Édition du 15 décembre 2020

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Retraites

Moins d'épargnes, plus de pauvreté ; les préoccupations du Réseau FADOQ face à la hausse de l'âge de la retraite

MONTRÉAL, le 10 avril 2013 - Le Réseau FADOQ est préoccupé par les conclusions d’une récente étude qui démontrent la corrélation entre la hausse de l’âge de la retraite et l’augmentation du taux de pauvreté chez les 65 à 67 ans.

Selon cette étude, la hausse de l’âge d’admissibilité aux prestations de la Sécurité de vieillesse (SV) et du Supplément de revenu garanti (SRG) fera passer le taux de faible revenu chez les 65-66 ans de 6% à 17% d’ici 2030. Le gouvernement anticipe que les gens prolongeront leur participation au marché du travail en plus d’épargner davantage pour leur retraite.

Une mesure qui touche les plus démunis

Le Réseau FADOQ déplore la stratégie adoptée par le gouvernement fédéral. « Repousser l’âge légal de la retraite ne constitue en rien une solution efficace aux problèmes économiques auxquels est confrontée notre société », soutient Cécile Plourde, présidente par intérim du Réseau FADOQ. Il est évident que ceux qui seraient les plus touchés par l’augmentation de l’âge de la retraite sont les aînés les plus pauvres, ceux qui n’ont pas de fonds de pension et qui sont dépendants des pensions universelles et publiques. Ceux qui ont les moyens de prendre leur retraite aujourd’hui à 60 ans auront encore les moyens de le faire même si l’âge légal de la retraite est repoussé à 67 ans.

Ainsi, afin de favoriser la rétention des travailleurs de 65 ans et plus sur le marché du travail, il serait plus pertinent de mettre en place des incitatifs fiscaux et des mesures d’aménagement de temps de travail adéquats. Un autre problème majeur réside dans le fait qu’un très grand nombre d’employeurs ont des stéréotypes défavorables à l’égard des travailleurs de plus de 50 ans et ne favorisent pas leur embauche. Augmenter l’âge de la retraite ne garantit en rien le maintien en emploi de ces travailleurs.

Alors que le gouvernement fédéral prévoyait économiser avec cette mesure, l’étude conclut que ce sont les provinces qui en payeront les frais. En effet, les aînés qui reçoivent des prestations universelles et qui n’ont pas d’autres revenus seront dorénavant dépendants des prestations provinciales de l’aide sociale. Face à cette incohérence, le Réseau FADOQ exhorte le gouvernement fédéral à réfléchir sur des mesures incitatives susceptibles d’offrir de bien meilleurs avantages à la fois à l’économie canadienne qu’aux finances des retraités.

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