Édition du 22 juin 2021

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Mise en demeure adressée au SPSICR du CSSS Maria-Chapdelaine - La FIQ et le Syndicat condamnent ce recours s'apparentant à une poursuite-bâillon

DOLBEAU-MISTASSINI, QC, le 19 oct. 2012 - « Est-ce la nouvelle façon de faire des directions d’établissements : mettre en demeure les gens qui travaillent au maintien des soins sécuritaires et de qualité offerts à la population ? », questionne Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ. Madame Laurent fait ici allusion à la mise en demeure qui a été adressée au Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires (SPSICR) du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Maria-Chapdelaine et à sa présidente, Pauline Paradis, par un avocat de la direction générale de l’établissement.

« Depuis avril, nous avons organisé différentes actions afin de dénoncer le style de gestion prisé au CSSS Maria-Chapdelaine et de réclamer des conditions de travail propices à l’exercice des fonctions des professionnelles en soins », explique madame Paradis. En effet, au cours des derniers mois, des lettres ont été envoyées à la direction de l’établissement et à l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des pétitions ont circulé, les membres du SPSICR ont été nombreuses à se présenter aux différentes séances du conseil d’administration du CSSS et, plus récemment, une marche citoyenne a été organisée. Il semble que ce sont ces actions, aussi légales soient-elles, qui ont poussé la direction à adresser une mise en demeure au Syndicat.

« La FIQ est aux côtés de son équipe du CSSS Maria-Chapdelaine. Pour nous, il est purement inacceptable de traiter aussi cavalièrement et d’intimider si ouvertement les professionnelles en soins et leurs représentantes. La Fédération ne laissera pas le Syndicat seul, que la direction se le tienne pour dit », ajoute la présidente de la FIQ.

Venue offrir son soutien parce que son syndicat a aussi gouté à ce genre de médecine, Nancy Ouellet, présidente du SPSICR du Centre de santé (CS) Domaine-du-Roy, a conclu : « Les employeurs doivent comprendre qu’ils ont tout à gagner à travailler en collaboration avec les syndicats de professionnelles en soins. Il en va de la qualité et de la sécurité des soins qui sont prodigués ».

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