Toutefois elle demande au ministre du Travail, Jean Boulet, de renoncer au régime particulier discriminatoire proposé dans le cadre du projet de loi nº 101 (PL 101), qui exclut le personnel des réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation - des secteurs majoritairement féminins - des protections prévues par le Règlement. L’organisation exige que les mêmes mécanismes de prévention et de participation soient garantis à toutes les travailleuses et tous les travailleurs du Québec.
« Comment pourrait-on justifier d’offrir des protections moindres aux femmes travaillant dans les services publics, où elles sont largement majoritaires, alors que près de 30 % des lésions reconnues par la CNESST proviennent de ces secteurs ? Le gouvernement doit corriger cette injustice et demander aux employeurs du secteur public d’être exemplaires en matière de santé et sécurité au lieu de leur offrir un passe-droit ! », s’indigne Robert Comeau, président de l’APTS.
L’entrée en vigueur du Règlement constitue une avancée importante pour la majorité des travailleuses et travailleurs québécois. Mais le refus du gouvernement d’étendre ces protections à ses propres salarié•e•s crée une discrimination inacceptable.
« En excluant des secteurs à prédominance féminine, représentant près de 10 % de la main-d’œuvre québécoise, le gouvernement perpétue une inégalité systémique. Il est inadmissible que les personnes qui prennent soin de la population soient elles-mêmes privées de mécanismes essentiels pour assurer leur sécurité au travail », déclare Christine Prégent, vice-présidente de l’APTS.
L’APTS entend entreprendre tous les recours nécessaires si l’Assemblée nationale adopte un projet de loi contenant des mesures discriminatoires, comme celles du PL 101.


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