Édition du 23 février 2021

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Garderies

Deuxième entente collective des responsables d'un service de garde - Une première journée de grève pour les RSG de la FIPEQ-CSQ

MONTRÉAL, le 8 juill. 2014 - Les 13 600 responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG) de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), se sont mobilisées massivement à travers le Québec et ont tenu une première journée complète de grève nationale le 7 juillet 2014.

État des négociations

« Contrairement à ce qui est sous-entendu par la partie ministérielle, nous vivons présentement un blocage à la table de négociation et il y a un refus catégorique de la part du ministère à considérer les véritables enjeux de cette négociation », soutient madame Kathleen Courville, présidente de la FIPEQ-CSQ.

« Nous demandons donc à la ministre Charbonneau de donner des mandats clairs à ses représentants afin de dénouer l’impasse vécue à la table de négociation concernant entre autres, la place des bureaux coordonnateurs à l’entente collective et surtout, la reconnaissance de notre travail », réitère madame Courville.

Mécontentement des RSG

Les RSG de la FIPEQ-CSQ ont lancé un message clair à madame Charbonneau en se mobilisant massivement à travers le Québec. Des manifestations de plusieurs centaines de RSG ont pris place dans chaque région de la province.

Au fil de la journée, les RSG ont réagi aux propos publics tenus par la ministre de la Famille quant à l’avancement des négociations et de la reconnaissance qu’elle semble porter au travail que ces milliers de femmes accomplissent auprès de 92 000 enfants quotidiennement.

« Nous sommes abasourdies de constater la méconnaissance de la ministre Charbonneau dans le dossier des services de garde éducatifs et de ce qui se passe véritablement à la table de négociation. Nous sommes de plus consternées par son ignorance de la réalité terrain et du travail véritable qu’effectue une RSG au quotidien. Pour nous, c’est inacceptable de dire que les RSG n’ont pas de programmes éducatifs à appliquer et de plus, qu’elles ne travaillent que 35 heures/semaine », a tenu à mentionner Kathleen Courville.

D’autres moyens de pression envisagés

Au cours de cette journée de grève, les RSG de la FIPEQ-CSQ ont tenu des assemblées générales extraordinaires et ont voté à 92% en faveur d’un mandat additionnel de 3 journées de grève complètes. Ces journées s’ajoutent à celle déjà en poche pour un total de 4 jours à être utilisées au moment jugé opportun, selon l’avancement des discussions à la table de négociation. Une journée de négociation avait d’ailleurs lieu aujourd’hui avec la FIPEQ-CSQ et le MF.

Rappelons que les 13 600 RSG de la FIPEQ-CSQ sont en discussion depuis le 15 octobre 2013 et qu’elles ont déposé leurs demandes monétaires le 13 juin dernier. Les discussions sur les sujets prioritaires, notamment l’inefficacité du régime de relations de travail actuel, leur autonomie professionnelle, le respect de la vie privée et la rémunération juste et équitable de leur travail, sont toujours en cours.

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