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Le dépôt hier du projet de loi Gabie Renaud qui permettrait aux femmes de vérifier les antécédents judiciaires de leur partenaire est un pas dans la bonne direction en autant qu’il soit adopté très rapidement.
« La responsabilité du gouvernement est de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité des femmes et empêcher que de nouvelles femmes soient tuées ! C’est pourquoi, nous demandons un plan d’urgence ! Est-il acceptable que 50% des femmes ne puissent obtenir une place en maison d’hébergement lorsqu’elles veulent quitter d’urgence un conjoint violent et se mettre en sécurité ? », affirme Nathalie Brisseau de la Maison des femmes immigrantes de Québec. Le manque de places en maison d’hébergement, de soutien financier d’urgence, le fait de dépendre d’un conjoint pour son statut d’immigration, le manque de logement social et d’hébergement adapté sont des obstacles majeurs pour les victimes de violence conjugale sur lesquels il faut agir et dès maintenant !
Malgré toutes les luttes menées depuis des décennies au Québec, les violences envers les femmes et les féminicides sont en recrudescence. La montée de l’antiféminisme et des discours de droite et d’extrême droite, la popularité d’influenceurs masculinistes valorisant les rôles traditionnels des femmes (trad wife) auprès de jeunes sont très inquiétantes et encouragent les rapports de domination. « Il ne faut pas négliger ces discours qui peuvent générer des reculs importants pour les femmes et notre société et légitimer les violences envers les femmes », s’inquiète Nancy Beauseigle, du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale.
Au niveau fédéral, l’adoption du projet de loi C-16 déposé en décembre 2025 qui vise à criminaliser le contrôle coercitif dans le Code criminel canadien et à reconnaitre les féminicides comme des meurtres au premier degré doit être également une priorité. Plusieurs pays ont déjà adopté des lois pour lutter contre les féminicides, il est urgent que le Canada emboîte le pas.
Selon le RGF-CN et toutes les personnes qui se sont réunies aujourd’hui, il est urgent que nos gouvernements prennent leurs responsabilités afin de mieux protéger les victimes et combattre toutes les formes de violences envers les femmes. Les solutions aux violences faites aux femmes sont connues et multiples ! Les voix pour la dénoncer doivent l’être également. À la veille des élections provinciales, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager fermement à faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité.
Le RGF-CN regroupe des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et travaille la défense des droits et des intérêts de toutes les femmes, l’égalité des femmes entre elles, l’amélioration des conditions de vie.
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