« Ce budget confirme exactement ce que nous craignions : la Ville ne se donne pas les moyens de protéger le pouvoir d’achat de ses employé(e)s. Avec l’inflation qui frappe de plein fouet, ce cadre budgétaire revient à demander aux cols bleus d’accepter un recul net », a déclaré Jean-Pierre Lauzon, président du SCFP 301.
Cette manifestation survient moins d’une semaine après le dépôt d’un avis de grève annonçant une première journée de débrayage le 4 février prochain. Le SCFP 301 rappelle que les cols bleus n’ont pas exercé leur droit de grève depuis 2009, malgré plusieurs rondes de négociations difficiles, preuve de leur volonté et capacité historique d’en arriver à des ententes négociées.
« La mairesse parle de collaboration et de respect du travail des employés municipaux. Mais aujourd’hui, avec ce budget, c’est un signal inverse qui est envoyé. Encore une fois, le discours public est rassembleur, mais à la table de négociation, les avancées ne se matérialisent pas », poursuit Jean-Pierre Lauzon.
Pour le syndicat, le message de la journée est clair : la Ville doit rétablir la cohérence entre ses paroles et ses gestes. Les cols bleus souhaitent toujours conclure une entente équitable, mais ne négocieront pas leur propre appauvrissement.
Le syndicat tient à préciser que l’hôtel de ville n’a en aucun cas été pris d’assaut par les cols bleus dans le cadre de cette mobilisation. Une trentaine de cols bleus ont décidé d’entrer pacifiquement dans l’hôtel de ville dans l’objectif d’assister à la séance publique du conseil municipal, qui sera déterminante sur le plan de leurs conditions de travail. Les policiers présents sur place leur ont bloqué l’accès. Ce n’est qu’à ce moment-là que ces derniers ont commencé à faire du bruit en guise de protestation, toujours rassemblés dans le hall d’entrée.
Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024 et que des dizaines de rencontres de négociation et de médiation ont déjà eu lieu.






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