Édition du 2 juin 2026

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Environnement

L'APNQL demande de mettre un terme au processus de l'ONÉ pour Énergie Est

WENDAKE, QC, le 31 août 2016 - Suite à l’annulation par l’Office national de l’énergie (ONÉ) des séances à Montréal sur le projet d’oléoduc Énergie Est, l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) pense qu’il est plus que temps de mettre un terme à ce processus qui soulève de sérieux doutes quant à son intégrité, voire sa légitimité. C’est le moment de repenser en profondeur ce processus en collaboration avec les Premières Nations, tel que le demande l’APNQL depuis le début.

« L’ONÉ est incapable de faire l’examen du projet Énergie Est dans le respect des droits fondamentaux des Premières Nations. L’APNQL juge que l’ONÉ n’a ni la capacité, ni le mandat de répondre aux obligations en matière de consultation », a indiqué Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

L’APNQL réitère son opposition à l’oléoduc, en s’appuyant sur une résolution adoptée par l’Assemblée des chefs en juin 2016. « Sur le projet Énergie Est, la position des Premières Nations au Québec est claire. C’est non ! » a tenu à ajouter Ghislain Picard.

En outre, l’APNQL entend informer les gouvernements du Canada et du Québec que tout projet de développement sur les territoires traditionnels des Premières Nations ne peut ni ne doit enfreindre le titre aborigène, les droits ancestraux et issus de traités. Fondamentalement, un processus avec la Couronne s’avèrerait la seule garantie acceptable pour les Premières Nations. « Seul un engagement clair avec la Couronne est en mesure d’assurer que nos instances politiques soient prises au sérieux puisqu’aucun des deux gouvernements n’a été en mesure jusqu’à maintenant de satisfaire aux préoccupations de nos gouvernements des Premières Nations », insiste le chef de l’APNQL.

Processus d’examen propre aux Premières Nations

L’APNQL envisage de proposer aux chefs une démarche qui verrait la mise sur pied d’un processus d’examen propre aux Premières Nations, qui aurait comme mandat de faire l’évaluation de tout projet d’exploitation des ressources sur les territoires traditionnels des Premières Nations. « Nous sommes convaincus de notre responsabilité comme gardiens du territoire et de ses ressources. Nous verrons à prendre tous les moyens nécessaires pour exercer cette responsabilité et exiger que tous soient tenus de se conformer à un examen rigoureux, dont les critères pourraient être déterminés par les Premières Nations », a fait savoir le chef de l’APNQL en citant en exemple, parmi tant d’autres, le taux élevé de risques inacceptables associés au projet Énergie Est.

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL

FL’APNQL a été créé en 1985. Elle est composée de l’Assemblée des Chefs ainsi que d’un bureau administratif. L’Assemblée est composée des Chefs des 43 communautés des Premières Nations situées au Québec et au Labrador et représente un total de 10 nations : W8banaki, Anishinaabe, Atikamekw Nehirowisiw, Cris/Eeyou, Wendat, Wolastoqiyik, Mi’gmaq, Mohawk/Kanien’kehá:ka, Innue et Naskapi.

L’Assemblée se réunit 4 fois par année afin de donner des mandats à son Bureau politique et aux Commissions qu’elle a mise sur pied. Les Chefs en Assemblée élisent, pour un mandat de trois ans, un Chef de l’APNQL.

Le Chef actuel, monsieur Francis Verreault-Paul, est en poste depuis 2025 et en est à son premier mandat

L’APNQL est rattachée à l’Assemblée des Premières Nations (APN) dont le bureau est situé à Ottawa. Le Chef de l’APNQL est un membre de l’exécutif de l’APN et peut être nommé porteur de dossiers nationaux.

https://apnql.com/

https://www.facebook.com/APNQL/

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