Édition du 23 novembre 2021

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Syndicalisme

Ouverture du 41e Congrès de la CSQ - La CSQ à l'heure des résistances

QUÉBEC, le 26 juin 2015 - Sous le thème Agissons ! Ripostons !, le 41e Congrès de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s’ouvre à Québec aujourd’hui. Jusqu’au 29 juin, près de 1 000 congressistes débattront de propositions pour renforcer la lutte contre les attaques antisyndicales et établiront le cadre d’actions pour le prochain triennat de la Centrale. C’est donc une importante réflexion sur le renouveau syndical et sur les stratégies syndicales à adopter en contexte d’austérité qui alimentera les discussions durant ces quatre jours.

« À la soi-disant rigueur économique de l’État, il nous faut opposer la solidarité sociale », a lancé la présidente, Louise Chabot, en faisant référence à la réduction de l’État et au démantèlement des services publics à l’occasion de son allocution d’ouverture.

L’idéologie néolibérale exacerbée

Louise Chabot a manifesté l’urgence d’agir et de riposter contre les reculs importants que les gouvernements Harper et Couillard imposent aux travailleuses et travailleurs comme à l’ensemble de la population.

« Il faut bien se l’avouer, ces deux gouvernements semblent avoir le même programme politique. Sous le couvert de la rigueur budgétaire, ils transforment en profondeur notre société reconnue comme l’une des plus égalitaires. Ils démolissent notre solidarité pour la remplacer par une idéologie du chacun-pour-soi, où l’épaisseur du portefeuille détermine les services auxquels nous avons droit. Est-ce vraiment dans ce genre de projet de société que nous désirons vivre ? »

Des reculs importants

Au Québec, après seulement 15 mois au pouvoir, les libéraux continuent de guillotiner les services publics. « Rien n’y échappe ! De la petite enfance à l’université, en passant par la santé et les services sociaux, la retraite, l’intégration des immigrants et les organismes communautaires, et j’en passe. Tout ce que nous avions réussi à créer et qui générait de la richesse collective est volontairement miné par un agenda caché en faveur de la privatisation », estime la présidente de la CSQ.

« À Ottawa, les conservateurs n’ont pas chômé, mais ils ont fait plutôt payer les chômeurs en ravageant l’assurance-emploi. Ils ont également fourbi leurs armes contre le mouvement syndical en déposant des lois antidémocratiques comme la loi C-377, qui n’est ni plus ni moins qu’une atteinte à la liberté d’association et à la vie privée, ainsi que la loi C-525, qui limite l’accès à la syndicalisation. Et je ne vous parle pas de la C-51, une loi antiterroriste qui muselle toute opposition, décriée par de très nombreux juristes et d’anciens juges de la Cour suprême au Canada », rappelle-t-elle.

Un Congrès pour agir et riposter

Contrairement à ce que véhiculent les détracteurs du mouvement syndical, les gains syndicaux ont toujours profité à l’ensemble de la population ; pensons notamment à l’équité salariale, aux congés parentaux, à la santé et la sécurité du travail, aux retraites, aux congés maladie, etc. « Alors, quoi qu’en disent nos détracteurs, ce n’est certes pas notre légitimité qui est remise en cause. Les syndicats sont essentiels, dans une démocratie, pour établir un rapport de force équitable », martèle Louise Chabot.

Elle poursuit en faisant valoir que « nous sommes une organisation syndicale de propositions qui prône le dialogue social. Mais quand la répression devient de plus en plus forte, que les gouvernements deviennent de plus en plus autoritaires, le syndicalisme de combat s’impose pour défendre un projet de société plus juste et égalitaire. Nous sommes donc à l’heure des initiatives, de l’engagement et des résistances. Nos actions et notre riposte seront à la hauteur de ces attaques ».

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