Édition du 19 février 2019

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Environnement

Santé et urgence climatique à l'Assemblée nationale (Coalition Solidarité Santé)

MONTRÉAL, le 13 févr. 2019 - Une délégation formée de trois représentant.e.s de la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique -DUC- et du coordonnateur de la Coalition solidarité santé s’est rendue hier matin à l’Assemblée nationale rencontrer des députés pour discuter d’urgence climatique.

Ruba GHAZAL, députée QS de Mercier, porte-parole en matière d’environnement, d’économie, de transports, d’énergie et de de science, Sylvain GAUDREAULT, député PQ de Jonquière, porte-parole en matière de santé, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, et en matière d’énergie, et Mathieu LEMAY, député CAQ de Masson, Président de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, ont écouté et échangé avec la délégation sur le réchauffement climatique, et ses impacts actuels sur le terrain, et ceux à venir.

Michel Jetté et Louise Sabourin, du groupe initiateur de la DUC, ont expliqué aux députés la démarche qui a entouré la création de la DUC. « Sa diffusion rapide s’explique par des citoyen.ne.s de partout au Québec qui s’en sont emparés pour la faire adopter, à date, dans 265 municipalités et MRC qui représentent 69 % de la population du Québec », a d’abord mentionné Louise Sabourin.

« Cet empressement n’est pas une mode », a expliqué Michel Jetté. « Il symbolise l’inquiétude grandissante de la population au regard des crises climatiques qui l’assaillent : inondations, canicules, tornades, sécheresses, feux de forêt, hiver en dents de scie, érosion des berges, etc., aucune région n’est à l’abri, et dans certaines d’entre elles, les crises s’additionnent les unes aux autres. »

« C’est la santé de la population qui est atteinte », a expliqué Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition. « La santé physique, mais aussi mentale : pensons au stress et à la détresse que vivent les gens qui perdent tout à cause d’inondations, de tornades ou de sécheresses. Les coûts économiques se transforment en coûts sociaux. Même les personnels qui doivent répondre à la population sinistrée se mettent à risque, comme les employé.e.s municipaux qui doivent travailler dans des débordements d’eau de pluie et d’eau de rivière mêlée d’eaux d’égout. Le personnel du réseau public de Santé et de services sociaux (SSS), lui, déjà surchargé et souvent en pénurie, doit ajouter à ses tâches régulières d’apporter du rafraichissement aux hébergé.es du réseau qui souffrent des canicules dans nos établissements non climatisés. On n’exagère pas quand la mort est au rendez-vous : près d’une centaine de décès dans la population l’été dernier, mais en 2010, ils étaient près de 300. Et ça ne fait que commencer ! Ce n’est pas idéologique, ça, c’est tragique ! », a-t-il plaidé.

Les trois députés ont reçu avec beaucoup d’attention les propos des représentant.e.s.

Après avoir insisté sur l’urgence d’agir, Normand Beaudet de la DUC a exprimé le souhait qu’une autre rencontre ait lieu dans les deux ou trois prochains mois, afin de suivre les développements de la situation, et où pourraient assister d’autres députés de tous les partis. « Nous souhaitons une démarche commune non partisane », a-t-il dit, « parce que la question est trop importante, et que la population est en attente. Les municipalités qui ont endossé la déclaration, et les citoyen.ne.s qui les ont sollicitées, savent très bien qu’une bonne partie des pouvoirs d’agir vient de l’Assemblée nationale. Et tous et toutes s’attendent à voir leurs députés se ranger à leurs côtés pour poser les gestes nécessaires à mener cette bataille commune », a-t-il ajouté.

Les députés ont montré beaucoup d’ouverture et d’intérêt à la proposition d’une prochaine rencontre possiblement élargie à leurs collègues, et se sont engagés à discuter ensemble de la meilleure manière de le faire.

« RÉDUIRE, S’ADAPTER, SOUFFRIR sont les trois mots que vous devez retenir. Moins on va réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES), plus on devra s’adapter et plus on va souffrir. Inversement, plus on va réduire nos GES, et moins on devra s’adapter, et moins on va souffrir », a conclu Jacques Benoit.

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