Pour la Fédération, la dernière année du mandat de monsieur Dubé devrait servir non pas à jouer sans cesse dans les structures entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et Santé Québec, mais plutôt à répondre aux besoins et préoccupations des patient-e-s et des professionnelles en soins. « Les années au pouvoir de la CAQ ont été difficiles pour le réseau de la santé. Les nombreuses promesses d’amélioration ne se sont pas concrétisées alors, si monsieur Dubé veut vraiment laisser une marque positive, il devra changer de cap sur certaines de ses orientations. La continuité au poste de ministre de la Santé peut certainement être une bonne chose, mais cela doit s’accompagner d’ajustements importants quant aux visées du ministre de la Santé. Notre porte est toujours grande ouverte afin de trouver, ensemble, de réelles pistes de solution qui amélioreraient significativement le réseau, et pas uniquement en situation de crise. Nous souhaitons ardemment voir s’établir des lieux de discussions formels, constants et récurrents avec monsieur Dubé afin que nous puissions échanger sur les enjeux touchant le réseau », de poursuivre la présidente.
Des attentes importantes
La FIQ souhaite rappeler à Christian Dubé qu’il avait promis une décentralisation du pouvoir avec la création de Santé Québec. « Force est de constater que c’est tout le contraire que nous observons dans les établissements de santé. Et cette centralisation a des conséquences importantes quant au déploiement des différentes dispositions de la convention collective. Les mandats de nos vis-à-vis dans les établissements fondent comme neige au soleil et le simple paiement des différentes primes négociées est difficile, voire impossible pour plusieurs professionnelles en soins », d’expliquer madame Bouchard.
Par ailleurs, la Fédération est préoccupée par la surcharge de travail découlant de l’absence de ratios professionnelles en soins / patient-e-s sécuritaires. « Si les indicateurs du tableau de bord du ministre indiquent une diminution de la main-d’œuvre indépendante et du temps supplémentaire obligatoire dans plusieurs établissements de la province, on constate que ce sont souvent les professionnelles en soins qui en paient le prix, faute d’une réelle planification de main-d’œuvre et d’une organisation du travail efficiente. La vision comptable doit céder sa place à une vision plus humaine basée sur les besoins des patient-e-s et de celles qui dispensent les soins », d’exprimer la porte-parole syndicale.
Finalement, la Fédération partage entièrement les aspirations du ministre Dubé quant à la nécessité de s’attaquer à l’accès à la première ligne. « La solution ne peut se discuter exclusivement qu’entre les médecins et le ministre de la Santé. Entre les deux, il y a un grand nombre de professionnelles en soins qui peuvent contribuer positivement à l’amélioration de cette première ligne, dont les infirmières praticiennes spécialisées par exemple. Encore faut-il leur donner une voix de même que la place nécessaire pour qu’elles puissent mettre à contribution leurs compétences et leur expertise. Au cours des prochains mois, nous allons surveiller de très près les intentions du ministre à ce propos », de conclure madame Bouchard.


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