Édition du 21 septembre 2021

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Livres et revues

Tisser le fil rouge - Le Printemps érable en Outaouais - récits militants

Francine Sinclair, Stéphanie Demers et Guy Bellemare (coor.)

- Un livre de mémoire et d’espoir – malgré la peur de réprésailles.
- Comment une lutte transforme notre vision du monde
- Des contributions de Guy Rocher, de Michel Seymour, de Normand Baillargeon, de Bill Clennett, d’Olivier Niquet et de bien d’autres.

42 personnes témoignent, analysent et tirent un fil conducteur (rouge) de la masse des faits pour nous permettre de mieux saisir les enjeux et la dynamique des événements du Printemps érable en Outaouais.

En 2012 , pendant le Printemps érable, la région de l’Outaouais est apparue comme un symbole de la résistance. Confronté-e-s à une première injonction, les étudiant-e-s de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) se sont d’abord barricadé-e-s à l’intérieur de l’établissement. Les images de la chaîne humaine des professeur-e-s et des militant-e-s de la communauté pour empêcher l’escouade antiémeute de déloger les étudiant-e-s ont fait le tour du Québec et servi d’inspiration aux professeur-e-s d’autres établissements d’enseignement. Le lendemain, l’administration de l’UQO était la première au Québec à réclamer la présence policière sur un campus. L’arrestation d’un professeur cette même journée a été dénoncée partout dans le monde (États-Unis, France, etc.).

Pendant la semaine du 17 avril, il y a eu 312 arrestations. Les étudiant-e-s et les professeur-e-s du Collège de l’Outaouais et de l’UQO ont fait front commun pour promouvoir entre autres la démocratie étudiante et l’accessibilité aux études supérieures. Lorsque surviennent des événements aussi troublants et bouleversants, inévitablement les gens qui les vivent cherchent à leur donner un sens. Muselé-e-s, surveillé-e-s, désolidarisé-e-s par la judiciarisation, démobilisé-e-s par les fausses promesses d’une élection, les militant-e-s ont été appelé-e-s à évaluer les gains et l’ampleur du travail inachevé. Ces militant-e-s ont alors entrepris de tirer un fil conducteur de la masse informe des faits, malgré la peur qui, parfois, s’est installée.

Plusieurs textes de cet ouvrage le proposent sous la forme du témoignage, dans un effort de nommer et de rendre publique une expérience déstabilisante. Ces témoignages permettent de garder durablement la trace de ce qu’on risque d’oublier, ils mettent des mots sur l’événement et disent le malaise qu’il a suscité en même temps que les reconfigurations des rôles, des statuts et des attentes des unes et des autres qu’il a déclenchées.

EXTRAIT DE LA TABLE DES MATIÈRES

- Préface, Normand Baillargeon
- Introduction
- Première partie : Prélude à la lutte
- Deuxième partie : Démocratie et actions collectives étudiantes
- Troisième partie : La semaine rouge
- Quatrième partie : Répression politique et judiciarisation de la dissidence
- Cinquième partie : Repli réflexif et remaniement des armes
- Épilogue

Les auteur-e-s :

La coordination de cet ouvrage a été assurée par Francine Sinclair, Stéphanie Demers et Guy Bellemare, professeur-e-s à l’UQO. Quarante-deux personnes témoignent, analysent, remettent en question certains poncifs, tout en tissant le fil rouge de la solidarité pour une éducation de qualité et accessible au plus grand nombre.

m.editeur@editionsm.info
www.editionsm.info/
Personne ressource : Richard Poulin

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