour les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis : les réduire de 50% par rapport aux niveaux de 2005 d’ici à 2030 et atteindre un niveau net nul d’ici à 2050. C’est une bonne idée ? Non

Mais étant donné que les émissions de CO2 de ce pays ont atteint le niveau record de 6,13 milliards de tonnes en 2005, cela signifie qu’en 2030, nous émettrons encore trois milliards de tonnes de CO2 par an. Même si nous pouvions atteindre le niveau zéro d’ici à 2050, notre pays aurait alors utilisé à lui seul un quart du budget carbone restant pour la planète. Et pour l’instant, compte tenu de l’état du système politique étatsunien, il n’y a ni véritable plan ni moyen évident d’atteindre l’objectif émis par Joe Biden. Si nous restons sur notre trajectoire actuelle – et ne comptez pas là-dessus si les Républicains reprennent le Congrès en 2022 et la Maison Blanche en 2024 – nous atteindrons à peine une réduction de 30% d’ici à 2030.

A ce stade, rien ne garantit que nous resterons sur cette voie, quel que soit le parti politique au pouvoir. Après tout, considérez ceci :

En 2010, environ la moitié des nouveaux véhicules vendus aux Etats-Unis étaient des voitures et l’autre moitié des SUV ou des camions. En 2021, près de 80% seront des SUV ou des camions.

En 2020, plus de 900 000 nouvelles maisons ont été construites dans ce pays, leur taille médiane, 210 mètres carrés. La plupart d’entre elles avaient quatre chambres à coucher ou plus, et 870 000 étaient équipées de la climatisation centrale.
Le projet de loi sur les infrastructures du président Biden, signé en novembre 2021, comprenait 763 milliards de dollars pour de nouvelles autoroutes.

Et ne parlons même pas du complexe militaro-industriel du Congrès et de la guerre. Après tout, le ministère de la Défense est le plus grand consommateur institutionnel de combustibles fossiles et le plus grand émetteur de CO2 au monde. Entre ses bases mondiales, la promotion de l’industrie de l’armement et les guerres mondiales en cours, notre armée produit à elle seule des émissions annuelles supérieures à celles de pays riches comme la Suède et le Danemark.

Entre-temps, à l’approche de la réunion sur le changement climatique qui s’est tenue à Glasgow, en Ecosse, à l’automne 2021, l’envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry, a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les Etats-Unis devaient s’efforcer de rallier la Chine à leur cause. Joe Biden a lui aussi maintenu son attention sur la Chine. En effet, compte tenu de ses émissions de gaz à effet de serre et de son utilisation toujours croissante du charbon, la Chine a un rôle important à jouer. Mais pour le reste du monde, une telle insistance vise à détourner l’attention de notre propre rôle dans la crise climatique.

Une étude réalisée en 2021 montre que la quasi-totalité du charbon restant dans le monde, sans parler de la plupart des réserves de gaz et de pétrole, devra rester dans le sol si l’on veut maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré centigrade. En 2018, une autre étude a révélé que, même pour atteindre un objectif de 2 degrés, ce qui, de toute évidence, serait catastrophique en termes de changement climatique, l’humanité devrait stopper toute nouvelle infrastructure basée sur les combustibles fossiles et commencer immédiatement à mettre hors service les centrales à combustibles fossiles. Au lieu de cela, ces nouvelles installations continuent d’être construites sans relâche dans le monde entier. Si les Etats-Unis, qui portent de loin la plus grande responsabilité dans notre situation d’urgence climatique, ne sont pas prêts à changer radicalement de cap, comment peuvent-ils exiger que les autres le fassent ?

Mais changer de cap reviendrait à abandonner l’exceptionnalisme.

Les spécialistes de la décroissance soutiennent que, plutôt que de risquer notre avenir en misant sur des technologies non encore éprouvées afin de s’accrocher à la croissance économique, nous devrions rechercher des solutions sociales et politiques qui impliqueraient une redistribution des richesses de la planète, de ses ressources rares et de son budget carbone de manière à donner la priorité aux besoins fondamentaux et au bien-être social à l’échelle mondiale.

Cela nécessiterait toutefois que les Etats-Unis reconnaissent le côté sombre de leur exceptionnalisme et acceptent d’y renoncer, ce qui, en mars 2022, semble encore très improbable. (Article publié sur le site de TomDispatch le 24 mars 2022 ; traduction rédaction A l’Encontre)

Aviva Chomsky est professeure d’histoire et coordinatrice des études latino-américaines à la Salem State University dans le Massachusetts.

Aviva Chomsky

Aviva Chomsky est une historienne américaine, professeure à l’Université de Salem (Massachussetts). Spécialiste de l’histoire du travail dans les espaces latino-américains, elle a notamment contribué à façonner une histoire connectée, puis une histoire globale du travail, en étudiant les migrations du travail entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis. Elle a surtout contribué à travailler à rapprocher l’historiographie des mondes du travail de l’histoire environnementale lors de la publication d’un ouvrage remarqué en 2008 : Linked Labor Histories : New England, Colombia, and the Making of a Global Working Class.

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