Édition du 12 novembre 2019

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Canada

Le SCFP condamne les assassinats de dirigeants autochtones en Colombie

Dans la foulée des assassinats de quatre gardes territoriaux autochtones et d’un dirigeant élu à Tacueyo, en Colombie, le SCFP demande aux gouvernements de la Colombie et du Canada d’agir.

Le président national du SCFP, Mark Hancock, est présentement en Colombie. Il fait partie de la délégation du SCFP qui s’est rendue sur place pour exprimer la solidarité de notre syndicat aux communautés qui sont confrontées à une escalade de violence. La délégation du SCFP a rencontré les représentants de l’Association des communautés autochtones du Nord de Cauca (ACIN) et a participé à un rassemblement des communautés autochtones de Tacueyo.

Le SCFP est solidaire de ces communautés en deuil et appuie leurs demandes. Elles réclament la paix et la prospérité. Les gardes autochtones sont des protecteurs non armés des terres autochtones. Ce massacre est un exemple choquant de la violence persistante envers les personnes qui défendent leurs terres et les droits de la personne en Colombie.

Un accord de paix historique signé en 2016 n’a pas mis fin à la violence. Le gouvernement colombien a été accusé de saboter l’accord de paix de diverses façons, et ce sont les communautés autochtones et afro-colombiennes qui sont les plus durement touchées.

Depuis la signature de l’accord, au moins 700 dirigeants de mouvements sociaux et 142 insurgés démobilisés ont été assassinés, et 260 000 Colombiens ont été forcés de quitter leur domicile. La Colombie est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur de ses frontières, c’est-à-dire de personnes qui ont fui leurs foyers tout en demeurant sur le territoire colombien.

Le SCFP a envoyé une lettre urgente au premier ministre Justin Trudeau. Le Canada participe à un accord de commerce et d’investissement avec la Colombie et a la responsabilité de veiller à ce que les intérêts du Canada en Colombie ne contribuent pas aux inégalités politiques, économiques et sociales qui sont à l’origine de la violence.

Dans la lettre, le SCFP demande au gouvernement canadien de condamner le massacre et d’exercer des pressions sur le gouvernement colombien pour qu’il appuie les initiatives qui contribuent à la paix et qu’il respecte l’accord de paix, ainsi que ses obligations en matière de droits de la personne.

Le SCFP a également écrit au président de la Colombie, Ivan Duque, pour exhorter son gouvernement à respecter les droits des communautés autochtones et à travailler avec elles pour assurer la protection de leurs citoyens et de leurs terres.

Cette lettre demande aussi au gouvernement colombien de respecter les conditions de l’accord de paix et de lancer une enquête approfondie des gestes de violence envers les communautés autochtones afin de traduire les responsables en justice.

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