En annonçant sa démission le 14 janvier dernier, le premier ministre François Legault a finalement fait le constat de son échec, quelques mois seulement après avoir annoncé un remaniement ministériel qui devait pourtant relancer son gouvernement. Or, ce remaniement a surtout été le point de départ pour la multiplication des initiatives législatives qui ont suscité de sérieuses inquiétudes au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’une atteinte à l’État de droit.
C’est pourquoi les organisations syndicales demandent au gouvernement de retirer les projets de loi qui fragilisent les droits, notamment les projets de loi 1 et 9. Quant au projet de loi 3 du ministre du Travail sur le fonctionnement des organisations syndicales, le gouvernement doit particulièrement abandonner la portion sur les cotisations facultatives. Il reste quelques mois à ce gouvernement pour changer de cap et livrer des résultats là où les besoins sont criants. Il doit recentrer ses priorités sur celles des Québécoises et des Québécois : répondre à la crise de l’itinérance et du logement, freiner l’explosion du coût de la vie et améliorer l’accès aux services publics.
« Les attaques aux contre-pouvoirs sont malheureusement devenues la marque de commerce du gouvernement caquiste dans les derniers mois. Avec le départ de François Legault, ce gouvernement a une dernière occasion de changer de cap. La prise à partie des contre-pouvoirs était visiblement la dernière carte utilisée par monsieur Legault pour tenter de relancer son gouvernement en perte de vitesse. Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un cul-de-sac stérile. Le gouvernement doit en prendre acte, cesser d’effriter l’État de droit et se concentrer sur des mesures capables d’avoir un impact réel et durable dans la vie des gens », déclarent les porte-paroles des organisations.


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