Édition du 18 juin 2019

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Immigration

Journée internationale des migrants : défendons la dignité humaine

Le 18 décembre marque la journée internationale des migrants, l’occasion de rappeler qui sont-ils, combien sont-ils et dans quelles conditions ils quittent leur pays de naissance et sont accueillis dans leur société d’accueil.

Ils sont près de 250 millions d’hommes, de femmes et d’enfants à vivre hors de leur pays de naissance. Parmi eux, 6,7 millions vivent en France, 43 millions aux États-Unis, 10,8 millions en Allemagne, 7,3 aux Émirats Arabes Unis et environ 7 millions au Canada.

Même si certains pays de l’Asie et de la péninsule arabique en accueillent de plus en plus, c’est l’Occident qui attire le plus grand nombre d’immigrants.

Quand l’économie va bien, qu’elle a besoin de bras et de cerveaux qu’on ne trouve pas localement, on va chercher cette main-d’œuvre dans les pays du Sud en lui faisant miroiter l’Eldorado et qu’on va trier sur le volet.

Des pays du Sud qui investissent beaucoup d’argent dans l’éducation voient ainsi partir, sous d’autres cieux, des milliers de jeunes diplômés, qu’ils ont formés sans pouvoir leur garantir un emploi et une carrière.

Arrivés en Occident, les immigrants se rendent vite compte qu’il y a tromperie sur la marchandise vendue. Pas d’Eldorado à l’horizon. Pas même de reconnaissance de diplômes et pas d’emploi à la hauteur de leurs qualifications. L’illusion est souvent au rendez-vous mais beaucoup se résignent quand même à rester en espérant qu’avec le temps, ils finiront par se faire une place ou que tout au moins leurs enfants seront mieux traités.

Un vrai gâchis !

Des pays du Sud dépensent de l’argent - qu’ils ont parfois emprunté aux pays du Nord avec de forts taux d’intérêt - pour former des jeunes dont ils ne profiteront pas. Des pays du Nord vont chercher ces jeunes, pour leurs diplômes qu’ils ne reconnaîtront pas. Finalement, ces immigrants, bardés de diplômes, s’occuperont de tâches dont les natifs ne veulent souvent pas.

Le drame c’est que dès que l’économie va moins bien et que le taux chômage monte, les immigrants que l’on a été cherché dans leurs pays d’origine, en leur promettant monts et merveilles, sont pointés du doigt comme des voleurs de jobs, un danger pour la cohésion sociale ou un fardeau pour les contribuables.

En cette journée du migrant, disons haut et fort que les immigrants ne sont ni une marchandise ni des mouchoirs jetables. Ils sont des personnes à part entière.

Défendons le droit des immigrants à vivre dans la dignité.

Rabah Moulla

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