Édition du 4 octobre 2022

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Élections québécoises 2022

Élections 2022 - Les partis doivent s'engager pour des services professionnels qui répondent aux besoins des élèves

MONTRÉAL, le 11 sept. 2022 - La Fédération des professionnels de l’Éducation du Québec (FPPE-CSQ) espère voir tous les partis politiques s’engager davantage pour l’Éducation lors de cette campagne électorale et propose plusieurs solutions pour améliorer les services professionnels dans les écoles, qui ne répondent pas à l’heure actuelle aux besoins des élèves.

«  Le Protecteur du citoyen a produit en juin un rapport criant de vérité sur l’offre insuffisante de services professionnels scolaires. Il a proposé une série de recommandations que la Fédération appuie. Nous ne sommes pas seuls à dénoncer que le peu de services offerts aux élèves ne répondent pas à leurs besoins. C’est pourtant un droit inscrit dans la Loi sur l’Instruction publique de recevoir des services à la hauteur  », mentionne Jacques Landry, le président de la Fédération.

La FPPE (CSQ) met donc de l’avant quatre solutions concrètes, similaires à celles proposées par le Protecteur du citoyen, dont les partis désireux de réellement favoriser la réussite de tous les élèves doivent s’inspirer.

1 ) Financer les services professionnels en fonction des besoins des élèves

«  Le Protecteur du citoyen a entièrement raison d’affirmer que les services aux élèves doivent être financés en fonction des besoins des élèves et non en fonction de la disponibilité du sous-financement actuel  », affirme M. Landry.

Des projets pilotes sont annoncés dans certaines écoles pour opérer un changement du mode de financement des services aux élèves. Ils ne s’appuieraient plus sur les «  cotes  » données aux élèves en fonction de diagnostics. Ces projets seront-ils suffisants pour mettre en place un mode de financement équitable et qui répond aux besoins des élèves ? La FPPE fonde beaucoup d’espoir dans cette refonte et souhaite qu’elle soit maintenue, voire bonifiée, ainsi qu’être consultée pour la suite.

2 ) Un seuil de services professionnels de 1 professionnel pour 75 élèves

Aussi, la FPPE porte depuis plusieurs années la revendication d’un seuil de services professionnels suffisant pour assurer une offre équitable et bien répartie dans toutes les écoles, comme le recommande le rapport du Protecteur du citoyen.

La FPPE évalue que pour rendre des services qui répondent à la fois aux besoins des élèves, des enseignants et des directions d’établissement, le nombre de professionnel.les scolaires devrait passer de 8 500 équivalents temps plein à 17 000, soit de 1 professionnel.le pour 75 élèves.

3 ) Favoriser la mise en place d’équipes multidisciplinaires autour de l’élève

«  Chaque professionnel.le a sa propre lunette sur l’élève et c’est en combinant toutes ces visions que l’on peut trouver les meilleures solutions pour faciliter les apprentissages et le développement des élèves », soutient Jacques Landry.

La FPPE propose d’ailleurs que les règles budgétaires favorisent l’apparition d’équipes multidisciplinaires, particulièrement au primaire où l’intervention précoce est essentielle, et alloue du temps pour la concertation, au bénéfice des élèves.

4 ) Favoriser l’offre de services professionnels publics directement dans le milieu de l’élève

La FPPE dénonce depuis quelques années les difficultés du réseau scolaire public à retenir et attirer les professionnel.le.s auprès des élèves.

Pour pallier ce manque criant de ressources, il est devenu de plus en plus fréquent que le réseau scolaire fasse appel au privé pour répondre à la demande, soit par le biais d’évaluation individuelles, mais aussi par le recours à des agences privées qui investissent les écoles, comme les agences d’infirmières dans les hôpitaux.

Le Protecteur du citoyen constate comme la FPPE que, souvent, les recommandations des intervenant.e.s provenant du privé sont inapplicables en milieu scolaire.

«  Les interventions professionnelles de la meilleure qualité sont celles qui sont faites en personne, dans le milieu de l’élève, par un.e professionnel.le qui y œuvre en continue et qui peut observer l’élève et intervenir auprès de lui dans sa classe, la cour d’école ou les corridors. Cela rend possible la création d’un véritable lien et d’un suivi dans le temps, auprès de l’élève, en collaboration avec l’équipe-école et les parents.  »

«  Ce qu’il faut aux élèves du Québec, c’est un gouvernement qui a le courage de bonifier les salaires et les conditions de travail des professionnel.les pour les attirer et les retenir là où ça compte, auprès d’eux », conclut Jacques Landry.

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