Édition du 20 août 2019

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Négociations du secteur public 2014-2016

Négociation 2015 du réseau scolaire - Une plantation de semis à l'Assemblée nationale pour la FSE (CSQ), la FPSS (CSQ) et la FPPE (CSQ)

QUÉBEC, le 3 juin 2015 - Ce matin, près de mille banderoles représentant la tâche trop pleine des enseignantes et enseignants et du personnel de soutien scolaire et professionnel, qui n’en peuvent plus de tenir l’école à bout de bras, ont été plantées devant l’Assemblée nationale du Québec par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS‑CSQ) et la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ).

« Les enseignantes et enseignants souhaitent faire réaliser que les demandes patronales qui ont suscité autant de colère sont absolument contraires aux besoins dans les milieux, car ils ont justement besoin de plus de temps pour réaliser l’ensemble des mandats grandissants qui leur sont confiés. Aujourd’hui, ils demandent au gouvernement une meilleure reconnaissance de leur autonomie et de la valeur de leur travail, qui s’étend bien au-delà du temps passé à l’école », a déclaré Mme Josée Scalabrini, présidente de la FSE.

La correction, la planification des cours, la préparation de matériel, les réunions et les rencontres entre collègues, les appels aux parents, les suivis, les activités étudiantes sont autant de tâches faites quotidiennement par le personnel enseignant et qui débordent régulièrement de son cadre de travail. Malheureusement, elles sont tenues pour acquises par le gouvernement.

Pour sa part, le personnel de soutien scolaire déplore que sa situation se soit dégradée au cours des dernières années avec un fardeau de tâche qui s’est alourdi pour plusieurs catégories d’emploi. Les nombreuses compressions en éducation, qui se sont faites trop souvent sur le dos du personnel de soutien scolaire, ont eu des effets négatifs sur les services directs offerts aux élèves.

« Quand on coupe, compresse et sous-traite, c’est le milieu de vie des élèves qui s’en trouve directement affecté. Le gouvernement doit cesser de laisser croire que de couper dans le soutien scolaire n’affecte pas les services aux élèves. En une seule journée à l’école, un enfant peut rencontrer pas moins de 20 à 25 fois le personnel de soutien pour recevoir des services directs ou indirects. Ce n’est pas peu dire et il est temps que les administrateurs scolaires en prennent conscience », a déclaré M. Éric Pronovost, président de la FPSS.

Le personnel professionnel n’est pas assez nombreux et n’arrive plus à suffire à la tâche devant les besoins croissants des élèves en difficulté et des enseignantes et enseignants qui doivent les intégrer à leur classe. Les compressions de plus de 275 postes pour l’an prochain enveniment gravement la situation et alourdissent encore plus le fardeau de ceux qui restent.

« Le supposé scénario catastrophe dont parle le ministre Blais, c’est pourtant la réalité des écoles partout au Québec, ça se passe en ce moment, alors qu’on coupe dans les services aux élèves après des années de compressions récurrentes. Les chiffres ne mentent pas, eux, et les coupes portent le nom des élèves qu’on ne pourra plus aider à réussir », déplore Mme Johanne Pomerleau, présidente de la FPPE.

De nombreuses photos de l’événement sont disponibles sur la page Facebook des organisations.

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