1 mai
Une grande table garnie des denrées alimentaires volées attendait les travailleurs et travailleuses au lieu d’arrivée de la manifestation. Sur les nappes disposées par terre et sur la table, on pouvait lire « Nourriture volée, servez-vous ! ».
1 mai 2026, du côté de la ville de Québec, une action de distribution des denrées volées a également eu lieu lors de la manifestation du 1er mai. Des sacs de nourriture, accompagnés de collants indiquant « c’est gratuit parce que c’est volé », ont également été distribués tout au long de la manifestation par des Robins de la Capitale Nationale.
Dans leur communiqué, les groupes indiquent que leurs actions s’inscrivent dans le cadre du Premier Mai, Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Cette journée historique de célébration des luttes contre l’exploitation capitaliste est soulignée au Québec comme à l’international depuis plus d’un siècle.
Dans leur communiqué, les Robins écrivent :
« La journée du 1er mai envoie le message clair que la capacité à se nourrir est un enjeu anticapitaliste. Loin d’être une “crise” qui se résorbera, ou que l’on pourrait régler avec des mesures palliatives, notre dificulté à nous nourrir est structurelle, c’est-à-dire qu’elle est construite de manière à nous pousser au travail et nous empêcher de nous révolter. » – Dominique Laliberté
Les Robins des Ruelles ciblent depuis plusieurs mois les grandes chaînes d’épiceries, la « mafia de l’alimentaire », en raison de leur rôle dans la hausse du coût de la vie. Le bond de 33% du panier d’épicerie entre 2021 et 2024 est selon eux orchestré par les grandes surfaces alimentaires, notamment Sobeys, Loblaws, Métro, Walmart et Costco, qui détiennent 80% du marché. Au cours des trois derniers mois, les profits de Métro seulement ont grimpé de 27 millons de dollars.
Les Robins affirment dans leur communiqué :
« Ils nous disent de nous démarquer au travail, mais dès qu’ils peuvent, ils nous remplacent par des machines. Ils nous disent d’enchaîner deux jobs pour prendre soin de notre famille, mais on n’a même plus le temps de les voir. Il nous disent que c’est la faute des immigrants et des plus précaires pour essayer de nous monter les uns contre les autres. Ils nous demandent de participer docilement à un système conçu pour nous appauvrir, mais nous ne sommes pas dupes. Le travail nous affame bien plus qu’il nous nourrit. » – Dominique Laliberté
Les Robins affirment que ces actions sont effectuées en réponse à l’appel lancé par les Soulèvements du fleuve à résister à l’empire alimentaire. Les Soulèvements du fleuve sont clairs : pour nous donner les moyens de nos ambitions, il nous faut exproprier les chaînes d’épiceries, créer des cuisines collectives au milieu des places publiques, transformer les parkings en grands potagers et les champs de monoculture en garde-manger collectif. Ultimement, nous devons faire front contre les propriétaires et les corporations qui privatisent la vie. Ce monde ne leur appartient pas.
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30 avril
Suivant le même modus operandi que celui des actions précédentes, près d’une cinquantaine d’individus déguisés en club de course auraient effectué une action éclair dans un Maxi du quartier de Rosemont à Montréal, remplissant leur sacs de produits qu’ils ont ensuite emportés sans payer. À Québec, des individus revendiquent également avoir saisi des quantité importantes de denrées lors de sorties de vols à l’étalage organisées et ce, dans une diversité d’enseignes de la Capitale Nationale.
Dans leur communiqué, les groupes indiquent que leurs actions s’insèrent dans le cadre du Premier Mai, Journée internationale des travailleuses et travailleurs. Cette journée historique de célébration des luttes contre l’exploitation capitaliste est soulignée partout à travers le monde depuis plus d’un siècle.
Dans leur communiqué, les Robins écrivent :
« Ce 1er mai, qu’est-ce qu’on peut célébrer ? On est de plus en plus nombreux à en arracher, on se retrouve à travailler toujours plus, sans arriver à se loger et se nourir sans stresser à la fin du mois. Pourquoi ? La même raison depuis toujours : parce que les grands propriétaires s’enrichissent sur notre dos, par le vol de nos moyens de subsistance et l’exploitation de notre travail. » - Frédéric Laflèche
Les Robins des ruelles ciblent depuis plusieurs mois la « mafia de l’alimentaire », les grandes chaînes d’épicerie, en raison de leur rôle dans la hausse du coût de la vie. Le bond de 33% du panier d’épicerie entre 2021 et 2024 est selon eux orchestré par les grandes surfaces alimentaires, notamment Sobeys, Loblaws, Métro, Walmart et Costco, qui détiennent 80% du marché alimentaire. Effectivement, au cours des trois derniers mois, les profits de Métro seulement ont grimpé de 27 millions de dollars.
Les Robins affirment dans leur communiqué :
« Notre difficulté à nous nourrir n’est pas signe d’un système brisé : au contraire, l’économie actuelle fonctionne à merveille pour ceux qui la contrôlent. Nous refusons leur fiction de "l’ordre des choses", nous voulons faire mouvement pour le renverser. Le jour où nous refusons de collaborer avec ce système prédateur et cessons de payer, tout devient possible. Tout est déjà là et il y en a assez pour tout le monde. » – Frédéric Laflèche
Les Robins affirment que ces actions sont effectuées en réponse à l’appel lancé par les Soulèvements du fleuve à résister à l’empire alimentaire. Les Soulèvements du fleuve sont clairs : pour nous donner les moyens de nos ambitions, il nous faut exproprier les chaînes d’épicerie, créer des cuisines collectives au milieu de places publiques, transformer les parkings en grands potagers et les champs de monoculture en garde-manger collectif. Ultimement, nous devons faire front contre les propriétaires et les corporations qui privatisent la vie. Ce monde ne leur appartient pas.
Information sur le groupe d’action autonome Les Robins des Ruelles
Les Soulèvements du fleuve ont reçu un communiqué de la part de Robins des Ruelles avec la demande de le contextualiser et de le partager aux médias. Les Soulèvements du fleuve jouent un rôle de diffusion. Les Robins des Ruelles sont des groupes automones et anonymes qui sont passés à l’action contre Métro le 15 décembre 2025, puis contre Rachelle-Béry le 3 février 2026.
À propos du 1er mai
Le 1er mai trouve son origine dans la répression sanglante de la grève pour la journée de huit heures à Chicago en 1886, une lutte qui a mené à l’exécution de militants anarchistes dont la mémoire a transformé cette date en journée internationale de la contestation anticapitaliste. Héritage de ces luttes ouvrières, le 1er mai s’est affirmé au fil du temps comme le principal rendez-vous des mouvements anticapitalistes partout dans le monde, qui contestent l’exploitation et appellent à une rupture avec l’ordre établi.
À propos des Soulèvements du fleuve
Les Soulèvements du fleuve rassemblent des personnes révoltées par l’état du monde qui, à travers leurs gestes et leur discours, tentent d’ébranler le règne de l’Économie, de créer des brèches dans sa domination. L’Économie, c’est ce qui cherche à exploiter chaque forêt, chaque rivière et chaque être vivant, à transformer chaque moment de nos existences en travail et à faire de toute chose une marchandise. Nous aspirons à construire une force politique qui vise à se libérer de l’Économie et de son emprise, à s’opposer aux géants industriels, à la mafia alimentaire et aux grands propriétaires. Partout et tout le temps, s’organiser contre ses rouages, créer du commun, expérimenter d’autres manières d’être au monde. Nos ennemis sont ceux qui nous ont dépossédé-es de nos moyens de subsistance - de notre capacité collective à nous nourrir, à nous loger, à nous soigner, à nous amuser. Leur expropriation est notre horizon. Nés en réponse à l’appel international des Soulèvements de la terre, les Soulèvements du fleuve ont, depuis, traversé des luttes et des saisons. Nous résistons, car nous savons que d’autres mondes sont possibles. Il est venu le temps de se soulever.
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