Édition du 19 octobre 2021

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Europe

Le retour de la lutte des. classes

Ce qui me pousse aujourd’hui à reprendre ma plume après m’être écartée des affaires politiques cette dernière année (pour sauver ma santé mentale, sévèrement attaquée par la folie ambiante), c’est cette phrase prononcée par Pierre Jean Chalençon : «  C’est la lutte des classes qui revient en 2021, et je trouve ça terrible et très angoissant. »

photo Wikipéda

Mais qui est ce guignol qui semble penser que la lutte des classes s’était arrêtée pour une trêve de Noël ??? me demanderez vous.
Pierre Jean Chalençon, c’est en quelques sortes le bouffon de notre grand roi. Grand collectionneur d’objets ayant appartenu à Napoléon Bonaparte, se vantant à qui veut bien l’écouter d’être l’ami des stars (il posait récemment, tout sourire, aux cotés de Jean Marie Le Pen), il est propriétaire d’un hôtel particulier dans le deuxième arrondissement de Paris : le palais Vivienne. Et il semblerait que, là où l’on attendait un Robespierre pour nous aider à ébranler la vielle caste bourgeoise, c’est finalement ce petit clown qui va, par sa bêtise, ouvrir la cage de l’esprit révolutionnaire à la française.

L’histoire est succulente … Tout commence avec un reportage de la chaîne, ordinairement populaire et inoffensive, M6. C’est une enquête sur les dîners clandestins qui sont organisés par le gotha parisien. La journaliste se rend, en caméra cachée, dans un de ces lieux secrets où sont organisés des repas pour privilégiés, caviar, champagne et menus aux prix exorbitants.
« Ici, quand vous passez la porte, il n’y a plus de covid », lui dit fièrement le réceptionniste, qui ignore encore qu’il est filmé. En effet, dans ces dîners clandestins, le masque est interdit, les gestes barrières méprisés, les restrictions c’est pour les pauvres …
La suite du reportage nous montre des images tournées au palais Vivienne, environ 40 personnes pour une soirée à 220€ par tête. Visage flouté, l’organisateur ricane : « J’ai dîné cette semaine dans deux trois restaurants qui sont justement des restaurants soit disant clandestins, avec un certain nombre de ministres … alors ça me fait doucement rigoler ! » Et ce crétin d’ajouter : « On est encore en démocratie, on fait ce qu’on veut ! »
Qu’est-ce qu’on se marre en démocratie, n’est-ce pas ?! On fait tout ce qu’on veut, pourvu qu’on ait de quoi payer notre droit à enfreindre les lois … vive la démocratie !

Évidemment, les citoyens voient rouge et les internautes reconnaissent très vite Pierre Jean Chalençon, probablement le seul bouffon assez bête pour dévoiler sans pudeur ce que nous cachent nos élites.
La toile s’enflamme … #on veut les noms #mangeons les riches montent en tête de twitter. Il ne faut pas longtemps aux internautes pour démasquer le chef cuisinier de ces petites sauteries, Christophe Leroy, lui aussi ami des stars. Il faut dire qu’ils ne se cachent pas vraiment ; les menus (entre 200 et 500€) ainsi que les photos des soirées, sont affichées sur son compte Instagram ! Voilà ce qui arrive quand on se croit tout permis …
Mais ce qui commence à inquiéter en haut lieu, c’est cette affirmation que des ministres assistent à ces dîners illégaux, les petits soldats de la Macronie défilent sur les plateaux télé pour assurer que grands dieux non ! Ce serait totalement inconcevable … voyons, qui pourrait croire à cela ? Heu … tous les français qui subissent depuis trois ans la radicalisation d’une bourgeoisie en roue libre … entre autres .
Ils nient ? Très bien, les journalistes publient une nouvelle vidéo dans laquelle Chalençon affirme : « Je dois dîner prochainement avec notre ami Attal ... ». Gabriel Attal, porte parole du gouvernement, est dans la ligne de mire des citoyens français. Ce jeune politicien en herbe (dont Juan Branco nous comptait l’ascension improbable grâce à des réseaux douteux dans son roman Crépuscule) vient se défendre en direct à la télé. Il ne connaît absolument pas ce Chalen … Chalencon c’est ça ? Non, non, jamais vu, promis juré ! Malheureusement, au même moment et sur une autre chaîne, Marlène Schiappa, la cruche de la république, déclare la main sur le cœur : « Je sais de source sure que Gabriel Attal a reçu une invitation et qu’il l’a refusée fermement ! »
Bon, les enfants … quand on viole aussi souvent les lois, on essaie au moins d’accorder ses versions ! Tout cela ne fait pas très professionnel …
Deux jours plus tard … le procureur ouvre une enquête … il a pris son temps.
Pendant que la sphère politico médiatique panique complètement, une colère légitime fait gronder les français. Soit Attal participe à ces soirées illégale, auquel cas un bon lynchage en règle s’impose, soit il en avait connaissance et n’a pas agi pour faire respecter la loi. Pourquoi ?

Changement de décors quelques instants … au moment où cette affaire sort, une photo illustre la fameuse lutte des classes qui resurgit : un couple et deux amis amènent leurs enfants jouer sur une plage de Montpellier et ont le culot d’ouvrir une bouteille de rosé. Entouré de pas moins de 17 policiers, ils sont traités comme des criminels et écopent de 400€ d’amendes !

Mais retournons au cirque parisien … dans la panique générale, personne ne prend la peine de bâillonner le bouffon Chalençon, qui enchaîne les plateaux télé, tentant une défense pour le moins périlleuse ! Tout d’abord il évoque le droit à l’humour (qu’est-ce qu’on rigole en bourgeoisie !) puis affirme que tout cela n’était « qu’un énorme poisson d’avril qui a marché » … oui, oui, vous avez bien entendu ! Puis il bafouille, pleurniche, les journalistes l’ont piégé, ça n’était qu’un dîner d’essai … mais heu … arrêtez, bande de vilains ! Pendant qu’il sombre dans un ridicule qui ne nous fait plus rire, la société des journalistes publient un communiqué pour réaffirmer ses dires : oui, il y avait bien une quarantaine de convives présents, oui, Chalençon a bel et bien déclaré que des ministres participaient à ces dîners.
Une perquisition est lancée au domicile du chef cuisinier Leroy cinq jours après le début de l’affaire, cinq jours !!! Largement suffisant pour laisser le temps aux coupables de se débarrasser des preuves les plus gênantes. La justice française est beaucoup plus réactive quand il s’agit de juger de jeunes écologistes qui décrochent d’un mur le portrait présidentiel ou pour amender des badauds sur une plage … étrange non ?
Ces cinq jours de répit permettront à l’avocat de l’accusé de pouvoir affirmer sans crainte que son client "a pu remettre un certain nombre de documents établissant que les prestations qu’il a effectuées l’ont été, comme la loi l’autorise, dans des domiciles privés et non pas dans des établissements recevant du public (ERP) de type restaurant". Les menus, le prix du repas, les vidéos et témoignages … n’en parlons pas, ils vont bien finir par oublier … on n’a qu’à lancer une polémique sur les musulmans, d’habitude ça marche !

Enhardie par cette première arnaque, la bourgeoisie acculée décide de répliquer par une nouvelle levée de bouclier. C’est à présent les journalistes qui sont accusés d’avoir "agi dans des conditions juridiquement critiquables", n’ayant pas annoncé "leur qualité" et ayant filmé "l’intérieur d’un domicile privé au moyen d’une caméra cachée". 
Sur BFMTV, une journaliste, bonne chienne de garde, nous dit avec un sourire tremblotant : « Bien, donc cette sordide affaire est close. » Aucun ministre n’a participé à ces dîners (qui d’ailleurs n’en étaient pas), passons à autre chose. On assiste alors à un magnifique florilège de la part de nos chroniqueurs mondains, multiples spécialistes du tout et son contraire qui, dans une tentative désespérée de conserver leurs précieux privilèges, passent à l’attaque. Ceux là mêmes qui, hier, traitaient des jeunes sortis dans la rue pour jouer de la musique de dangereux assassins, d’irresponsables qui devraient être mis au trou définitivement, sont soudain pris d’une crise d’indulgence. On s’indigne sur les plateaux télé ; voici venue l’ère du soupçon, les français sont accusés d’être vindicatifs, hargneux, déraisonnables. « Stop à la délation ! » peut-on lire sur les bandeaux des JT, certains iront même jusqu’à évoquer les heures sombres de notre histoire « On se croirait revenus sous la collaboration, c’est le retour du régime de Vichy ». Carrément …

Mais ça ne prend pas … on en a trop vu, trop entendu. On est enfermés depuis plus d’un an, brimés et amendés à la moindre incartade, traités comme des enfants irresponsables pendant que nos élites si éclairées s’empiffrent de caviar et de truffes sans se soucier de respecter les lois qu’ils ont eux même instaurées ! C’est proprement révoltant et il faut un sacré culot à nos médias pour le nier !
Pour faire bonne figure et jouer à la justice impartiale, Chalençon et Leroy sont mis en garde à vue, aussitôt libérés par manque de preuves … On jette à la plèbe hargneuse quelques sacrifiés en pâture ; un vieux journaliste ringard, Alain Duhamel, et un ancien ministre déjà étouffé sous les affaires de corruption, Brice Hortefeux. Ils auraient tous deux participé à certains de ses dîners, ils se disent « choqués » d’apprendre que c’était interdit, et puis ils ne savaient pas qu’ils allaient dîner, c’était un repas de travail, ils sont arrivés là par hasard …et même qu’après ils l’ont regretté … alors bon ! C’est pas si grave ! Un ancien ministre de l’intérieur qui ignore les lois ? Un chroniqueur qui passe son temps à fustiger les petits délinquants et qui réclame l’indulgence ? Ben voyons !!! Des hommes de pailles, pour éviter que les vrais coupables ne tombent.
Et pendant ce temps, le bouffon de la bourgeoisie continue ses gaffes, Chalençon multiplie les interviews, en sortant de sa garde à vue, il lance, provocateur : « Je suis en pleine forme, la police sont des gens merveilleux ! ». Revenant sur sa mésaventure, il s’insurge avec cette phrase qui, selon moi, illustre totalement la décadence de notre bourgeoisie élitiste : « C’est la lutte des classes qui revient en 2021, et je trouve ça terrible et très angoissant. »

Voilà l’histoire … maintenant, que nous dit-elle en sous titre ? Que pour la partie la plus naïve de notre classe supérieure, la lutte des classes s’était éteinte. Et oui … les pauvres avaient fini par accepter docilement la domination par l’argent et déposé les armes. Ils sont tellement sûrs de leur suprématie qu’ils baissent leur garde, agissent à découvert, sans la moindre pudeur. « Bien sûr qu’on a des privilèges, évidemment qu’on en abuse, vous croyez quoi bande de petits rats d’égout ? » Ils ont tellement confiance en leur domestication des masses que, pour eux, la lutte des classes est gagnée de longue date. Il n’y a plus de classes, il y a les dominants et les dominés, les gagnants et les perdants, c’est tout.
Mais à travers cette farce grotesque, on comprend aussi la toile d’araignée qu’ils ont patiemment tissée pour se protéger d’un retour au combat. On peut voir à quel point pouvoirs politique, médiatique et judiciaire sont intimement liés dans la défense des privilégiés. Une sainte trinité qui empêche toute nouvelle poussée révolutionnaire et agit avec une méthodologie implacable : le politique impose par décret les lois qui protègent les élites, le médiatique organise la propagande qui discrédite toute tentative de rébellion, le judiciaire punit celui qui ose relever la tête. Et quand il s’agit de protéger leur petit sérail, ces gens là sont prêts à brûler le pays tout entier, à le laisser sombrer dans un chaos atroce, plutôt que de lâcher le fouet.

Ils s’y préparent déjà, d’ailleurs, au retour de cette affreuse lutte des classes. On apprend que notre leader suprême va créer 10 000 postes de policiers supplémentaires. Bien entendu, en parallèle, les suppressions de postes dans la santé et l’éducation continuent, et ce malgré les leçons enseignées par le virus. On dépense des sommes indécentes pour acheter 170 000 munitions pour lanceurs de balles de défenses (à titre comparatif, 20 000 munitions ont été utilisées pour réprimer violemment le mouvement des gilets jaunes). On utilise l’état d’urgence pour faire voter la loi Sécurité Globale (rebaptisée Loi Sécurité Globale pour la préservation des libertés … que de bienveillance !). Cette loi, qui a été votée à la sauvette par 108 députés sur les 577 payés par l’état français (les absents étaient sûrement à l’apéro chez Chalençon). Elle permet désormais aux policiers de porter leur arme hors service dans des lieux publics. J’ai hâte de voir les fins de soirées avinées en boite de nuit, quand le commissaire Assoiffé et le lieutenant Lagachette joueront les cowboys au comptoir … Cette loi pour la sauvegarde des libertés inscrit également un nouveau délit de « provocation à l’identification » … je traduis : celui qui ose demander son numéro d’identification à un flic part au trou, qu’il soit voyou, simple citoyen, ou journaliste. Ce ne sont que des exemples parmi bien d’autres dispositions que cette loi scélérate met en place, en prévision du conflit social qui menace.

Comment ne pourrait-il pas éclater, ce conflit inévitable entre riches et pauvres, quand le covid a creusé des inégalités déjà bien accentuées par le mandat Macron ?
Les derniers journalistes intègres sont mis de cotés, conspués et disqualifiés, tandis qu’une presse courtisane n’hésite plus à diffuser des fake news à longueur de JT pour protéger des privilèges outranciers (la France est classée 34eme au classement mondial de la liberté de la presse, derrière l’Afrique du Sud).
Plus de 100 milliards d’euros d’évasion fiscale échappent chaque année aux autorités ! Milliards !!! Tandis que l’on traque le moindre centime dans la poche des chômeurs !
Le gouvernement dépense 2,8 Millions d’euros pour surveiller sa réputation sur les réseaux sociaux, pendant que nos étudiants font la queue dans les soupes populaires.
Depuis plus d’un an, nous subissons des décisions prises en solo par un président hystérique, qui, non content de changer d’avis comme de chemise, estime avoir acquis suffisamment de connaissances médicales pour prendre seul les décisions qui affecteront nos vies à tous. Je vous mets ici, parce qu’il faut bien rigoler de temps en temps, une déclaration de notre ministre de l’éducation qui ne craint jamais le ridicule : « Le président a acquis une vraie expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne et au regard du temps important qu’il y consacre depuis plusieurs mois. » Et Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale, d’ajouter servilement : « Un jour, il pourra briguer l’agrégation d’immunologie ».
En attendant que notre Jupiter reçoive son prix Nobel, nous, français, sommes suspendus aux décisions d’un sociopathe dont le seul but est de servir ceux qui l’ont placé au pouvoir, et de se préserver des représailles populaires, quitte à faire couler le sang. Nous tremblons à chaque allocution présidentielle, que va-t-on nous interdire aujourd’hui ? Quelles nouvelles absurdités va-t-on nous imposer ? Depuis un an, nous ne pouvons ni nous cultiver, ni nous divertir … trop dangereux, le virus circule. En revanche, nous avons pour obligation de nous entasser dans des métros bondés pour aller travailler et nourrir un capitalisme cannibale. Pendant que nos soignants meurent littéralement d’épuisement, notre grand roi leur ordonne de « Faire des efforts » et multiplie les décisions absurdes sans tenir comptes de leurs constats et de leurs supplications.
On peut sortir de chez soi pour aller chez le coiffeur, mais uniquement si on s’y auto-autorise par attestation. On peut acheter des crayons mais pas de cahiers … ou l’inverse, ça dépend. On peut se déplacer mais dans un périmètre restreint … aujourd’hui. Demain, ce sera différent, et malheur à celui qui ne suit pas correctement l’évolution des discours présidentiels. On amende à tour de bras pour la moindre erreur de date sur une attestation, pour le moindre kilomètre en trop …

La France est devenue un gigantesque asile psychiatrique à ciel ouvert où une foule innombrable de petites fourmis travaillent à faire grossir les profits de quelques milliardaires insatiables. Après s’être empiffrés des aides de l’état, les entreprises du CAC 40 explosent leurs dividendes dans une indécence inimaginable. Les profiteurs de crise se frottent les mains en prévision des restrictions qui nous sont annoncées, les travailleurs devront faire des efforts pour rembourser la dette, il faudra bosser plus, toujours plus …

Que nous reste-t-il comme solution ? Avons nous encore les moyens légaux de défendre nos droits ? L’état d’urgence sanitaire s’arrêtera-t-il un jour pour que la démocratie reprenne son cours ? Ou serons nous à jamais gouvernés par un monarque fou qui impose ses moindres volontés ? Que nous reste-t-il d’autre comme option que d’aiguiser nos fourches et de rassembler notre courage pour la lutte à venir ? Avons nous vraiment le choix ? Les bourgeois apeurés comprendront-ils un jour que cette lutte des classes qui leur fait si peur, ils la déclenchent eux mêmes ? Croient-ils vraiment que nous nous préparons à nous faire éborgner par notre police par simple goût de la révolte ? Quand ces gens là comprendront-ils que nos vies valent bien les leurs, que c’est grâce à nous qu’ils survivent et qu’à trop vouloir nous essorer, ils nous obligent à les affronter ?
Et que reste-t-il de nos vieux combats ? L’avenir de nos enfants ? Notre planète asphyxiée ? Les affamés de ce monde ? Les exilés ? Les martyrs du capitalisme ? Disparus sous une dictature sanitaire sans fin ni logique, effacés par de vains débats communautaires qui exacerbent les haines et les passions …

Un jour prochain, il faudra se questionner sur ce virus, ses conséquences, et surtout ses origines. Il faudra remonter la chaîne des responsabilités et les décisionnaires devront rendre des comptes. Ne nous laissons pas aveugler par leurs manœuvres, ne nous abaissons pas à croire que les inégalités sont normales et indissociables de la vie en société. C’est faux.
Un jour prochain, nous devrons tirer des leçons de ce que nous vivons aujourd’hui et ne pas retomber dans les mêmes travers. Il est temps de nous questionner. Quel monde voulons nous léguer aux générations à venir ? Quel sens voulons nous donner à nos vies ? Puisque de brusques changements nous sont annoncés et semblent inévitables, n’est-ce pas le moment rêvé de reprendre la barre et d’orienter les mutations vers un monde meilleur ?

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