Édition du 16 juin 2020

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Éducation

Hausse des droits de scolarité - La communauté universitaire dénonce l'arrogance du gouvernement Charest

L’ensemble des acteurs syndicaux et étudiants du milieu universitaire, réunis au sein de la Table des partenaires universitaires (TPU), dénoncent le refus du gouvernement d’ouvrir le dialogue et de négocier avec les étudiants pour trouver un dénouement à la grève.

Malgré une manifestation monstre, voire historique, et les nombreux appuis à la lutte étudiante, le gouvernement continue de faire la sourde oreille et de se cacher derrière les conclusions d’un exercice consultatif bidon pour excuser son entêtement.

Les partenaires universitaires jugent nécessaire de rétablir les faits sur la Rencontre des partenaires du 6 décembre 2010. Cette rencontre, que nous rappelle sans cesse le gouvernement Charest pour expliquer son intransigeance, n’était qu’une mascarade, selon la TPU. Les étudiants n’ont pas été les seuls à claquer la porte. La Table des partenaires a d’ailleurs dénoncé l’orientation idéologique des sujets alors soumis à la discussion.

Les partenaires universitaires n’ont pas pu échanger, comme ils l’espéraient, sur l’avenir des universités et sur leur financement. Il a été également impossible de discuter de l’impact d’une hausse des droits de scolarité sur l’accessibilité aux études supérieures et l’endettement étudiant. Avant même que les discussions ne débutent, les représentants du gouvernement et les recteurs avaient clairement établi que le financement des universités devait passer par une hausse des droits de scolarité et que toute hausse des impôts était exclue.

L’absence d’un véritable dialogue et l’imposition de la hausse des droits de scolarité comme la juste part que doivent payer les étudiants indignent les membres de la TPU. Quant à l’attitude gouvernementale, elle a été clairement édictée par le ministre Bachand qui, au sortir de la rencontre de décembre 2010, affirmait : « Vous vouliez discuter d’autre chose, c’est votre droit, mais l’ordre du jour était clair. »

« L’éducation est un droit. Nous refusons d’appliquer à l’université une logique marchande de l’utilisateur-payeur. L’éducation universitaire est un service public qui profite à toute la collectivité », rappellent les membres de la Table.

La TPU réitère son opposition à la hausse des droits de scolarité et exhorte le gouvernement Charest à entamer une négociation avec les étudiants. « D’autres solutions sont possibles, il s’agit de faire les choix politiques qui s’imposent » soutiennent les porte-parole de la TPU.

Par ailleurs, la Table des partenaires universitaires continue de réclamer un vrai débat de fond, sous la forme d’États généraux, consacré à la mission et à l’avenir de l’université québécoise.

La Table des partenaires universitaires regroupe les organisations étudiantes et syndicales suivantes :

l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)

le Conseil québécois des syndicats universitaires (CQSU-AFPC)

le Conseil provincial du secteur universitaire (SCFP-FTQ)

la Fédération des associations étudiantes universitaires du Québec en éducation permanente (FAEUQEP)

la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

la Fédération des professionnèles (FP-CSN)

la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU)

la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)

la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ)

la Table des syndicats universitaires (TSU-CSQ)

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