Édition du 12 mai 2026

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Environnement

Le Mouvement Onésime Tremblay interpelle Rio Tinto et appuie entièrement les résidents de Pointe Langevin

Depuis plusieurs années, Rio Tinto cherche différentes manières de se dégager de ses responsabilités concernant l’érosion à la Pointe Langevin. Elle a notamment payé une firme de consultants, qui a identifié la Petite rivière Péribonka qui représente environ 5% du débit (de la Péribonka en volume), comme étant la source de l’érosion de la Pointe Langevin.

Pour Rio Tinto, la Petite rivière Péribonka (une rivière qu’elle ne contrôle pas) est devenue un alibi trop facile pour se disculper de ses responsabilités. Alors que Rio Tinto contrôle 60% du débit du bassin versant de la rivière Péribonka, qui représente 95 % du débit pouvant affecter l’érosion de la Pointe Langevin, le vrai coupable serait la toute petite Petite Péribonka. C’est à peine croyable, mais c’est attesté par des gens qu’on dit « scientifiques ». Pour le porte-parole du Mouvement Onésime-Tremblay, Denis Trottier qui est un des observateurs de ce milieu depuis près de 70 ans : «  Ça se rapproche d’un miracle. Peut-être devrait-on penser y élever un monument commémoratif de ce miracle ».

Ce qui serait un vrai miracle, selon Denis Trottier, c’est qu’une firme de consultants
qui reçoit un contrat de plusieurs centaines de milliers de dollars fasse un rapport défavorable, responsabilisant la compagnie qui lui a donné le contrat.

Pour le Mouvement Onésime Tremblay il y a une évidence, celle de la hausse vertigineuse du débit de la rivière Péribonka, qui, sur une base annuelle, a été majoré de 500 mètres cubes, depuis la construction de ses barrages. La rivière Péribonka a de nos jours un débit moyen annuel de 612 mètres cubes. Il s’agit là du cœur du problème. Lorsque vous augmentez le débit de 500%, par le biais de vos ouvrages de production d’énergie et de leur réservoir, vous modifiez en profondeur un milieu naturel qui avait établi un équilibre fragile au fil des derniers millénaires.

Refuser de prendre ses responsabilités n’est malheureusement pas rares avec les multinationales. Chaque fois qu’elles peuvent le faire, notamment en faisant porter le fardeau aux municipalités et/ou au gouvernement, elles le font. Il n’y a qu’une chose qui compte pour Rio Tinto : c’est l’argent. Rio Tinto refuse de s’occuper du problème de la Pointe Langevin, parce que ça va coûter cher, ça va diminuer ses profits.

Au Mouvement Onésime-Tremblay, nous croyons qu’il s’agit là d’un bien mauvais calcul. Certains analystes estiment que le nom de l’entreprise équivaut à la moitié de sa valeur. Si vous avez une mauvaise réputation, vous pouvez perdre ces 50%. C’est pourquoi nous recommandons à Rio Tinto d’investir quelques millions de dollars pour réparer la Pointe Langevin, afin d’éviter des pertes beaucoup plus lourdes, associées à la mauvaise réputation qu’elle est en train de se faire. Les économies faites à court terme risquent de coûter très cher à long terme.

Nous désirons également rappeler à Rio Tinto, qu’en ce qui nous concerne, et qui concerne l’ensemble de la région, elle n’a pas rempli les conditions liées à l’octroi d’un bail supplémentaire de 25 ans sur ses installations hydroélectriques de la
Péribonka et que par conséquent, le gouvernement du Québec est en droit de reprendre ces installations. Par ailleurs, si nous acceptons d’exclure le secteur de la Pointe Langevin en ce qui regarde la responsabilité de Rio Tinto, ce sera le début d’un recul qui n’aura pas de fin. Chaque fois qu’un problème important surgira, elle va s’en laver les mains.

Pour nous, il n’y a pas de doute, tout le pourtour du lac doit être assujetti au prochain décret sur les berges, et plus particulièrement la Pointe Langevin. Selon Denis Trottier : « Chaque fois que nous accepterons que Rio Tinto se désengage de ses responsabilités elle deviendra plus riche à court terme et nous plus pauvres à long terme. C’est en se tenant debout qu’on se fait respecter, pas en étant à genoux  ».

Le Mouvement Onésime-Tremblay est un mouvement citoyen qui vise la reprise en main de nos ressources électriques. C’est un bien public qui doit être exploité dans l’intérêt général et non des intérêts privés.

Source : Denis Trottier
Porte-parole du Mouvement Onésime-Tremblay

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